‹ Logique de Hâegel (volume 2)Chapitre 69 sur 80 · CCXIX · texte numérisé non relu

CCXIX

2). Mais la notion dans sa division (1) pose, d'un côté, le monde objectif comme un tout indépendant; et, de l'autre, l'être vivant, dans son rapport négatif avec lui-même et dans son individualité immédiate, présuppose une nature inorganique qui est en face de lui. Par là que cet être négatif de l'être vivant (2) est aussi un moment de sa notion, il est dans l'être vivant, qui est l'universel concret, comme un manque. La dialectique, qui fait que l'objet se supprime lui-même comme n'ayant pas de réalité, est l'activité de l'être vivant qui s'affirmant lui-même entre en lutte avec la nature inorganique, et par là se développe, s'objective et se conserve (3).

Zusatz. L'être vivant se trouve en face d'une nature inorganique avec laquelle il est en rapport comme une puissance qui la domine, et qui se l'assimile. Le résultat de ce processus n'est pas, comme dans le processus chimique, un produit neutre où est supprimée l'indépendance des deux côtés qui entrent en conllit, mais l'être vivant s'empare et triomphe de son contraire qui ne saurait résister à sa puissance. La nature inorganique n'est soumise à l'être vivant que parce qu'elle est en soi ce que l'être vivant est pour soi. Par conséquent, l'être vivant en passant dans son contraire ne fait que rentrer en lui-même. C'est lorsque

(1) Le texte dit : Das Urlheildes Begri/fs : le jugement, la division de la notion. La notion ici se scinde en deux — l'être vivant et le monde objectif inorganique dans son rapport avec l'être vivant.

(2) Diess Négative seiner : cet être négatif de soi — de soi être vivant.

(3) C'est le processus d'assimilation.

NOTION. IDÉR. 347

l'âme s'est envolée du corps que commence le jeu des puissances élémentaires de la nature inorganique. Ces puissances sont sans cesse sur le point de commencer leur processus dans l'être organique, et la vie est un combat constant contre elles.

§ GCXX.

o). Par là que l'individu, qui dans son premier processus se comporte comme sujet et comme notion interne (1), s'est assimilé par son second processus son objectivité extérieure, et a ainsi posé en lui une déterminabilité réelle, il est maintenant en soi le genre, l'universel substantiel (3). La parlicularisation consiste dans le rapport du sujet avec un autre sujet de son genre, et le jugement est le rapport du genre avec ces individus ainsi déterminés l'un vis-à-vis de l'autre — différence des sexes.

§ CCXXI.

Le processus du genre ramène cette différence à l'unité (o). Par là que la vie est l'idée immédiate, ce pro-

(1) In sich : au- dedans de soi.

(2) An sich Gultung, substantielle AU g emeinhe'U. Et, en effet, le genre, le principe générateur, ne contient pas seulement l'individu vivant avec sa figure et ses virtualités, mais l'individu aussi qui s'est approprié la nature inorganique, et l'a assimilée à la vie. Dans le genre animal, par exemple, la nature n'existe plus comme une matière inorganique, mais comme élément que l'animaliie a transformé. L'individu vivant est en soi le genre en ce qu'il s'assimile l'universel, ou le monde objectif. Il est ici le moyen terme du second syllogisme, ou d'un syllogisme inductif où l'individu contient virtuellement l'universel.

(3) Zum Fûr-sich-seyn : à ïêtre-pour~soi. L'unité pour soi qui s'accomplit dans ce processus — le processus de la génération.

SftS LOGIQUE. — TROISIÈME PARTIE.

cessus va aboutir à un double résultat (1), de telle façon que, suivant l'un de ces résultats, l'individu vivant en général, qui avait été d'abord présupposé comme individu immédiat, maintenant se produit comme individu médiatisé et engendré ; mais que, suivant l'autre, l'individualité vivante qui, par suite de son premier moment immédiat entre en lutte avec l'universel (2), s'absorbe en celui-ci — succombant à sa puissance (3).

Znsatz. L'être vivant meurt parce qu'il contient en lui la contradiction d'être en soi l'universel, le genre, et en même temps de n'exister immédiatement que comme individu. Dans la mort, le genre affirme sa puissance sur l'individu immédiat. Pour l'animal, le processus de la génération est le plus haut point auquel sa vie puisse atteindre. Cependant il ne s'y élève pus de façon à être pour soi dans son genre (4), mais de façon à y être soumis à sa puissance. L'être vivant immédiat se médiatise dans le processus de la génération avec lui-même, et il s'élève ainsi au-dessus de son moment immédiat, mais pour retomber en même temps dans cet état. Par là la vie ne s'écoule d'abord que suivant le progrès de la fausse infinité. Ce qu'accomplit cependant, suivant la notion, le processus de la vie c'est la suppression de la forme immédiate dans laquelle l'idée de la vie se trouvait encore engagée.

