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L'idée subjective en iant que déterminée en et pour soi, et en tant que contenu égal à lui-même, est le bien.
autre objet, et si elle trouve dans l'un un caractère qui n'existe pas dans l'autre, elle le considère comme un élément essentiel et dislinctif du défini Mais pourquoi ces termes se trouvent-ils ainsi réunis? Pourquoi, parmi les propriétés d.verses et constitutives de l'objet, choisir telle propriété plutôt que telle autre? Pourquoi, dans la définition de l'État, par exemple, prendre la justice plutôt que la liberté, la vie morale plutôt que la vie physique; ou dans la définition de l'homme, l'intelligence plutôt que la volonté? Voilà des questions auxquelles la définition ne saurait satisfaire. D'où l'on voit que la connaissance donnée par la définition est imparfaite sous le rapport à la fois de la forme et du contenu. Cela vient de ce que la définition est une synthèse immédiate, «ne synthèse qui commence la recomposition de l'objet, mais qui n'a pas encore saisi l'objet dans tous ses éléments et tous ses rapports dans sa nature intime et dans son unité. Par conséquent, elle donne plutôt une certaine vue et, pour ainsi dire, un pressentiment de cette unité que cette unité elle même, et elle exprime plutôt une manière d'être du sujet que la nature même de l'objet. 2° La définition c'est l'universel abstrait et immédiatmais l'universel doit se particulariser, et le particulier est ici la division La définition appelle nécessairement la division, parce que, d'une part, l'universalité du défini n'est qu'une universalité relative, et qu'elle n'est, par conséquent, que la partie d'un tout qui est en face d'autres parties, lesquelles se trouvent placées dans les mêmes conditions, et que, d'autre part le contenu multiple du défini, qui n'existe qu'à l'état abstrait et virtuel' dans la defin. non, ne saurait être connu qu'en le décomposant en ses éléments. Cette décomposition n'est plus ici Vanalyse, mais la division, laquelle consiste à ordonner les êlrcs d'après leurs différences et leurs rapports ; et, à cet é»ard la division doit être considérée comme la condition essentielle de toute°conna.ssance rationnelle et systématique. Mais comment faut-il diviser* Et pourquoi faut-il diviser de telle manière plutôt que de telle autre? Ce sont là des questions auxquelles la division elle-même ne saurait répondre Aussi toutes les règles qu'on donne à ce sujet sont-elles insuffisante, et la plus importante de ces règles, a savoir, qu'il faut diviser les êlrcs d'après leurs différences essentielles, dépasse les limites de la division, parce que la divi sion, pas plus que la définition, ne saurait dire quelle est l'essence et le principe des choses. C'est ce qui fait que la division procède dans ses opéra
NOTION. — IDÉE. o67
Son désir de se réaliser offre le rapport inverse de celui de l'idée du vrai, et s'applique plutôt à déterminer le
tions comme la définition, c'est-à-dire d'une façon empirique, qu'elle ne s'appuie que sur la comparaison extérieure, et qu'elle divise, en quelque sorte, indifféremment un seul et même objet, suivaut ses différentes propriétés et ses différents rapports. Cela vient surtout de ce que la division, au lieu de poser et d'expliquer elle-même les termes qu'elle divise, et les éléments sur lesquels elle se fonde, comme la définition, elle aussi, les présuppose. Cependant la division, en déeomposaut les êtres, et en essayant de les classer d'après leurs caractères essentiels, amène ce résultat, que l'objet est saisi daus la totalité de ses différences et dans son unité tout à la fois. Ce n'est plus l'unité immédiate de la définition, mais une unité qui a traversé la médiation et qui la contient. C'est là 3°, le théorème, ou la démonstration (Theorem, Lehrsatz). La démonstration suppose la définition et la division des termes qu'elle réunit à l'aide d'un moyen. Ces termes ne sont plus ici ce qu'ils étaient dans la simple proposition et dans le syllogisme, mais tels qu'ils existent dans la sphère de la connaissance, et tels que les ont livrés à la démonstration les moments précédents de l'idée. Ainsi, par exemple, le jugement : la rose est rouge, énoncé comme simple jugement, diffère de ce même jugement dont les termes auraient été analysés, définis, etc. Et d'ailleurs, l'idée de la science contient non-seulement le jugement et le syllogisme, mais le monde objectif et toutes choses en généra!. Quant à la démonstration, elle consiste à lier tous les éléments de l'objet par des rapports internes et nécessaires. C'est là prouver ; et l'emploi et la disposition des matériaux qui composent la preuve constituent la construction. Ainsi, daus la définition on n'a que l'unité abstraite de l'objet; dans la démonstration, au contraire, on a son unité concrète et réelle, c'est-à-dire l'objet avec toutes ses propriétés et tous ses rapports. Cependant, bien que la démonstration marque un degré de la connaissance supérieur à la définition, elle ne donne elle aussi qu'une connaissance limitée. Et, en effet, elle présuppose, comme la définition, l'objet; elle ne montre pas sa genèse, ni comment, ni pourquoi il existe, mais seulement la nécessité de ses rapports. Cela fait que le moyen n'y apparaît pas comme sortant de la nature même de l'objet, mais comme un élément subjectif de la pensée, et qu'ainsi la construction est un mélange de procédés rationnels et artificiels, qui sont pris en dehors de la nature de la chose. En d'autres termes, l'idée n'atteint pas dans la démonstration à la totalité et à l'unité de ses déterminations. L'objet démontre est tel qu'il est démontré, mais il demeure encore séparé du sujet. C'est ce qui fait que sa nature intime échappe à la démonstration. Cependant, le résultat auquel on est ici arrivé c'est la nécessité. La vérité démontrée est la vérité nécessaire, la vérité qui ne peut ne pas être, ou être autrement
monde qui est devant lui suivant ses fins. — Ce vouloir (1) a, d'un côté, la certitude de l'inanité (2) de l'objet présupposé, mais, de l'autre, il présuppose, en tant que vouloir fini, la fin du bien comme idée purement subjective, ainsi que l'indépendance de l'objet.