A TRAVERS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE
Une histoire de l'Eglise, sérieuse et concise comme celles de Marion, à'Albers ou de Krauss, peut certainement suffire à la plupart des catholiques. Cependant, les esprits cultivés voudront posséder des études plus spéciales, où Ton trouvera des éclaircissements abondants et dignes de foi sur les faits ou sur les personnages les plus importants de l'histoire de l'Eglise.
C'est pourquoi, nous citerons maintenant les études les plus remarquables qui ont été écrites sur Y Histoire des religions et sur V Histoire d'Israël, sur le Christ, la Vierge et les Apô-
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très Pierre et Paul, sur l'Eglise naissante, sur les Martyrs, sur Y Eglise au Moyen-Age, sut la Renaissance et sur la Révolution, sur Y Histoire des Papes, sur les Saints et les grands hommes de V Eglise, sur Léon XIII, sur Y avenir de I Eglise et la diffusion de la Foi dans le monde.
Histoire des religions.
Un jour le marquis de Vogué disait au P. Lagrange: « Il est temps que le grand public soit saisi de l'évolution qui se fait dans la critique des sources religieuses que, pour ma part, je considère comme nécessaire au maintien de la foi dans les régions intellectuelles. »
C'était de Y histoire des religions dont le marquis de Vogué voulait parler. Les faits lui ont donné raison. Les rationalistes ont cru trouver chez nous un point faible. Ils se sont précipités dessus, mais, grâce aux directions avisées, le coup a été paré. Il faut prendre maintenant l'offensive, car les adversaires ne désarment pas.
En effet, l'abbé Bros, dans un livre recommandé ci-dessous, écrit : « Parmi les conditions de relèvement du catholicisme en France, l'une des plus fondamentales paraît être le prestige de son enseignement. Or, un fait d'une portée consi dérable s'est produit récemment. Ces questions religieuses, étudiées au double point de vue de la psychologie et de l'histoire, qui jusqu'alors étaient réservées aux spécialistes, sont sur le point d'entrer dans le programme de l'enseignement officiel à tous les degrés... Dans un manifeste récent signé de MM. Aulard, Havet, Laisant, etc.. on réclamepour« les démolitions nécessaires » l'organisation d'un enseignement d'histoire des religions dans les facultés, les collèges et les écoles primaires... Le but bien avoué des pétitionnaires est de dévoiler « les affirmations simplistes d'un clergé ignorant et crédule », de combattre « l'erreur et le mensonge » afin de montrer « sous leur vrai jour l'histoire des religions et celle de la papauté, c'est-à-dire de les montrer comme des institutions humaines ».
« Des manuels, ajoute l'abbé Bros, s'élaborent, des professeurs sont prêts, rien ne leur manquera : l'organisation, l'argent, les diplômes, une formation, tout l'extérieur de l'appareil scientifique ; ne sera-ce pas, pour nous catholiques, le plus énergique des stimulants ! »
Nous croyons donc devoir appeler l'attention de nos lecteurs sur cette science nouvelle. Il importe qu'ils se tiennent au courant des résultats acquis s'ils ne veulent pas se trouver désarmés devant des objections qui vont devenir courantes et que le livre récent de S. Reinach : Orpheus, a déjà répandues dans le public. On lira donc l'étude suivante, qui pose bien la question et qui est un des meilleurs ouvrages de l'abbé de Broglie :
Broglie (Abbé de). — Problèmes et conclusions de l'histoire des religions. — Paris, Putois-Cretté, [i885], in-8 de xxx et 428 p. — Prix : 4 fr.
V histoire des religions et le problème de la destinée humaine. — Les plus anciennes croyances religieuses attestées par l'histoire. — Les divers systèmes sur l'origine de la religion : le Polythéisme traditionnel ; les réformes doctrinales du polythéisme. — Le Bouddhisme. — Le Judaïsme et V Islamisme. — Les ressemblances entre le Christianisme et les autres religions. — Les caractères spéciaux de la transcendance du Christianisme. — Les problèmes et les conclusions de V histoire des religions.
« Nous n'espérons pas que nos arguments tirés de l'histoire des « religions amèneront malgré eux à la foi chrétienne ceux qui en « sont éloignés.
« Mais nous pouvons espérer deux choses : d'une part, de dissiper « certains préjugés et d'ébranler certaines convictions contraires au « Christianisme qui sont fondées sur une vue inexacte des faits et, « d'autre part, de montrer à ceux qui croient et à ceux qui désirent « croire que la foi est raisonnable ; que, loin d'exiger le sacrifice de « la raison, elle est au contraire le suprême résultat du bon usage de « cette faculté et que l'histoire bien connue et sagement interprétée « fournit aux croyances chrétiennes un solide et indestructible fonde- « ment » (p. 383).
~* Il faut surtout lire Christus ou Manuel d'histoire des religions, publié par S. Huby, avec la collaboration de Mgr Le Roy, de l'abbé Léonce de Grandmaison, et autres spécialistes éminenls. Travail excellent et indispensable. Paris, Beauchesne, 1912, in-iG de xx-io36 p. Prix ; 7 fr. 5o.