(1) Zerfcillt in die beiden Scilcn : se brise et tombe dans les deux côtés.

(2) Sich negativ zur Allgemeinheit verhiilt : se comporte négativement avec V universalité — ici le genre.

(3) In dieser als der Macht untergehet : se perd, périt dans celle-ci (l'universalité, le genre) comme dans la puissance (qui le domine). Voy. aussi sur ce point Phil. de la Nature, § cctxxxvi et ccclxxvii, et notre commentaire.

(4) C'est-à-dire à être d'une façon indépendante dans son genre, en s'élevant au-dessus du genre comme connaissance et comme idée absolue.

§ CCXXIÏ.

, Par là l'idée de la vie s'affranchit non-seulement de quelques individualités immédiates (1), mais de cette première forme immédiate en général, atteignant ainsi à ellemême, à sa vérité, c'est-à-dire se produisant comme genre qui existe pour lui-même et dans sa liberté. La mort de la vie purement individuelle et immédiate amène l'avènement de l'esprit (-2).

(1) Von irgend einem (besondem) unmittelbaren Diesen : de quelque celui-ci (individu) {particulier) immédiat,

(2) Le but atteint et réalisé c'est Vidée. Par conséquent, la finalité, ainsi que le monde mécanique et chimique, ne sont que des présuppositions de l'idée elle-même, des moments que l'idée pose pour s'élever à son existence absolue, et à son absolue unité. L'idée est centre et produit chimique, mais elle est en outre l'idée, dont le centre et le produit chimique ne sont que des moments. Lorsqu'on dit que la vie a un centre, on énonce une proposition vraie. Seulement le centre n'est qu'un moment de la vie, un moment que la vie s'est assujetti et approprié, et auquel elle est, en quelque sorte, indifférente; un moment qui, suivant l'expression hégélienne, n'a plus de vérité pour elle. Ainsi dans la vie non-seulement le centre est dans tous les points de l'être vivant, mais il est centre vivant, un centre qui dans l'être vivant est doué de sensibilité, et, à un degré plus élevé de l'idée, devient le vrai, le bien et Vidée absolue. — Maintenant le premier moment, le moment immédiat de ViQée, tel qu'il a été amené par le mouvement de la Qualité, est la vie. La vie est l'unité de la notion subjective et de la notion objective, ou du sujet et de l'objet. On pourrait dire aussi : la vie est la notion subjective, mais la notion subjective qui s'est objectivée, qui a façonné l'objet, et qui, partant, est l'unité de tous les deux. Le sujet est ici rame, et l'objet est le corps, et la vie est leur unité indivisible. D'où il suit que l'individualité est la forme nécessaire de la vie, et que la vie est inséparable de L'être vivant. — Le premier moment de la vie est un moment immédiat, abstrait et indéterminé ; c'est le moment virtuel de la vie. Ici le processus de l'être vivant s'accomplit au dedaus de lui-même. C'est l'àme qui s'objective dans et par son corps, par la figure et les membres, lesquels ue sont que des déterminations particulières et spécifiques de la vie. On peut considérer le corps comme un organisme, c'est-à-dire comme un ensemble de moyens. Mais Yis-à-vb de l'être vivant, en tant que simple être vivant,

b. LA CONNAISSANCE EN GÉNÉRAL.

§ CCXXIII.

L'idée existe librement pour elle-même lorsqu'elle a pour élément de son existence l'universel, ou que l'objectivité

le corps est le moyen et la fin tout à la fois; car c'est un élément intégrant de la vie, tout aussi bien que rame— Maintenant l'être vivant ainsi constitué c'est l'être vivant qui possède la forme générale et abstraite de la vie, ou, si l'on veut, c'est l'être vivant qui possède la faculté de vivre, mais qui ne vil pas encore. Car pour qu'il vive, il faut qu'il donne à sa figure une existence réelle, et cela en s'objectivant et en s'appropriant le monde mécanique et chimique. C'est là ce qui amène le processus réel de l'être vivant. Ce processus est d'ailleurs donné dans la constitution abstraite elle-même de la vie, et il n'en est qu'une déduction et un développement; car l'élément objectif de la vie, les membres, l'organisme, le supposent et le déterminent. Ce processus part du désir (Tricb, instinct, impulsion) qui pousse l'individu vivant à vivre, c'est-à-dire à réaliser les éléments abstraits de la vie, à s'emparer du monde objectif, et à se conserver en s'en emparant; désir qui implique que ce monde qu'il a devant lui, et que la finalité a déjà prédisposé, est fait pour lui, et qu'il doit disparaître au contact de la vie. Ce processus n'est, par conséquent, qu'une assimilation et une absorption incessantes de ce monde, qui ici n'est plus qu'un moyen vis-à-vis de l'être vivant, et auquel celui-ci enlève sa nature propre, et dont il fait une substance vivante. Les objets mécaniques et chimiques n'ont pas d'action sur l'être vivant comme tel- Là où ils agissent, et dans la mesure où ils agissent, là commence la dissolution de la vie. iMais la vie, en tant que yle, est là puissance vis-à-vis de laquelle ces objets n'ont pas d'être. Maintenant ce processus d'assimilation et de transformation du monde objectif par l'individu vivant amène ce degré où celui-ci, d'une part, se produit comme individu réel, et, d'autre part, se trouve affranchi des conditions extérieures de son existence -de ce monde mécanique qui se dissout sous l'action de la vie — et se pose comme individu vivant objectif et universel. Par là la vie, qui s'était jusqu'ici partagée entre le sujet et l'objet, se produit comme vie concrète et universelle qui les enveloppe tous les deux dans son unité. C'est là le genre, ou le principe de la génération. L'individu vivant contient déjà en soi le principe de la génération et de la perpétuité de la vie, et le second processus ne fait que l'amener à cet état d'indépendance et de développement où il pose pour soi ce qui n'était q\tm soi, c'est-à-dire où il se pose comme principe de lui-même, ou comme principe générateur. Ce troisième

