‹ Livres qui s'imposentChapitre 3 sur 124 · AU LECTEUR VU · texte numérisé non relu

AU LECTEUR VU

larges, enfin, pour s'adapter à toutes les nécessités du présent et pour respecter les possibilités les plus lointaines.

C'est cette doctrine « dont l'Eglise de Rome garde les lois immuables pour tous les temps et pour tous les régimes, pour les riches et pour les pauvres, pour les puissants et pour les faibles », c'est cette doctrine qu'il faut répandre parce que c'est elle qui, en nous expliquant le mystère de la vie, nous permet d'accomplir nos destinées et de réaliser, ici-bas, la justice.

Et quand les catholiques, qui sommeillent encore dans une inaction sans remords, connaîtront mieux cette doctrine éternelle, ils voudront la vivre dans le calme du foyer et la faire régner sur toute la cité. Ennemis des solutions violentes et des alliances de mauvais aloi, trop dignes pour se livrer aux flatteries démagogiques, fatigués des équipées politiques, ils suivront alors, avec tout leur bon sens et avec une énergie insoupçonnée, ceux qui leur révéleront la beauté et la fécondité de leurs croyances, ceux qui sauront leur apporter, en même temps qu'un programme positif et conquérant, traditionnel et hardi, le savoir qui satisfait, la doctrine qui édifie, la foi qui autorise tous les enthousiasmes, toutes les fiertés et toutes les espérances.

Ce sera l'œuvre d'une élite.

C'est pour contribuer à la formation de cette élite et cest pour lui faciliter la connaissance de la Doctrine que nous avon composé ce livre.

La doctrine est un ferment de vie.

« Ce qui peut nous reconstituer, a dit Veuillot, c'est une doctrine. » — Tel est aussi l'avis de Mgr Gibier, « Les catholiques, affirme-t-il, ne dirigent pas la barque parce qu'ils ne savent pas tenir le gouvernail. On ne les suit point parce qu'ils n'ont qu'une marche indécise et flottante. Le mouvement du siècle leur échappe : nous périssons d'ignorance reli-

Page 1