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<w* Consulter aussi les études suivantes :
Lagrange (Le P.). — Etudes sur les religions sémitiques.
— Paris, Lecoffre, igo5, in-8 de vui-5y5 p. — Prix : 10 fr. Le Roy (Mgr). — La Religion des primitifs. — Paris, Beau-
chesne, 19 12, in-12 de xi-522 p. Prix : 4 fr. Bros (Abbé A.). — La Religion des peuples non civilisés. —
Paris, Lethielleux, 1907, in-16 de xxm-365 p. — Prix : 4 fr.
Ouvrage de seconde main.
'v~ Enfin, on se tiendra au courant des livres qui paraîtront chez Beauchesne, chez Lecoffre, et chez Lethieiîeux, car chacun de ces éditeurs a fondé une « Bibliothèque d'histoire des religions», qui présente de grandes garanties scientifiques.
*~* Voir aussi les ouvrages suivants, cités d'autre part : II ugueny (Le P.). — Critique et catholique, et Batiffol (Mgr). — L'Eglise naissante et le catholicisme.
+~* Enfin signalons, pour répondre à PGrpheus de Reinach,. quelques ouvrages qui, en plus du réconfort tout particulier qu'ils nous donnent, sont une preuve du remarquable progrès des études scripturaires. Il y a dix ans, YOrpheus aurait attendu longtemps des réfutations aussi péremptoires. On aura dès maintenant le choix entre les ouvrages suivants :
Lagrange (Le P.). — Quelques remarques sur 1' « Orpheus » de M. Salomon Reinach. Paris, Lecoffre. 19 10, in-12 de 78 p., 1 fr.;
Batiffol (Mgr Pierre). — « Orpheus » et l'Evangile, 2e édit.j Paris, Lecoffre, 1910, in-12 de 284 p. Prix: 3 fr.
Bricout (Abbé J.). — L'histoire des religions et la foi chrétienne à propos de « i'Orpheus » de M. Salomon Reinach. Paris, Bloud, 1910, in-12 de 128 p. — Prix : 1 fr.
wv Consulter aussi : Bricout (Abbé) : Où en est l'histoire des religions ? [Ouvrage écrit sous la direction de l'abbé Bricout, avec la collaboration de plusieurs savants]. Paris, Letouzey, 19 12, 2 vol. in-8 de 4^7 et 689 p. Prix : i5 fr.
Histoire d'Israël ou « Histoire sainte ».
Le Manuel Biblique et les diverses éditions de la Bible
notamment l'édition de Fillion, mentionnés plus haut,et quelques ouvrages recommandés dans le chapitre précédent fourniront une bonne histoire du peuple de Dieu, mais, dans l'état actuel de la science historique et de l'exégèse, il est difficile d'écrire un commentaire de l'histoire d'Israël qui ne vieillisse pas très vite. D'autre part, les travaux de la Commission Biblique, dont les décisions fréquentes ont tant d'importance sur la marche de ces études, rendent actuellement impossible tout travail à peu près définitif sur ce sujet.
Contentons-nous donc de renvoyer à la Bible, et à ses meilleurs commentateurs, aux Dictionnaires de la collection Letouzey,et au Dictionnaire apologétique de la Foi catholique.
^w Si l'on veut répandre une édition populaire, on choisira cet opuscule :
Lesêtre (Abbé). — Histoire sainte illustrée. — Paris, Lethielleux, 1907, in- 16 de 384 p. i5o mille. — Prix : 1 fr.
Le Christ.
Le Christ est-il vraiment Fils de Dieu? Oui, répond l'abbé Lepin, dans l'excellent travail qui suit:
Lepin (l'Abbé). — Jésus, Messie et Fils de Dieu, d'après les évangiles synoptiques, avec une introduction sur Vorigine et la valeur historique de ces trois premiers évangiles,^ édit., revue et augmentée. — Paris, Letouzey, io,io,in-4 de lxxv-5o4 p. — Prix : 4 fr.
Voici, sur le livre de l'abbé Lepin, quelques appréciations autorisées. On l'a estimé « une des meilleures études auxquelles la controverse évangélique ait donné occasion »(i). « La meilleure de toutes les publications qu'a provoquées le petit livre de M. Loisy » (2), « le travail le plus sérieux et le plus consciencieux que les derniers livres de M. Loisy aient suscité » (3).
(1) Besson, Revue thèologique française, septembre 1904.
(3) D. Bede Lebbe, Revue bénédictine, 1904.
(3) J. Bricout, Revue du Clergé français, ier mars 1904.