existe comme notion, en un mot, lorsque l'idée a elle-même pour objet. La détermination de sa subjectivité comme universel est une différenciation pure d'elle-même au dedans d'elle-même; c'est une intuition qui ne se meut que dans cet universel identique (I). Mais, en tant qu'elle

processus, à son point de départ, ou à l'étal immédiat, se produit lui aussi comme un désir. Mais ce n'est plus ce désir qui porte l'individu vivant vers l'objet mécanique et chimique, car cet objet a disparu sous l'actiou de la vie. L'objet de ce désir, c'est ici la génération et la perpétuité de la vie. C'est, pour ainsi dire, la vie qui se preud elle-même pour objet. L'objet de ce désir ne peut donc être ici qu'un autre individu vivant, qui se distingue de lui et qui lui est identique tout à la fois. C'est là la différence des sexes. Cette identité virtuelle du principe générateur, ou de la vie, qui se produit sous forme de besoin, d'instinct ou de désir, porte les deux individus à s'unir et à se confondre, c'est-à-dire à effacer leur individualité immédiate et à réaliser le genre. C'est là Vunion des sexes. L'acte de la génération est le devenir ou la réalisation du genre, et il est par cela même le plus haut degré de la vie. Vis-à-vis de la génération, les deux premiers processus, la vie à l'état immédiat, les membres, la figure, etc., et le développement de la vie individuelle, ne sont que des présuppositions, c'est-à-dire deux moments que la notion pose elle-même pour atteindre à la forme parfaite et à l'unité de la vie. Maintenant, comme la génération, ou le devenir du genre contient un double élément, un élément immédiat et individuel, et un élément médiat et universel, le résultat qu'amène ce processus c'est, d'une part, un retour, un progrès indéfini de l'individu (l'enfant), et, d'autre part, c'est la suppression de la génération et de la vie, ou la négation du moment immédiat de Vidée ; en d'autres termes, ce processus atteint ce degré où Vidée s'est réalisée comme geuiv, comme principe de la vie, où elle s'est par là affranchie de tout élément extérieur, immédiat et individuel, où elle n'est plus en soi mais pour soi, où, eu un mut, elle se prend elle-même, et n'a qu'elle-même pour objet. L'idée qui est parvenue à ce degré de sou existence, c'est la connaissance, das Erkennen — le connaître — ou l'idée du vrai, qui renferme l'unité de la notion et de son objet.

(I) Ihre zur Âilgcmeinheit beslimmte Subjectivitdl ist reines Unterscheiden innerhalb ihrer — Anschauen, das sich in dieser Allgemeinheit hall. Littéralement . sa subjectivité déterminée pour l'universalité est la différenciation pure au dedans d'elle-même — Vintuilion qui s'attache à cette universalité. Eu effet, ce n'est que dans la connaissance que l'idée existe et se saisit comme idée, et, par conséquent, les divisions et les différences qui se produisent dans cette sphère se produisent au sein de l'idée et en tant qu'idées, taudis que

se différencie, l'idée est aussi jugement, où elle s'oppose à elle-même comme totalité, et se présuppose comme monde extérieur (i). Il y a là deux jugements, identiques en soi, mais qui ne sont pas encore posés comme identiques (2).

§ CCXXIV.

Ainsi le rapport de ces deux idées, qui sont identiques en soi ou en tant que vie (3), est un rapport relatif, et c'est là ce qui fait la finité dans cette sphère (4). C'est un rapport réfléchi (5) en ce que la différenciation de l'idée en elle-même n'est que le premier jugement, que la présupposition n'est pas encore une position (6), et que par suite pour l'idée subjective l'idée objective est le monde immédiat qu'elle trouve devant elle, ou l'idée en tant que vie

dans les autres sphères elles se produisent hors de l'idée, en ce sens que ridée n'y existe que d'une façon inadéquate à elle-même, qu'elle n'y existe pas comme idée. On peut donc dire que le sujet qui connaît, qui a l'intuition (anschauend) et l'objet de l'intuition, ou l'idée subjective et l'idée objective sont ici adéquates l'une à l'autre en ce qu'elles ne sont que deux idées dans l'idée.

