‹ Logique de Hegel (volume 2)Chapitre 36 sur 72 · S XXIV · texte numérisé non relu

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D'après ces déterminations, il faudra attribuer à la pensée une valeur objective. Il faudra aussi accorder la même valeur aux formes dont s'occupe la logique ordinaire, et qu'on a coutume de regarder comme do simples formes de la pensée réfléchie (1). A ce point de vue, la logique se confond avec la métaphysique, qui est la science des réalités saisies dans la pensée, laquelle, par cela même, exprime Tessence des choses.

HEM ARQUÉ

Le rapport de ces formes, tels que la notion, le jugement, le syllogisme, avec d'autres formes, telle

(1) Des hewussien Denkent de la pensée qui est accompagnée de conscience. C'est-à-dire que la logique ordinaire ne considère Cos formes que comme des prpdédés que la pensée scientifique emploie d'une manière régulière pour arriver à la connaissance^ tandis qu*aux yeux de Hegel, ces formes étant des éléments esftentielsdes choses, ont un sens et une aptilicatidn métaphysiques.

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que la notion de causalité ^ ne peut se produire que dans le domaine de la logique elle-même. Il est bon cependant d'insister d'avance sur ce point, à savoir, que, lorsque la pensée cherche à se faire une notion des choses, celte notion, — et par conséquent aussi ses formes les plus immédiates, le jugement et le syllogisme, — elle* ne peut la tirer de déterminations et de rapports qui n'appartiennent point aux choses , et qui leur sont éti*angcrs. La réflexion, on l'a déjà fait observer, conduit la pensée à ce qu'il y a d'universel dans les êtres, et l'universel est aussi un moment de la notion. Dire que l'entendement est ce qu'il y a de l'ationnel dans le monde , c'est dire qu'il contient des pensées objectives. Mais cette expression est insuflisanté, parce que Ton a trop l'habitude de n'attribuer la pensée qu'à l'esprit et à la conscience, et de n'attribuer une réalité objective qu'aux choses qui n'appartiennent pas à l'esprit '1).

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