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d'argent, qui donna un précipité noir avec odeur prononcée et caractéristique de quinone ressemblant quelque peu à celle de l’iode. On fit ensuite bouillir une partie de l’urine analysée avec 1 % d’acide sulfurique ; agité de nouveau avec l’éther acétique, puis évaporé, le résidu ne donna pas de cristaux avec l’eau chlorée, mais une coloration verte très nette après addition d’ammoniaque.
Détermination de l’hydroquinol dans les extraits d'organes.
Elle est basée sur la réduction de la solution d’argent ammoniacale à froid. On traite 10 à 20 ce de la solution à analyser, dans des becherglass hauts et étroits, avec 3 cc d’une solution de nitrate d’argént au demi additionnée de 4 ce d’ammoniaque à 25 %. Au bout de 10 minutes se produit une précipitation qui entraîne l’argent colloïdal; on aspire dans un creuset de Gooch et on lave avec un mélange fait d’une partie d’ammoniaque et quatre parties d’alcool. Le contenu du creuset est chauffé dans le becherglass initial avec de l’acide nitrique concentré; on y verse environ 1 ce d’alcool; l’argent est dissous. Lorsqu'on opère sur de l’urine, où l’argent ammoniacal détermine à lui seul une précipitation, on lave le contenu du creuset de Gooch non pas avec le mélange alcool-ammoniaque, mais avec une solution de 25 gr. d’hyposulfite de soude + 490 gr. alcool + eau jusqu’à décomposition, ce qui redissout le précipité.
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Thérapeutique. — Indications. — Posologie.
Résultats obtenus avec l’arbutoside.
Le médicament est employé en thérapeutique depuis longtemps. Il constitue, en effet, le principe actif de la Busserolle ou Raisin d’Ours (Uva ursi). On emploie l’infusion de feuilles de Raisin d’Ours comme astringent et diurétique (15 à 30 parties de feuilles pour 1.000 d’eau). L’extrait aqueux d’Uva ursi se donne aussi en potion, à la dose de 0,50 à 2 grammes par jour, et l’extrait fluide à raison de 2 à 6 grammes par jour.
La décoction de feuille de Gesse noire pourrait s’employer concurremment à celle que l’on prépare avec les feuilles de Raïsin d’Ours. Le Lathyrus niger constitue une source d’arbutoside assez considérable.
L'action thérapeutique de l’arbutoside a été déduite des propriétés pharmacologiques des feuilles de Busserolle. Cette plante, fort estimée par les médecins de Montpellier, tels : Dekaen, Planchon, Rabuteau, voyait cependant ses propriétés contestées par des praticiens célèbres, tels Werlhof et Sauvage.
Les preuves de l'efficacité de la plante devaient jaillir de l’étude de l’arbutoside. En 1862, G.-D. Schroff (1) ne constatait pas d’action diurétique avec 50 centigrammes d’arbutine, quoique E.-C. Hughes [8] eût trouvé pour son ursine des propriétés diurétiques.
En 1885, Leubuscher [21] avait traité par l’arbutoside trois cas de catarrhe vésical. L’un était une cystite légère d’origine gonococcique; les deux autres
() D’après E.-C. Hucexes [8].