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plus qu'il soil abusif d*ï dire que le cercle est, entre toutes les ligures, une figure unique, la plus simple de toutes en sa loi. Et il est certainement remarquable que, par la nature même de l'espace et par la nature de la force, les formes astronomiques doivent rentrer dans le cercle ou dans ses dérivés.
Dira-t-ora que les courbes réelles, décrites parles astres, sont des courbes très-compliquées et d'un degré trèsélevé : que si Kepler avait eu de meilleurs instruments, il n'aurait pas pu trouver dans le ciel ses ellipses, puisqu'il n'y en a point? Cette manière de parler ne nous paraîtrait pas philosophique. Il est certain que le soleil, en vertu de la loi d'attraction, imprime à la terre, déjà lancée, un mouvement qui est précisément et mathématiquement elliptique. Il est vrai que d'antres mouvements, venant des autres astres et de la terre elle-même comme centres d'attraction, se superposent à ce mouvement. Mais à cause de cette belle loi de mécanique que l'on appelle « loi de « coexistence on de superposition des mouvements, » l'ellipse, aux yeux de l'analyse et même dans la réalité, subsiste parfaitement au milieu de toutes les perturbations qui s'y mêlent et qui s'y superposent. En second lieu, que sont eux-mêmes ces mouvements perturbateurs qui se superposent à l'ellipse? Rien autre chose encore que des ellipses ou des courbes du second degré, puisque chaque centre perturbateur, par la nature même de l'espace et de la force, ne peut tendre lui-même qu'à faire tourner la terre en ellipse autour de lui, ou bien à la pousser surquelque branche de parabole ou d'hyperbole. Kepler a donc, par son procédé inductif, trouvé et démêlé la vérité
ERRATA
précisé, que l'observation la plus minutieusement exacte n'eût point donnée, et même eût semblé contredire.
C'est à propos de ce quatrième livre que, dans une préface récente, nous disions1 : « Là nous exposons notre idée « en détail et, à ce sujet, nous nous permettrons d'adres- « ser une prière aux hommes compétents. Nous leur de- « manderons, après avoir lu, de vouloir bien juger, et de « se prononcer pour ou contre : ce qui n'est nullement un « déti porté à la contradiction, mais au contraire un sin- <( cère désir d'être éclairé, detre redressé ou soutenu dans « une pensée, qui a pour nous bien peu de valeur, tant « qu'elle n'est pas pleinement partagée. Jusqu'à présent « des juges fort éclairés sont en suspens : aucun ne nous a « contesté directement notre assertion. Quelques-uns la <( regardent comme vraie. Or, ne serait-il pas d'un fort (( grand intérêt philosophique d'arriver à la certitude sur « ce point? Notre description de ce procédé de l'àme qui « s'élance sans intermédiaire, mais appuyée sur Dieu , à « une affirmation plus grande que le point de départ ostem « sible de la pensée, est-elle une illusion ou bien une vé- « rite? Est-ce une vue claire et vraie d'un fait profond de o l'àme que, dans la vie si complexe de l'esprit, la spécu- « lation n'avait pas encore nettement aperçu? Nous dotiez nons, dans notre Logique, autant, qu'il est en nous, tous « les moyens de juger la question. Nous nous sommes ef~ « forcé, d'ailleurs, d'arriver à la plus grande clarté .... « Nous croyons être parvenu à mettre l'idée du calcul in- « finitésimal.à la portée de tout lecteur instruit, quelle que
1 Préface de la seconde édition de la Connai'uson^1 de Dieu,