(1) Als ciusserliches Universum : qui n'est plus ici l'univers, ou monde mécanique et chimique, ni le monde de la Dualité, ni même celui de la vie, mais le monde de la connaissance.

(2) C'est-à-dire qu'il y a là deux termes, deux idées, comme il est dit paragraphe suivant, qui dans leur rapport donnent naissance à deux jugements, qui sont virtuellement identiques, mais dont l'identité n'est pas encore réalisé.

(3) En effet, dans la vie le sujet et l'objet ne sont identiques qu'en soi, comme on vient de le voir.

(4) C'est-à-dire la finité telle qu'elle existe dans cette sphère.

(5) Reflexion svcrhi.il tniss : le rapport réfléchi ou de la réflexion en tant que ce rapport est dans la notion.

(G) Das Voransselzen noch nicht ein Set zen ist : le présupposer n'est pas encore un poser.

apparaissant dans l'existence individuelle (1). Mais, d'un autre côté, comme ce jugement est une pure différenciation de l'idée au dedans d'elle-même (§ précéd.), l'idée est pour soi elle-même et son contraire tout à la fois, et elle est ainsi la certitude de l'identité en soi de ce monde objectif avec elle-même (*2). — La raison vient au monde avec la croyance absolue de pouvoir réaliser l'identité, et d'élever sa certitude à la vérité (3), et avec le désir d'effacer l'opposition qui n'a point de réalité pour elle.

§ ccxxv.

Ce processus c'est la connaissance en général. En lui c'est une seule et même activité qui supprime l'opposition, c'està-dire l'exclusivité du sujet et de l'objet. Mais cette suppression n'a lieu d'abord qu'en soi. Par conséquent, le processus comme tel est lui aussi un processus fini suivant la finité qui est propre à celte sphère, et le mouvement du désir [h) se différencie et s'accomplit de deux façons, dont

(1) C'est là le premier jugement où les deux idées, l'idée subjective et l'idée objective, ne sont que virtuellement identiques, par là qu'elles ne sont liées que par un rapport réfléchi, qu'elles se présupposent et ne se posent pas l'une l'autre, et que par suite l'idée objective est donnée à l'idée subjective. C'est le jugement de l'idée théoré tique, ou, comme il est dit paragraphe suivant, de l'activité de l'idée théorétique.

(2) C'est le second jugement ou le jugement de l'idée pratique. Ces deux jugements sont identiques en soi, mais ils ne sont pas encore posés comme identiques (paragr. précédent), et le développement de l'idée consiste précisément à réaliser cette identité virtuelle.

(3) C'est-à-dire d'élever cet état subjectif, — la certitude — à la vérité, qui est l'unité du sujet et de l'objet, ou l'idée absolue.

(4) Trieb, le. désir de connaître. Nous traduisons ce mot par désir, mais trieb a un sens plus large et plus abstrait que celui qu'où attache ordinairement au mot désir. Car ici il n'exprime pas un phénomène, un état psycho-

VÉRA. — Logique de Hegel. II. — 23

l'une consiste à supprimer ce qu'il y a d'exclusif dans la subjectivité de l'idée en s'emparant du monde existant (1), en se l'appropriant et en le faisant pénétrer dans la représentation et la pensée subjectives, remplissant par là la certitude abstraite de soi-même d'un contenu, c'est-à-dire de cette objectivité qui reçoit ainsi une signification véritable ; et dont l'autre consiste par contre à supprimer ce qu'il y a d'exclusif dans le monde objectif, qui ici au contraire (2) n'est considéré que comme une apparence, comme un assemblage d'êtres contingents et de formes sans réalité, à déterminer ce monde par la nature interne du sujet, qui ici est considéré comme constituant l'être objectif véritable, et à le façonner suivant cette nature. La première c'est le désir de la connaissance de la vérité, la connaissance comme telle, — l'activité thêorétique de l'idée; — la seconde c'est le désir du bien et de sa réalisation, — la volonté (3), — l'activité pratique de l'idée.

a. LA CONNAISSANCE.

§ CCXXYI.

La finité générale de la connaissance, qui réside dans l'un des deux jugements, dans la présupposition de l'opposition (§ ccxxiv), et à regard de laquelle l'acte même de la

logique, mais cette activité, ou, si Ton veut, cette forme active de l'idée qui pousse, stimule — treibt — l'idée subjective à s'objectiver, et à s'objectiver d'abord dans la connaissance.

