‹ Logique (volume 3)Chapitre 33 sur 37 · II · texte numérisé non relu

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ct\s soiiffi'ances et pour ces plaies, la force, la volonté de travaillera les guérir; voir et jugei-, dans ccUe lumière, la crise du présent siècle, cpii est la question du Seigneur : pensez-vous que le Fils de l'Homme trouve encore de la toi sur la terre? Apprendre ce que Dieu veut du cœur humain et de l'esprit humain, et ce qu'il en exige pour leur donner ou leur laisser la foi; rentrer dans la voie, manifestement droi'e, du dernier grand siècle, qui allait à Dieu par la sainteté et par la science, et unissait, fécondait, ou pour mieux dire créait les sciences dans la lumière de Dieu; reprendre le faisceau , trop longtemps brisé , des grandes lignes de l'esprit humain; créer ainsi cette science comparée qui sera celle du prochain grand siècle; remonter de chaque ligne de la science au centre de comparaison ; y trouver Dieu partout, et sa lumière vivante et régénératrice; faire redescendre cette lumière dans tous les canaux de la science, dans toutes les fibres de l'esprit; délivrer, réchauffer les cœurs par cet influx nouveau ; et relever enfin, par luie éducation plus lumineuse, les générations à venir : tel est l'ensemble des conseils qu'il faut donner, et du but qu'il faut proposer à celui qui veul élre aujourd'hui disciple de Dieu. Comprenez maintenant l'inuté théorique, et le

sens proprement scientifique de tout ceci. Voyez comment ce livre se rattache à l'idée principale de ce Traité de philosophie.

Nous avons démontré que le souverain procédé de la raison, celui qui donne la science, est un procédé qui mène, à partir de toute chose, à Tinfini, à Dieu; et que ce procédé donne la science, précisément en tant qu'il mène à Dieu et aux idées éternelles qui sont Dieu. Vous avez compris que ce ne sont pas là seulement de poétiques assertions, mais des vérités logiques précises et scientiquement étahlies.

Mais ce procédé mène à Dieu, nous l'avons encore démontré, parce qu'il part de Dieu, c'est-àdire du sens divin en nous, et d'un degré quelconque de foi en l'objet infini de ce sens; et il y mène, en se servant de choses finies, l'àme et la nature, comme signes et comme images pour expliquer ce sens obscur de l'infini que Dieu nous donne par son contact.

Donc la méthode pratique pour aller à la science, consistera d'abord à développer en soi le sens divin; en second lieu, à connaître son àme, à connaître la nature et ses lois; ce qui renferme toutes les sciences partielles; puis à remonter toujours, de notre àme, de tout état de l'àme, de toute science

UIO LES SOURCES.

partielle, et de toute impression, jusqu'aux idées de Dieu et jusqu'au cœur de Dieu.

Oui, ceci est la méthode pratique pour arriver à la lumière : rappeler l'esprit à lui-même ; unir son esprit à son cœur, son cœur à Dieu ; et tout ramener, sans rien confondre, à cette unité intérieure qui est notre âme et Dieu.

Et l'homme arrivé là connaît la vie. Il sent et voit qu'aimer Dieu par-dessus toutes choses, aimer tous les hommes comme soi-même, donner son cœur, son âme, son esprit et ses forces pour rendre les hommes meilleurs et plus heureux, c'est la vie, c'est la loi, c'est le bonheur, la justice et la vérité.

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