FAIBLESSE DE L'HOMME
OI, le petit entre les plus petits, Sire Dieu, père de ma À vie et de ma vertu, je confesse que je suis indigne d'entrer dans ta maison ; mais je te prie, Sire, faismoi cette grâce de ne pas confondre ton serf, qui espère en toi. Tum'as fait, Sire, veuille dont me diriger: tu m'as créé, ne méprise pas les œuvres de ta main. Moi, Sire, boue et ver, je ne puis entrer en tes éternités, si ce n'est toi qui m'y conduis, toi qui as fait toute chose de rien. Certes, Sire, je n'espère rien de moi, mais tout de toi. Si n'était l'espérance que j'ai en toi, je serais perdu. Mais je pense
TR ns +: Un SE Fr R es !
que tu ne délaisses pas ceux qui espèrenten toi! Tu es mon Dieu, doux, bénin et patient, je suis une feuille, une ombre vaine d'homme vivant : ma vie passe comme un ventsur la terre!
Ne te courrouce donc pas, Sire, sur mes péchés, car je suis faible et tu connais ma fragilité: n’emploie pas ta force indicible contre la feuille que le vent emporte!
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