(1) Seyende Welt : ce monde qui est, ce monde immédiat qui hors de la connaissance ne possède que l'être.

(2) Le contraire de ce qui a lieu dans le premier jugement.

(3) Das IVollen : le vouloir.

connaissance est la réalisation de la contradiction (1), cette finité se trouve déterminée dans son idée spéciale, de telle façon que ces moments dans leur rapport réciproque sont encore différenciantes (2), et que, tout en étant complets, le rapport auquel ils atteignent n'est pas le rapport de la notion, mais celui de la réflexion (3). Par conséquent, l'assimilation de la matière de la connaissance, en tant que donnée, apparaît comme un transport (4) de celle-ci dans les déterminations de la notion qui lui demeurent extérieures, déterminations qui elles aussi se produisent comme différenciées l'une à l'égard de l'autre. C'est la raison aciive en tant qu'entendement. Par conséquent, la vérité à laquelle atteint cette connaissance n'est qu'une vérité finie. La vérité infinie de la notion est pour elle un but qui n'existe qu'en soi (5), un objet qu'on ne saurait atteindre. Cependant dans cette activité extérieure c'est la notion qui dirige la connaissance, et ses déterminations forment le fil conducteur de ses développements.

Zusatz. La finité de la connaissance vient de la présup-

(1) Gegen ivelche sein Thun selbst der eingelegte Widerspruch ist : à l'égard de laquelle (la présupposition) son fait lui-même (le fait lui-même de la connaissance) est la contradiction placée, introduite : c'est-à-dire qu'ici dans ce jugement, le fait, l'acte même de la connaissance, pose la contradiction, la contradiction du sujet et de l'objet présupposé.

(2) Die Form der Verschiedenheit von einander erhalten : ils gardent l'un à l'égard de l'autre la forme de la différenciabilitc.

(3) Ils sont complets (volistàndig) non-seulement en ce sens que l'idée subjective est complète en elle-même, mais en ce sens aussi qu'elle est idée Objective. Et il eu est de même de l'idée objective relativement à l'idée subjective. Seulement l'identité des deux idées n'est ici qu'une identité en soi, ce qui fait précisément qu'elles sont encore différenciables, et que leur rapport ne s'élève pas au-dessus du rapport de la réflexion,

(4) Aufnahme.

(5) La chose en soi de Kant.

position d'un monde que la connaissance trouve devant elle, ce qui fait que le sujet qui connaît apparaît comme une tabula rasa. On a attribué cette conception à Àristote, bien que personne ne soit plus éloigné qu'Aristote de cette façon extérieure de concevoir la connaissance. Cette connaissance ne se connaît pas encore comme activité de la notion, activité qui n'y est pas pour soi, mais seulement en soi. Sa position (i) lui apparaît à elle-même comme un état passif, mais dans le fait c'est un état actif.

§ CCXXVII.

L'activité de la connaissance finie qui présuppose comme cxislant devant elle une matière multiple, — les faits de la nature extérieure, ou de la conscience, revêt 1°) d'abord, la forme de Y identité formelle, ou de Y universel abstrait. Par conséquent, cette activité consiste à décomposer ce tout concret donné, à séparer ses différences et à leur donner la forme de l'universel abstrait ; ou bien à laisser ce tout concret comme fondement, et, en y faisant abstraction des éléments particuliers qui paraissent n'être point essentiels, à en tirer un universel concret, le genre ou la force et la loi; c'est la méthode analytique.

Zusatz. On considère en général les métbodes analytiques et synthétiques comme deux méthodes dont l'usage dépend de notre volonté. îl n'en est pas cependant ainsi, car c'est de la forme même de l'objet qu'on doit connaître que dépend la question de savoir laquelle de ces deux méthodes, qui découlent de la notion de la connaissance finie,

(i) Sein YcrhaUen : la façon dont la conuaissaucc est et agit.

on doit appliquer. La connaissance est d'abord analytique. L'objet ne s'offre à elle que sous la forme individuelle, et. l'œuvre de la connaissance analytique consiste à ramener l'individuel à l'universel. La pensée n'a ici que la valeur d'une détermination abstraite, ou de l'identité formelle. C'est le point de vue auquel s'arrêtent Locke et tous les empiristes. Il y en a qui disent : la connaissance ne peut pas aller au delà ; elle ne peut que décomposer les objets concrets dans leurs éléments abstraits, et les considérer dans leur état d'isolement. Mais c'est là renverser la nature des choses, et cette connaissance qui veut connaître les choses telles qu'elles sont, et s'arrêter à l'analyse, se met en contradiction avec elle-même. Ainsi, le chimiste qui jette un morceau de chair dans sa cornue, et qui, après l'avoir fait bien bouillir, vient nous dire qu'elle se compose de carbone, d'hydrogène, d'azote, etc., ne nous donne pas la chair véritable. Et le psychologue empirique qui décompose l'action en ses différents éléments, et qui s'arrête à cette décomposition n'opère pas autrement que le chimiste. L'objet traité analyliquement est, qu'on nous passe la comparaison, semblable à un oignon auquel on enlève ses peaux.