Au jugement de Mgr Batiffol (i) et du P. Lagrange (2),« ce livre, d'une lecture aisée et avenante, témoigne de rares qualités de conscience, de compréhension, de méthode » ; il atteste « le progrès remarquable accompli parmi nous depuis quelques mois ».« De tels travaux, écrit, dans les Etudes, le P. de Grandmaison (3), marquent un progrès sensible et rendent confiance dans l'avenir des études exégétiques en France. »
Enfin, dit M. Albalat (4)5 « ceux qui se passionnent pour les questions d'exégèse n'auront pas souvent l'occasion de lire un livre aussi intéressant, aussi consciencieux, aussi sincère..: C'est une œuvre de grande valeur ».
ww La lecture de l'ouvrage de l'abbé Lepin nous incite à mieux connaître la vie du Divin Fondateur de l'Eglise; l'étude de Mgr Le Camus nous donnera sur ce point toute satisfaction:
On lira donc:
Le Camus (Mgr).-— La Vie de N. S. Jésus-Christ, 2i« mille.— Paris, Oudin, 1907J 3 vol. in-8 de xv-571, 678 et 533 p., cart. et pi. — Prix : 12 fr.
« Le dogme et la morale dans le Christianisme reposent sur l'E « vangile. Ecrire la vie de Jésus, sans indiquer cette relation admi- « rable entre les paroles du Maître et la foi actuelle de l'Eglise, « serait surprendre péniblement le lecteur.
« L'œuvre devient ainsi un traité succinct de théologie apologéti- « que autant qu'une histoire. Ne pas en aborder ce côté essentiel « serait se borner à décalquer rapidement sur l'Evangile, pour la « présenter sans relief et sans vie, l'image du Sauveur...
« Il y a sans doute une difficulté réelle à analyser les discours du a Maître et à les expliquer sans en gêner le mouvement : mais la « beauté littéraire de l'œuvre dût-elle en souffrir, ne vaudrait-il pas « mieux avoir initié pleinement le lecteur à la pensée divine que « lui avoir agréablement demandé d'admirer ce qu'il est incapable « de comprendre ? En fait, il y a peu d'hommes qui puissent, s'ils n'y « ont été préparés, saisir la suite d'un discours de Jésus dans l'E- « vangile de sain Jean. Il en est peut-être moins qui expliqueront
(1) Bulletin de littérature ecclésiastique, avril-mai 1904. {2)Revue biblique, octobre 1904.
(3) Etudes, 20 avril 1904.
(4) Les Débats, 27 octobre 1904.
« convenablement le Sermon sur la Montagne et £a prophétie de « la fin des temps. Il ne faut donc pas reculer devant la nécessité « d'instruire puisqu'elle s'impose...
Et Mgr Le Camus ajoute :
« Je termine ce livre après douze ans d'études et de méditation. « Les heures que je lui ai consacrées ont été les plus douces de mon « existence. En dehors du bien que j'espérais faire aux autres, « j'éprouvais moi-même une consolante satisfaction, à retrouver « sans cesse devant mon regard la séduisante image de Celui que « je sentais si vivant dans l'Evangile et que j'essayais de rendre plus « vivant encore aux yeux de mes amis » (pp. x et xiv).
*~ Signalons aussi une œuvre d'une allure plus froide, mais très scientifique :
Fouard (Abbé). —La vie de N.-S. Jésus-Christ, 19e édit. — Paris, Lecoffre, 1908, 2 vol. in-12 de xxxi-469 et 5oo pages, cartes. — Prix : les deux vol. 8 fr.
C'est une des meilleures vies du Christ : sévère comme l'œuvre d'un historien, édifiante comme une œuvre de piété. L'auteur a fait une étude objective, c'est-à-dire qu'il s'est contenté de narrer les faits sans les commenter. La 19e édition, qui vient de paraître, montre bien que le travail, qui date pourtant de plus de 20 ans, n'a pas été dépassé et jouit toujours de la faveur de l'élite.
« Nous ne souhaitions, en publiant cette vie du Sauveur, dit l'auteur, que donner à la lecture de l'Evangile plus d'attrait et plus de clarté... On nous a su gré de présenter les actes du Maître sous cette forme concise qui est le propre de l'histoire, et, au lieu d'embarrasser le récit par de longues explications, de laisser le lecteur méditer librement la parole de vie. Cette vie de Jésus est un acte de foi ! »
<v~ Il serait bon d'avoir dans sa bibliothèque, pour satisfaire les esprits moins cultivés, un ouvrage qui, sans cesser d'être véridique, est nettement du genre édifiant; le livre du P.Berthe ne présente aucun appareil scientifique. Cela le fera peut-être goûter davantage de la clientèle des bibliothèques publiques :
Berthe (Le P.). - Jésus-Christ, sa vie, sa passion, son
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triomphe, 20e mille. — Paris, Bureau de la Sainte Famille, [1906], in-12 de xv-555 p., carte. — Prix : 3 fr. 5o.
-vw Enfin, si on désirait une œuvre plus oratoire, on lira :
Didon (le P.).— Jésus-Christ. 35e mille. —Paris, Pion, 1908, in- 16 de 8g3 p. — Prix : 5 fr.
