‹ Livres qui s'imposentChapitre 17 sur 124 · DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE

Paris, 12 décembre îgn. Mon cher ami,

Je vous remercie de m' avoir envoyé les bonnes feuilles de votre étude si complète sur «. les Livres qui s'imposent ». Je les ai aussitôt parcourues, n'ayant pas le loisir, en ce moment, de lire entièrement un ouvrage aussi considérable et voulant, cependant, vous donner sans retard l'appréciation que vous désiriez.

Je ne hâte de vous dire quel intérêt et quelle satisfaction j'ai trouvés à cette lecture, trop rapide à mon gré, suffisante cependant pour me convaincre de V utilité de votre beau et consciencieux travail.

Je ne mesuisarrêté particulièrement sur le chapitre consacré à la <t Vie sociale » et j'ai eu plaisir à y rencontrer, avec les plus précieuses indications, les commentaires les plus judicieux, les résumés les plus exacts des livres qui doivent, en effet, comme votre titre le dit justement, « s imposer » aux jeunes hommes, désireux de se préparer, par l'étude, à faction sociale.

Celle-ci, vous le remarquez avec bien de la raison, ne saurait être féconde que si elle s'appuie, à la fois, sur une doctrine sûre et éprouvée et sur une connaissance approfondie des faits économiques.

Votre recueil, enrichi, à ce double point de vue, d'observations excellentes, sera d'un grand secours à tous ceux qu'attirent les problèmes sociaux, de jour en jour plus nombreux et plus cornplexes.

Je vous félicite donc bien sincèrement de votre œuvre et je me réjouis à la pensée quelle recrutera, pour la cause du catholicisme social, de bons et dévoués serviteurs.

Votre cordialement dévoué,

A. de Mun.

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