§ CCXXVIÏL

Cet universel est aussi 2°) un universel déterminé. L'activité parcourt et se développe ici à travers les moments de la notion qui dans la connaissance finie n'existe pas dans son infinité, mais qui est la noîion déterminée suivant l'entendement. La compréhension de l'objet sous les formes de cette notion c'est la méthode synthétique.

Znsatz. Le mouvement de la méthode synthétique se fait en sens inverse de celui de la méthode analytique. Pendant que celle-ci va de l'individuel à l'universel, dans la première, l'universel — (comme définition) — forme iepoint de départ, d'où par la particularisation (la division) on va à l'individuel {le théorème). Par là la méthode synthétique se produit comme développement des moments de la notion dans l'objet (1).

§ GCXXIX.

a) L'objet de la connaissance revêtu d'abord de la forme de la notion déterminée, de telle façon qu'y soient posés son genre et sa déterminabilité générale, est la définition. Son matériel et son fondement sont préparés par la méthode analytique (§ ccxxvn). Sa déterminabilité ne saurait cependant être qu'un caractère, c'est-à-dire une détermi-

(I) Les trois moments de la connaissance sont : 1° la connaissance à l'état immédiat, c'est-à-dire l'instinct, le besoin de connaître en général, qui enveloppe le sujet et l'objet à l'état immédiat; 2° l'analyse; 3° la synthèse. L'analyse et la synthèse réalisent la connaissance telle qu'elle se produit dans cette sphère. C'est par l'analyse que commence la connaissance. L'analyse décompose l'objet, la totalité des notions, en ses différents éléments. Mais, par cela même qu'elle décompose, elle place ces éléments l'un à côté de l'autre sans en saisir l'unité. L'identité et l'universalité abstraites constituent, par conséquent, la règle et le fil conducteur de ses opérations, ce qui fait qu'elle pose en principe que chaque élément est identique avec lui-même, et absolument distinct et séparé de tous les autres. Et, dans ce travail de décomposition, elle aboutit à Yêtre, à l'im, au plus haut genre, etc., ahstraits et vides, qu'elle place, pour ainsi dire, en dehors de tout rapport et de toute différence. C'est là un des moments de la connaissance finie. Cependant, par cela même que les éléments dégagés par l'analyse sont déterminés, ils sont en rapport enire eux. Saisir ces rapports, c'est le propre de la connaissance synthétique, dont les trois moments sont : la définition, la division et le théorème, dans lesquels on retrouve le général, le particulier et l'individuel.

notion. — infifi. 359

Habilité employée pour l'usage de la connaissance subjective et extérieure de l'objet.

Zusatz. La définition contient elle-même les trois moments de la notion : l'universel, en tant que détermination la plus prochaine (genus proximum), le particulier, en tant que déterminabililé du genre [qualitas specifica), et l'individuel en tant qu'objet défini. — Dans la définition se présente d'abord la question de savoir d'où elle vient, et à cette question il faut répondre que les définitions se forment parle moyen de l'analyse. Mais c'est là aussi ce qui donne occasion aux disputes sur la justesse d'une définition donnée, car il importe de savoir de quelles perceptions on est parti, et quel est le point de vue qu'on a devant soi. Plus l'objet à définir est complexe, c'est-à-dire plus il offre d'aspects, et plus nombreuses sont les définitions qu'on en donne. C'est ainsi qu'on donne une foule de définitions de la vie, de l'État, etc. La géométrie donne de bonnes définitions, parce que son objet, l'espace, est un élément abstrait. En outre, si l'on considère le contenu de la définition, on verra que celle-ci n'en explique pas la nécessité. On admet qu'il y a un espace, des plantes, des animaux, etc.; mais ni la géométrie, ni la botanique, etc., ne font voir la nécessité de ces objets. Il suffirait de cette raison pour montrer que la synthèse, tout aussi bien que l'analyse, est une méthode inadéquate à la connaissance philosophique, car la philosophie doit, avant toutes choses, justifier la nécessité de son objet. On a essayé d'appliijuer la méthode synthétique à la connaissance philosophique. Ainsi, Spinoza débute par des définitions; parcelle-ci, par exemple : la substance est cm/sa sui. Les définitions de

Spinoza ont un caractère éminemment spéculatif, mais sous forme de pures affirmations. Il en est de même de Schelling.

§ GCXXX.

P) La tâche du second moment de la notion consiste à déterminer l'universel comme particulier. C'est la division suivant un certain rapport extérieur.