-w* Il est enfin de toute nécessité que les catholiques soient au courant des attaques dont la résurrection du Christ a été l'objet en ces derniers temps et qu'ils sachent comment s'en défendre. Ils trouveront dans le livre de l'abbé Mangenot, professeur d'Ecriture Sainte à Y Institut catholique de Paris, une excellente étude, dont l'abbé Labourt disait, dans le Bulletin de la Semaine, peu suspect d'indulgence : « Les hypothèses de MM. Loisy, Guignebert et Le Roy ont troublé bien des esprits, ébranlé bien des consciences... L'étude de M. Mangenot raffermira les convictions. L'exposé loyal des difficultés, l'esprit traditionnel et prudent mais non hyperconservateur, qui dicte les solutions, l'information très complète et tout à fait moderne assurent à son livre une place d'honneur parmi les meilleures productions de l'exégèse catholique contemporaine (1). »
Mangenot (Abbé E.). — La Résurrection de Jésus, suivie de deux appendices sur la crucifixion et l'ascension. — Paris, Beauchesne, 19 10, in-12 de 4o4 p. — Prix : 3 fr. 5o.
Enseignement de saint Paul sur la résurrection de Jésus : \o les préliminaires nécessaires de la résurrection. Le fait lui-même et ses circonstances ; 2° les apparitions du Christ ressuscité. Nature du corps ressuscité et apparu.
Les Récits éuangéliques de la résurrection : Attaques dont ils sont l'objet. La découverte du tombeau vide. Les apparitions de Jésus ressuscité. Réalité et état du corps de Jésus ressuscité. Conclusion.
« C'est le Christ tout entier, corps et âme, qui est revenu à la vie. « La foi chrétienne ne peut changer ; le jour de Pâques fut « une « date historique », c'est « aujourd'hui un véritable anniversaire » et « non pas une simple fête symbolique, sans racine réelle dans les « faits objectifs de l'histoire. L'Eglise nous fait chanter avec raison, « en cette belle fête : Resurrexit Dominus vere, Alléluia, et ses
(it Bulletin de la Semaine, 6 juillet 1910.
« prédicateurs doivent redire aux fidèles avec l'apôtre : « Si le Christ ce n'est pas ressuscité, votre foi est vaine, et vous êtes encore dans « vos péchés » (I Cor., xv-17). Mais nous ne croyons pas en vain... »
<vw Signalons, pour vulgarisation, l'opuscule, très sérieusement fait, de l'abbé Ladeuze : la Résurrection du Christ devant la critique contemporaine, 3e édit. — Paris, Lecoffre, 1909, in-12 de 60 p. — Prix : o fr. 5o.
La Vierge.
Sur la Vierge, dont le culte est si développé dans l'Eglise catholique, on lira :
Newman (Card. ). — Du culte de la Sainte Vierge dans l'Eglise catholique, traduction parue et corrigée par un bénédictin de l'abbaye de Farnborough, avec une préface de Dom Cabrol. — Paris, Téqui, 1908, in-12 de xi et 201 p.
— Prix : 2 fr.
«... On admire, dit Dom Cabrol, cette exposition éloquente de la dévotion à la Vierge, cette connaissance des Pères, ce mouvement, cette chaleur, cette solidité d'argumentation qui faisaient de Newman un controversiste si redoutable . . . N'est-ce pas le cas de rappeler que Pie X, dans sa lettre récente à l'évêquede Limerick (qu'il remerciait d'avoir défendu Newman contre d'injustes attaques), recommandait sa lecture aux fidèles? En réalité, c'est une page de sa vie et de ses croyances que nous raconte ici Newman. Toutes les objections de Pusey sur la Sainte Vierge avaient été les siennes; elles étaient tombées une à une... »
w On peut compléter par :
La Broise (Le P. de). — La Sainte Vierge. 5e édit. — Paris, Lecoffre, 1904, in-12 de vi-25op. — Prix: 2 fr. — et parRiBET : la Doctrine catholique sur la bienheureuse Mère de Dieu.
— Paris, Poussielgue, 1903, in- 16 de 271 p. — Prix: 2 fr. 5o.
Les Apôtres.
Nous avons sur l'œuvre des apôtres, qui avaient reçu du
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Christ la mission d'organiser l'Eglise, quelques œuvres solides et intéressantes.
D'abord l'ouvrage remarquable, qui fait suite à la Vie de Jésus-Christ, du même auteur.
Le Camus (Mgr E.). — Origines du christianisme : l'Œuvre des apôtres. — Paris, Oudin, 1905, 3 vol. in-8 de XLix-376, xlv-4 17-61 1 pages, cartes et plans. — Prix : i5 fr.
« Vous étudiez, écrit à l'auteur Sa Sainteté Pie X, vous étudiez « les origines chrétiennes de façon à vous montrer homme non pas « seulement plein de doctrine et de compétence clairvoyante, mais a aussi tout à fait pénétré de cette piété qui caractérisa les anciens « temps.
