NATURE, FOUMK, F[GI RES
sens inverse? Par exemple : Quelque lioinme n\'st jjus Juste. Celte proposition pose Tidentité entre quelque hoinine et la négation de l'idée de juste. Tont juste est nié de l'idée de quelque homme. Ou ce qui revient au même, non-juste est afiirmé de l'idée de quelque homme. On pourrait donc transformer la proposition en cette affirmative : Non juste est quelque homme. ^lais les logiciens, pour la simplicité de leurs règles, tiennent à conserver la forme négative dans la proposition négative donnée. S'appuyant alors sur ce que deux négations valent une affirmation, ils convertissent ainsi cette négation particulière : non juste nest pas quelque non honune (qui revient à celle-ci : quelque injuste est Iiomme). Cette conversion bizarre et inusitée est dite par contniposition. Comme de plus il est évident qu'une affirmative universelle peut être convertie de la même manière, puisque deux négations valent toujours une affirmation, et qu'en outre il est visible qu'une négative universelle peut être convertie aussi par accident, c'est-à-dire en restreignant son attribut qui devient sujet, puisque ce qui est vrai dans tous les cas est vrai dans quelques cas particuliers ; il s'ensuit que toute la théorie de la conversion des propositions est renfermée dans ces deux vers latins où le mot Feci si-
gnifie la négative universelle et l' affirmative particulière; le mot EvA la négative et l'affirmative universelles; le mot Alto Tafflrmative universelle et la négative particulière.
Feci siinpliciter converlitur , E»a per accid. Alto per contrap; sic lit conversio tota.