Zusatz. Relativement à la division on exige qu'elle soit complète, et à cela se rattache le principe ou fondement de la division qui doit être ainsi constitué, que la division qui se fonde sur lui embrasse la circonscription entière du domaine marqué d'une façon générale par la définition. Il faut, en outre, que le principe de la division soit tiré de la nature de l'objet à diviser, et que la division soit ainsi une division naturelle, et non une division artificielle, c'est-à-dire arbitraire. C'est ainsi que la zoologie, par exemple, dans la division des mammifères, emploie surtout comme principe de la division les dents et les griffes, ce qui est fondé en ce sens que les mammifères se distinguent eux-mêmes (1) les uns des autres par ces parties de leur corps, et qu'on doit ramener à ce principe le type général des différentes classes. — Mais la vraie division est surtout celle qui est déterminée par la notion ; et cette division est d'abord tripartite. Mais comme le particulier peut aussi se dédoubler, la division peut être quadripartite. C'est cependant la division tripartite qui domine

(1) L'expression eux-mêmes veut dire que cette division est fondée sur la nature même des mammifères.

dans la sphère de l'esprit, et c'est un des mérites de Kant d'avoir appelé l'attention sur ce point.

§ CGXXXÏ.

7) Dans l'individualité concrète, où la déterminabilité simple de la détinition est conçue comme rapport, l'objet est un rapport synthétique de déterminations différentes; c'est un théorème (\). L'identité de ces déterminations, par là que celles-ci diffèrent, est une identité médiate. La mise ensemble des matériaux qui sont les membres de la médiation c'est la construction, et la médiation elle-même d'où résulte la nécessité de ce rapport pour la connaissance c'est la démonstration.

REMARQUE

D'après la façon ordinaire de considérer la différence de l'analyse et de la synthèse on croirait que ce sont là deux méthodes qu'on peut employer à volonté. Si Ton présuppose un être concret qu'on représente suivant la méthode synthétique comme un résultat, on pourra par l'analyse en faire sortir comme conséquences les déterminations abstraites qui auront déjà fourni des présuppositions et des matériaux à la démonstration. Les définitions algébriques de la ligne courbe sont des théorèmes en géométrie; et peut-être le théorème de Pythagore, pris comme définition du triangle rectangle, donuerait-ii par l'analyse les théorèmes précédemment démontrés en géométrie en

(1) C'est-à-dire que dans le ihéorèmc'ia qualité ou différence spécifique de la définition devient un rapport synthétique, l'unité des différentes déterminations de l'objet.

vue de ce théorème. La faculté de choisir arbitrairement l'une ou l'autre de ces deux méthodes vient de ce que l'une comme l'autre part d'une présupposition extérieure. Mais d'après la nature de la notion l'analyse vient la première parce qu'elle doit élever la matière concrète empirique donnée à la forme de l'universel abstrait, pour qu'ensuite cette matière puisse être représentée sous forme de définition dans la méthode synthétique.

Que ces méthodes, qui sont si essentielles et qui ont eu des résultats si brillants dans leur domaine spécial, ne soient pas applicables à la connaissance philosophique, c'est là une conséquence qui découle naturellement de ce qu'elles partent de présuppositions, et que la connaissance ne s'y réalise que suivant l'entendement et l'identité formelle. Le formalisme do ces méthodes est frappant chez Spinoza, qui a employé surtout la méthode géométrique, et qui l'a employée pour atteindre à la connaisance de la notion spéculative. La philosophie de Wolf, qui a poussé ce formalisme jusqu'au pédantisme, est, même par son contenu, une métaphysique de l'entendement (1). — A l'abus

(1) La philosophie de Spinoza est uu formalisme, en ce qu'elle applique à la connaissance philosophique une méthode qui ne lui est pas adéquate, ce qui fait que, bien que Spinoza ait eu une certaine intuition de la notion spéculative, la vraie nature de cette notion (forme et coutenu) lui échappe- La philosophie de Wolf n'est pas seulement un formalisme, mais un pédantisme, parce que Wolf applique sa méthode, la méthode qu'il applique à la philosophie et aux mathématiques, à toute espèce de connaissance et aux choses les plus vulgaires et les moins susceptibles de démonstration. Par exemple, il entreprend de prouver qu'une fenêtre doit être assez large pour faire place à deux personnes, et la preuve qu'il en donne c'est que deux personnes se mettent souvent ensemble à la croisée. En outre, le contenu de la philosophie de Wolf n'est pas un contenu spéculatif comme celui de la philosophie de Spinoza, mais un contenu suivant l'entendement.

du formalisme de ces méthodes dans la philosophie et les sciences a succédé de nos jours l'abus de la construction, comme on l'appelle. C'est liant qui a mis en vogue celte doctrine que les mathématiques construisent leurs notions, ce qui veut dire au fond que ce dont elles s'occupent ce ne sont, nullement les notions, mais les déterminations abstraites des intuitions sensibles. D'après cette conception kantienne, l'assemblage de déterminations sensibles tirées de la perception et où on élude la notion véritable, et ce formalisme qui classe et, pour ainsi dire, étiquette les objets de la connaissance philosophique et scientifique d'après un schème préconçu, et préconçu arbitrairement, tout cela on l'a appelé construction des notions. 11 y a bien au fond de cette conception une vue obscure de l'idée, de l'unité de la notion et de l'objet, de la nature concrète de l'idée. Mais cette prétendue construction est bien loin de représenter cette unité, qui n'est que la notion comme telle, de même que les choses concrètes sensibles de l'intuition sont bien loin d'être les choses concrètes de la raison et de l'idée.