« Ce qui, chez vous, demeure aussi spécialement digne d'éloge, c'est « que, dans votre manière d'exposer les textes sacrés, vous vous êtes « appliqué à suivre, par respect de la vérité et pour l'honneur de la ce doctrine catholique, la voie dont, sous la direction de l'Eglise, il « ne faut jamais s'écarter. Tout comme, en effet, on doit condamner « la témérité de ceux qui, se préoccupant beaucoup plus de suivre « le goût de la nouveauté que l'enseignementde l'Eglise, ne craignent « pas de recourir à des procédés critiques d'une liberté excessive, il « convient de désapprouver l'attitude de ceux qui n'osent, en aucune ce façon, rompre avec l'exégèse scripturaire ayant eu cours jusqu'à « présent, alors même que, la foi demeurant par ailleurs sauve, le « sage progrès des études les y invite impérieusement (1). C'est ence tre ces deux extrêmes que, fort heureusement, vous marquez votre a route. Par l'exemple que vous donnez, vous prouvez qu'on n'a rien ce à craindre, pour nos saints Livres, delà vraie marche en avant réa- « lisée par la science critique, et de même il peut y avoir tout avance tage pour ces Livres à recourir aux lumières apportées par cette ce science. Et, de fait, il en est ainsi toutes les fois qu'on sait l'uti- « liser avec prudence et sage discernement, comme Nous constatons ce que vous l'avez fait vous-même. »
~~ Signalons ainsi les bons travaux de l'abbé Fouard :
Fouard (Abbé). — Saint Paul.™ Paris, Lecoffre, 1908-1910.
2 vol. in-12 de xvm-486 et xv-3g2 p. — Prix : 8 fr. Saint Pierre et les premières années du christianisme. — Paris, Lecoffre, i9o8,in-i2 de xxix-507 P- — - Prix ; 4 fr.
(1) Le P, de Pascal, comme on l'a vu plus haut (p. 35), fait allusion à ce texte dans la préface de son livre : le Christianisme, exposé apologétique.
g4 LA VIE CHRÉTIENNE
L'Église naissante.
Quand aurons-nous sur l'histoire des premiers siècles du Christianisme une œuvre définitive? Nous ne pouvons, aujourd'hui moins que jamais, renvoyer à l'Histoire ancienne de l'Eglise de Mgr Duchesne, membre de l'Académie française et Directeur de l'Ecole de Rome, car ce livre a été condamné par l'Eglise (19 12) (1).
D'autre part, on se gardera bien de lire le Manuel d'Histoire ancienne du christianisme, de Ch. Guignebert, car l'auteur, sous le couvert d'une science souvent prise en défaut, d'une critique qui est loin d'être sûre et d'une liberté d'esprit plus apparente que réelle, livre à l'Eglise un combat sournois.
~~ Si l'on veut un travail d'ensemble sur la notion d'autorité à l'origine du christianisme, si l'on veut savoir comment cette notion d'autorité s'est trouvée réalisée sous forme d'unité, de catholicité, de primauté, il faut lire l'étude que Mgr BatiJfol,a.
(1) Duchesne (Mgr), Histoire ancienne de l'Eglise, Paris, Fontemoing, 1906igio, 3 vol. in-8 de xi-577, xi-687 et xi-671 p. P.rix : 8 fr. le ier vol. et 10 fr. les 2e et 3e vol. Voici ce que nous disions de cet ouvrage dans la ire édition de notre livre, c'est-à-dire quelques semaines avant sa mise à l'Index.
« Pourquoi faut -il que l'auteur, poussé peut-être par la nature de son talent et par les tendances de sa philosophie, n'ait pas su se garder davantage des concessions d'une intelligence qui fut parfois secourable à d'aventureux exégètes et des traits brillants d'un esprit qui fut souvent mordant ? On comprendra, d'ailleurs, la grande réserve que nous imposent — en présence de cette œuvre assurément importante, qui se présente avec tant de titres de compétence technique, d'estime universitaire et d'érudition professionnelle — les nécessaires sévérités de l'autorité ecclésiastique. Puis, ne faut-il pas distinguer compétence et compétence : l'autorité de Mgr Duchesne, assurément indiscutable quand il s'agit de pures et simples questions de faits, semble bien moindre quand il s'agit d'histoire d'idées et, ce qui est plus grave, d'histoire de dogmes. C'est pourquoi l'œuvre de Mgr Duchesne ne peut être lue avec sécuriLd que par ceux qui connaissent parfaitement non seulement l'histoire ecclésiastique, mais surtout la théologie. »
l'église, gardienne de la FOI 0,5
écrite sur V Eglise naissante ; étude qui a pour but d'examiner et de rectiîler la présentation, par « les historiens protestants ou rationalistes, de l'histoire des origines du catholicisme... Ces objections nous sont venues du dehors, comme un défi ; il n'est pas nécessaire d'aller les chercher en Allemagne; les voici en France vulgarisées par le livre de A . Sabatier sur les Religions d'autorité et la religion de l'esprit, et le modernisme évolutioniste en est sorti ».
Et nous ferons nôtre la conclusion si autorisée de la Revue d'Histoire ecclésiastique de Louvain. « Nous sommes convaincu que si l'ouvrage de Mgr Batifîol est capable de donner aux églises errantes la nostalgie de l'Unité, et aux chrétiens sans église l'intuition de la vraie foi, il donnera surtout aux fils dévoués de l'Eglise romaine un grand sentiment de réconfort et de" joie dans la possession sereine et plus consciente de la véritable tradition (i). »
Lire donc :
BATiFFOL(MgrP.). — L'Eglise naissante et le catholicisme. — Paris, Lecoffre, 1909, in- 12 de xvi et 5o2 p. — Prix : 3fr. 5o.
