CHAPITRE PREMIER
La bonne route.
A dix-huit ans, on ne peut guère que poser des jalons pour la vie. Le jeune homme devra donc avoir déjà une connaissance très exacte des graves problèmes qu'une intelligence plus ouverte, seule, peut approfondir ou résoudre.
C'est pourquoi, dans ce court chapitre, nous citerons seulement des études brèves et claires qui ne sont que l'exposé des thèses que d'autres auteurs, cités plus loin, développeront. Ces ospuscules exerceront sur ceux qui les liront une impression profonde et seront susceptibles de les aiguiller vers le droit chemin.
L'homme d'action fera bien de les lire pour les donner, à bon escient, aux jeunes qui l'entourent et qu'il veut, noble ambition, diriger vers le bien.
Beaupin (AbbéE.). — Au seuil de la jeunesse. 3e éd. — Paris, Lethielleux, 1909, in-1.6 de 184 p. — Prix : 1 fr.
Excellent livre, écrit pour ceux qui, au seuil de la vie, cherchent un guide éclairé et sûr. L'auteur connaît parfaitement les jeunes gens; il a vécu leurs inquiétudes et leurs tourments, leurs espérances et leurs illusions ; il a pleuré sur leurs déchéances et s'est réjoui des relèvements tant désirés. Le livre de M. l'abbé Beaupin peut être lu par tous avec un égal profit, car l'auteur a su voiler ses préférences intimes et n'a pas voulu prendre ouvertement parti entre les divers groupes
d'action qui sollicitent la jeunesse catholique. C'est une œuvre qui s'adresse aux meilleurs et les incite doucement à l'apostolat.
Le prix de la jeunesse : Les charmes de l'adolescence. Les conditions
de la victoire.
La crise de la foi : La situation religieuse. Pourquoi l'on perd la foi.
Comment on éclaire et fortifie sa foi. Réflexions sur la nature et le rôle
de la foi.
La crise de la moralité : La décadence de nos mœurs. Les grandeurs
de la vocation de l'homme. La défense de la vertu. La croisade qui
s'impose.
La crise sociale : Les lacunes de la formation sociale. Les qualités
essentielles d'un bon citoyen.
« Vous vivez dans une époque tourmentée où toutes les données « traditionnelles de l'esprit humain sont remises en question. Dans ce « heurt des doctrines, dans ce chaos des opinions, nous nous met- « trons en quête de la bonne route et, en face de la triple crise relift gicuse, morale et sociale que traversent nos contemporains, nous « fixerons notre attitude et nous déterminerons notre devoir. . .
« Ne gaspillez pas les plus belles années de votre vie. L'heure est « peut-être décisive...
<c Vous donnerez votre concours aux entreprises de progrès plutôt « qu'aux simples initiatives d'assistance et de préservation. On perd « son argent et sa peine à consolider les masures ruinées par le « temps. Il faut bâtir du solide et du neuf. Loin de moi la pensée « de vous conseiller ainsi le mépris du passé; sans amour du passé, « c'est-à-dire des vertus des ancêtres, on ne fait rien dans le -présent. « Seulement il faut savoir laisser les morts ensevelir les morts et « vivre dans la vie... » (pp. n, i4, 182).
^w Signalons un autre opuscule pour adolescents :
Guibert (Abbé). — A l'entrée de la vie. — Paris, Poussielgue, 1909, in-18 de 25o p. — Prix : 1 fr.
Et un troisième qui sera particulièrement goûté par les jeunes ouvriers :
Joly (H.). — Pour entrer dans la vie. — Paris, Lecoffre, 19 10, in-8 de xn-186 p. — Prix : o fr. 75.
^w On pourra faire lire ensuite les études suivantes :
Lepin (Abbé M.). — Pourquoi l'on doit être chrétien. —Paris, lieauchesne, 1908, in- 16 de 64 p. — Prix : 0 fr. 60.