‹ Logique de HâegelChapitre 69 sur 134 · LVIII · texte numérisé non relu

LVIII

Maintenant si dans cette idée de finalité Ton enlève le rapport de l'entendement, c'est-à-dire le rapport de fin et

(1) lu denken geben : qui invitent à penser, c'est-à-dire â penser l'idée.

(2) Geschmacks Urtheit : jugement du goût : la critique de l'art où l'entendement intervient avec ses catégories.

(3) Kant distingue le jugement réfléchissant du jugement déterminant. La faculté de juger est, suivant lui, la faculté de penser le particulier sous ou dans le général. Lorsque le général est donné, le jugement qui y rattache (subsumirt) le particulier est déterminant ; lorsqu'au contraire c'est le particulier qui est donné, et qu'il faut trouver le général, le jugement est réflé' chissant. Voyez sur cette distinction : Grande logique, liv. II,Ire partie, p. 21.

(4) Voy. sur ce point : Philosophie de la nature, § 336 et suivants.

de moyen, de sujet et d'objet, il ne restera, suivant Kant, ici aussi dans la contradiction (1), que la fin comme cause qui existe et agit seulement à litre de représentation, c'està-dire à titre d'élément subjectif. Par conséquent, la finalité est, elle aussi, un principe qui n'existe que dans notre entendement.

REMARQUE

Il faut remarquer que si, d'après le premier résultat de la philosophie critique, la raison ne peut connaître que les phénomènes, on pourrait du moins choisir pour ce qui concerne la nature vivante entre deux façons de penser également subjectives, et suivant l'exposition kantienne elle-même on devrait ne pas s'en tenir, lorsqu'il s'agit de la connaissance des produits de la nature, aux simples catégories de cause et d'effet, de composition, de parties, etc. Le principe de finalité interne suivi et développé avec fermeté dans ses applications scientifiques aurait conduit à des considérations profondes et d'une tout autre signification.

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