L'auteur a groupé ses études sous les rubriques suivantes :
Dispersion et chrétienté. L'Eglise naissante. Le Catholicisme de saint lrénée. Clément d'Alexandrie. Tertullien. Origène et l'orthodoxie grecque. Saint Cyprien et Rome.
« L'Eglise n'était pas une coulée amorphe, un mouvement spirituel « créant, en se fixant, des institutions et des dogmes en fonction « de la civilisation qu'il traversait..., elle était un évangile, un « apostolat, une tradition, un culte, une société hiérarchisée, une <( église d'églises, une unité gardée par l'unité de la Cathedra Pétri ; « elle était consciente d'être tout cela. Loin d'être une évolution en « marche, elle était, dès le premier jour, une conservation vivante et « assistée par l'Esprit de Dieu du don fait par Dieu aux hommes « dans Y Incarnation. Elle n'est pas autre chose aujourd'hui encore « (p. xn).
« Loin d'être, comme le veulent les historiens protestants, une série « de crises et de transformations qui n'auraient dû produire que des « différenciations et des dislocations, la chrétienté est catholicité, « unité, homogénéité. Elle est telle... après deux siècles d'existence.
(1) Revue d'histoire ecclésiastique de Louvain, du i5 avril 1910, p. 328.
q5 la vie chrétienne
« L'épiscopat monarchique n'a rien d'un coup d'Etat qui aurait « réussi; la primauté romaine, rien d'une conquête à main armée; « l'unanimité des églises, rien d'un travail pénible et lent avec des « efforts concertés, des succès et des défaites. »
« L'Eglise romaine, ni aucune église, n'a été l'ouvrière principale « de cette unité. On en doit dire autant de la primauté romaine qui « a été reconnue de tous, plus qu'elle n'a été revendiquée par Rome. »
« ...Le catholicisme agrandi ainsi comme un arbre (la comparai- « son remonte à saint Paul), comme un arbre qui s'épanouit selon « son essence, avec l'assistance continue de Dieu même qui l'avait « planté » (p. 435).
**, Enfin, on lira, sur des questions qui se rapportent généralement (à part quelques pages sur les Albigeois, sur Galilée et sur la Saint-Bar thélemy), aux premiers temps du christianisme.
Vacandard (Abbé). — Etudes de critique et d'histoire religieuse. 2e et 4e édit. — Paris, Lecoffre, 1909-1910, 2 vol. in-8 de vm-396 p. et iu-3o8 p. — Prix : 3 fr. 5o.
Les origines du symbole des Apôtres. Les origines du célibat ecclésiastique. Les élections épiscopales sous les Mérovingiens. L'Eglise et les ordalies. Le pape et la Saint-Barthélémy. La condamnation de Galilée.
L'Institution formelle de l'Eglise par le Christ. Les origines de la confession sacramentelle. Le service militaire et les premiers chrétiens. L'âme de la femme. L'hérésie albigeoise au temps d Innocent III. La nature du pouvoir coercitif de l'Eglise.
M. Vacandard, dont la science et l'érudition sont indiscutées, a su apporter de remarquables et définitifs éclaircissements sur ces questions souvent controversées (1).
Les Martyrs.
Sur les martyrs, un livre, tout de suite, s'impose, c'est :
Allard (Paul). — Dix leçons sur le Martyre données à tinstitut Catholique de Paris. Préface de Mgr Péchenard. — Paris, Lecoffre, 1906, in-12 de xxi et 371 p. — Prix: 3 fr.5o.
Le distingué directeur de la Revue des Questions historiques a traité ce sujet avec une aisance parfaite, une rare clarté, une érudition profonde. Il appartenait à l'historien de Julien l'A pos-
(1) Voir aussi la Bibliothèque de l'enseignement de l'Histoire ecclésiastique, qui contient des études le Guiraud,Bréhier, BatiJJol,Tresal, Leclercq.. ., etc. Paris, Gubalda : Prix du vol. : 3 fr. 5o.
tat et de tant d'études remarquables sur les premiers siècles de l'Eglise de prouver d'une façon définitive toute la valeur du témoignage que les martyrs ont rendu au Christ.
L'Apostolat et le Martyre.
L'Eçjlise primitive : L'expansion du christiaDisme dans l'empire romain. L'expansion du christianisme hors de l'empire romain. La vie intense de l'église primitive.
La persécution et les martyrs : La législation persécutrice. Les causes de persécution; le nombre des martyrs. Les diverses conditions sociales des martyrs. Les épreuves morales des martyrs. Les procès des martyrs. Le témoignage des martyrs. La valeur de ce témoignage. Les honneurs rendus aux martyrs.