En outre, nous ferons remarquer que la géométrie ayant pour objet l'intuition abstraite et sensible de l'espace peut aisément fixer dans ce dernier les déterminations simples de l'entendement. C'est ce qui fait qu'en elle la méthode synthétique de la connaissance finie trouve son application la plus parfaite. Toutefois elle finit, elle aussi, par rencontrer sur son chemin des rapports incommensurables et irrationnels. Et c'est là une difficulté qu'elle ne peut lever qu'en s'affranchissant des lois de l'entendement. Mais il arrive ici aussi ce qui arrive souvent ailleurs : on intervertit les

termes, en appelant rationnelles les déterminations, et irrationnel ce qu'on devrait bien plutôt considérer comme un germe et une trace delà notion. D'autres sciences, qui ne sont pas renfermées dans les limites du nombre et de l'espace abstraits, lorsqu'elles se trouvent, ainsi que cela leur arrive souvent et nécessairement, sur cette limite où l'entendement ne saurait plus les aider pour aller en avant, se tirent très -facilement d'embarras. Elles brisent la série des conséquences, et ce dont elles ont besoin et qui est souvent le contraire de ce qui précède, elles ne se font pas faute de le tirer du dehors, de la représentation, de l'opinion, de l'aperception ou de n'importe quelle autre source. Cette connaissance finie n'a pas la conscience de la nature de sa méthode et de son rapport avec le contenu. Et c'est cette ignorance qui ne lui permet de voir ni qu'en procédant par voie de définition, de division, etc., c'est à la nécessité des déterminations de la notion qu'elle obéit, ni où sont ses limites, ni, lorsqu'elle franchit ces limites, qu'elle se trouve dans un champ où les déterminations de l'entendement, qu'elle s'obstine cependant à employer d'une façon grossière, n'ont plus de valeur.

§ CGXXXll.

La nécessité que la connaissance finie produit dans la démonstration n'est d'abord qu'une nécessité extérieure et déterminée pour l'intelligence subjective. Cependant cette connaissance s'est elle-même affranchie dans la nécessité comme telle de sa présupposition et de son point de départ, c'est-à-dire de ce contenu qu'elle trouve devant

ISOTION. IDÉE. 3G5

elle et qui lui est donné. La nécessité comme (elle est la notion qui est en rapport avec elle-même. L'idée subjective a par là atteint ce point où son contenu est déterminé en et pour soi, où il ne lui est point donné, et, par suite, il lui est immanent comme à son sujet, et passe ainsi dans l'idée du vouloir.

Zusatz. La nécessité à laquelle atteint la connaissance par la démonstration est le contraire de ce qu'on avait à son point de départ. Au point de départ, la connaissance avait un contenu donné et contingent. Maintenant, à la conclusion de son mouvement, elle connaît le contenu comme un contenu nécessaire, et celte nécessité est médiatisée par l'activité subjective. C'est ici que réside le passage de l'idée de la connaissance à l'idée de la volonté. Considéré ensuite de plus près, ce passage consiste à saisir l'universel dans sa vérité comme subjectivité, comme notion qui se meut elle-même, comme notion active et qui engendre les diverses déterminations (1).

(t) Le premier moment de la connaissance synthétique est la définition. La définition ramène les éléments de l'objet que l'analyse a séparés à une certaine unité. Et cette unité, elle la forme en renfermant ces éléments dans une limite déterminée. Comme cette détermination n'est qu'une détermination relative, la définition contient nécessairement deux éléments : l'élément général et commun, le genre, et l'élément particulier et distinctif, la différence spécifique. Mais, par cela même que la définition n'exprime que ces deux éléments abstraits de l'objet, elle ne donne pas l'objet en son entier, dans son existence concrète et réelle. Elle donne, par exemple, de l'homme, l'animalité et la raison; de l'État, l'association et la justice. Mais ces deux éléments sont loin d'épuiser l'idée de l'homme ou de l'État, et d'embrasser toutes les propriétés, tous les rapports et toutes les oppositions qui constituent la réalité de ces objets. De plus, dans renonciation du genre et de la différence spécifique, la déûnition ne suit aucun critérium fixe et vraiment rationnel, mais elle s'appuie sur l'opinion, sur l'habitude, ou sur une comparaison extérieure et empirique. En d'autres termes, elle prend l'objet à définir, elle le rapproche d'un

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