« Le grand nombre des martyrs paraîtra d'autant plus surprenant « que tous ont librement et volontairement accepté leur sort . Les « martyrs ne sont pas de simples condamnés pour infraction aux lois « et abandon de la religion officielle : ce sont des condamnés volon- « taires puisqu'ils n'avaient qu'un mot à dire pour faire tomber « l'accusation, faire rapporter la sentence, faire cesser le supplice. « Ce mot libérateur, ils l'ont retenu sur leurs lèvres pour demeurer « fidèles à Jésus-Christ. Ils ont ainsi fait de leur mort le triomphe « de la liberté morale, triomphe particulier au christianisme qui « suffirait à établir ce que l'abbé de Broglie a si bien appelé sa « « transcendance » ; car aucune religion, comme aucune école phi- « losophique en dehors de lui, n'a eu de martyrs » (p. 365).
/w* Compléter par :
Allard (P.). — Histoire des Persécutions. — Paris, Lecoffïe, 1903-1907, 5 vol. in-8 de 5oo p. environ. — Prix : 3o fr.
Et aussi par :
Leglergq (Dom H.). — Les Martyrs, recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme jusqu'au XXe siècle.— Paris, Oudin, 1903- 1904, 10 vol. in-8 de 5oo pages environ. — Prix : le vol. 3 fr. 5o. — La série comptera i5 volumes.
« Voici, dit M. Camille Jullian dans la Revue historique^ dirigée par le protestant Monod et souvent dure aux auteurs catholiques, voici un petit livre fait sans doute dans une pensée d'édification, de pieuse vulgarisation, mais dont l'auteur est un savant et dont les documents sont triés et interprétés
avec une érudition de premier choix. Il ne renferme que des pièces indiscutables. M. Leclercq s'est interdit « défaire usage des moyens frauduleux » en reproduisant « les légendes qui souillent les recueils hagiographiques » (Rev. h is t., août 1902, p. 34i).
L'Eglise et le Moyen-Age.
Le rôle de l'Eglise au Moyen-Age a tellement été défiguré par les adversaires de l'Eglise qu'il importe d'avoir, sur cette période, des idées justes. On lira donc Mourret et Dufourcq (déjà cités p. 81), Montalembert (1) et Ozanam (2), déjà anciens, mais toujours vrais. On répandra :
Kurth (God.). — Qu'est-ce que le Moyen-Age? 6^ édit. — Paris, Bloud [1906], in-16 de 62 p. — Prix : o fr. 60.
~* On ne manquera pas de se procurer l'excellent travail de:
Guiraud (Jean). — Histoire partiale, histoire vraie. — Paris, Beauchesne, 1911-1912, in-16 de xxm-4i6 p. et xvi-467 p. — Prix : le vol. 3 fr. 5o. (L'ouvrage comptera 3 vol.)
L'Eglise et la Réforme
Sur la Réforme, suspecte dans ses origines et qui détacha pourtant de l'Eglise tant d'esprits de bonne foi, on lira :
Baudrillart (Mgr). — L'Eglise catholique, la Renaissance, le Protestantisme, 11e éd. — Paris, Bloud, in-12 de xv et 475 pages. — Prix : 3 fr. 5o.
Mgr Baudrillart a traité ce sujet délicat avec une sérénité parfaite et une grande largeur de vue. Dans une lettre-préface, Mgr Perraud, évêque d'Autun, loue « l'impartialité » dont l'auteur a « donné des preuves si convaincantes ». « Je n'ai jamais eu de goût, dit en effet Mgr Baudrillart, pour les faux-
(1) Monta lkhbe rt, les Moines d'Occident (depuis saint Benoit jusqu'à saint Bernard). Paris, Lecoffre, 1873-1877, 7 vol. in-8 de 600 à 700 j>. Prix : b-.i fr.5o.
(2) Ozanam Frédéric), la Civilisation au Ve siècle. Paris, Lecoffre, 1894,2 vol in-12 (!<■ 45' et 44? p- Prix: le vol. -3 fr. ;><> et ses Etudes Germaniques. Paris, ibid., 1 804-1899, 2 vol. in-12 de 463,588 p. Prix, le vol. 3 fr.5o. [Egalement, chez
deGig-ord.l
l'église, gardienne de la foi 99
fuyants ni pour ce qu'on est convenu d'appeler de pieux mensonges. L'Eglise catholique n'a besoin que de la vérité et elle est de taille à la supporter tout entière. »
Renaissance et Protestantisme. — Qu'est-ce que la Renaissance et qu'y a-t-il en elle de contraire à l'esprit chrétien ? Des caractères de la Renaissance en France, en Angleterre et en Allemagne; dans quelle mesure elle se confond avec le mouvement protestant. Dans quelle mesure et pourquoi la papauté, souvent l'épiscopat, ont favorisé le mouvement de la Renaissance.
Le Protestantisme et l'Eglise. — Comment est né le protestantisme en Allemagne : pour quels motifs et par quels moyens plusieurs nations de l'Europe sont devenues protestantes. Comment et pourquoi la France est restée catholique au xvie siècle. Comment l'Eglise catholique s'est-elle défendue contre le protestantisme. Caractères de la réforme catholique. De l'emploi que l'Eglise catholique a fait de la Force contre les protestants. L'intolérance protestante. Le protestantisme a-t-il été plus favorable que le catholicisme au progrès moral, spirituel, intellectuel, social et politique des nations modernes
...« Luther n'avait rien à créer; tous les matériaux de la Réforme « existaient avant lui... Luther s'est trouvé résumer tout en lui... « Vous avez sans doute entendu dire que Luther a été un orgueil- « leux et un sensuel et que si la Réforme a réussi, c'est parce qu'elle « lâchait la bride aux passions... Eh bien oui ! Luther a été orgueil - « leux et sensuel, mais ce fut sa faiblesse; cène fut pas sa force... « La force de Luther et celle du mouvement luthérien sont venues « de la satisfaction môme qu'ils donnaient aux tendances contempo- « raines. Luther en fut la personnification vivante... » (p. n5).
[Et plus loin] : ce L'heure était venue où l'Eglise, se ressaisissant « en face de ses adversaires, se disposait à faire le départ entre ce « qu'il y avait de bon et ce qu'il y avait de mauvais dans les aspi- « rations que le mouvement intellectuel et religieux du siècle révé- « lait chez les peuples chrétiens. A la fausse réforme, l'Eglise répon- « dra par la véritable. Elle se régénérera, et grâce à cette régénéra- « tion,non seulement elle restaurera son empire sur les esprits et les « cœurs dans une grande partie de l'Europe, mais elle s'élancera par « ses missions à la conquête des mondes nouveaux » (p. i83).
-wv En raison de l'importance du sujet, nous compléterons cette bibliographie par une liste sommaire d'ouvrages qui, dit Mgr Baudrillart, «devraient être classiques parmi les catholiques » :
Pastor : l'Histoirfrdes Papes depuis la fin du Moyen-Age
cité plus loin. — La courte et bonne étude de J. Guiraud : l'Eglise romaine et les origines de la Renaissance, /j^édit. Paris, Lecoffre, 1902, in-18. Prix : 3.5o. — Le sérieux travail d'ÏMBART de la Tour : les Origines de la réforme. Paris, Hachette, Tgo5, 2 vol. in-8. Prix : i5 fr. — L'œuvre classique de Mgr Janssen : Histoire de la réforme protestante en Allemagne, traduit par E. Paris, puis par L. Pastor, Paris, Pion, 1902-1907, 7 vol. in-8. Prix : le vol. i5 fr. — Le P. Denifle : Luther et le Luthéranisme, traduction Jranç. par l'abbé Paquier. Paris, Picard, 191 1, 4 vol- in- 12 de 4oo p. environ. Prix : 3 fr. 5o(erc cours). — Alb. du Boys : Catherine d'Aragon et les origines du schisme anglican. Paris, Palmé, 1880, in-8 ; épuisé. — Dom Gasouet : Henri VIÏÏ et les monastères anglais, trad. franc, par Luané, Philippon et le P. du Lac. Paris, Lecoffre, 1894, 2 vol. in-8; épuisé. — De Meaux : les Luttes religieuses en France au XVIe siècle. Paris, Pion, 1879, in-8. Prix: 7 fr. 5o. — Du même : La Réforme et la politique française en Europe jusqu'à la paix deWestphalie. Paris, Perrin, 1889, 2 vo. m-%.Prix ; i5 fr. — Trésal(J.). — Les Origines du schisme anglican (1609-1571), 2e édit. Paris, Lecoffre, 1908, in- 12 de 460 p. — Prix : 3 fr. 5o.
<vw Pour Y Histoire du protestantisme dans la période contemporaine, voir les ouvrages de Goyau, de Thureau-Dangin, de Brémond, cités plus loin sous la rubrique : les Adversaires de l'Eglise.
<wv Sur la doctrine protestante, voir, dans notre chapitre : Défense de la foi ou Apologétique, le paragraphe consacré à Y Eglise et au Protestantisme, où nous citons : Bossuet, Mœlher, Goyau, Weiss, Martin, Julien, le card. Mercier, etc.
L'Eglise et la Révolution.
L'histoire de l'Eglise pendant la Révolution a suscité quelques beaux travaux :
Crétineau-Joly. — L'Eglise romaine en face de la Révolution^ édit. Paris, Pion, :86o, 2 volumes in-8 de 5i2 et54op., épuisé. — Prix : 12 fr.
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~~ Sur Y Eglise de France, lire :
La Gorce (Pierre de). Histoire religieuse de la Révolution française. Paris, Plon-Nourrit, 1909, 1 vol. in-8 de vi et 5i5 p., en cours. Prix ; 7 fr. 5o.— Compléter par: Pisani (Abbé). L'Eglise de Paris et la Révolution. Paris, Picard, 1908- 19 10, 3 vol. in- 12 de 35o, 424 et 43o p., en cours. Prix : 3fr. 5o — et Sigard (Abbé). L'Ancien clergé de France. Paris, Lecoffre, 1905, in-8, 3 vol. de 5oo p. environ. Prix : i8fr. — Voir plus loin notre chapitre : YEglise en face du Rationalisme et de la Philosophie du XVIIIe siècle, et les ouvrages cités plus loin de TAiNE,de Nourrisson, de J. Lemaître.