S XXXI
Les représentations de l'âme, de Dieu et du monde apparaissent d'abord à l'esprit comme se suffisant à elles-mêmes, et comme ayant une base indépendante. Mais si on les considère ainsi, on y mêlera. un élément subjectif, et, en ce cas, elles pourront recevoir des significations différentes. C'est à la pensée que
(1) Fertige gegebene SubjeUe. Un sujet qui est donné d'avance comme achevé , c'est-à-dire que cette métaphysique prend un sujet — ici Fentendement — tel que la représentation le lui donne, et puis elle y ajoute des attributs, ce qui fait que le su* jet et les attributs paraissent n'être liés que par des rapports purement accidentels et extérieurs, et que lorsqu'il s'agit de savoir si tel prédicat convient à tel sujet, onn'a d'autre règle qu'une représentation éj^alemeat ar]}itraire et ei^térieure.
ces représentations doivent d'être déterminées d'une manière précise. Et c'est là ce qu'exprime chaque proposition, où le prédicat — c'est-à-dire une détermination de la pensée — • indique ce qu'est le sujet, c'est-à-dire la représentation à sa première apparition dans Tesprit.
REMARQUE
Dans la proposition Dieu est éteimel^ etc., on commence par poser une représentation, Dieu, mais Ton ignore ce qu'il est. C'est le prédicat qui Texprimera. Par conséquent, dans la logique, où le contenu n'est déterminé que sous la forme de pensée, il n'est pas seulement inutile de faire de ces déterminations des prédicats de propositions dont ce sujet serait Dieu ou un absolu indéterminé, mais il y a aussi un inconvénient à ne pas les énoncer d'une manière con^ forme à la nature de la pensée. La forme de la proposition ou du jugement n'est pas propre à exprimer la pensée concrète (et le vrai c'est le concret) et spéculative. Le jugement est incomplet, quant à* sa forme, et y partant, il est insuffisant (1),
(OVoicilesens dece paragraphe/C'est surtout le prédicat qui dé* termine la valeur de la proposition, parce que c*est le prédicat qui exprime ce qu'une chose est, et qui est, par conséquent, le résultat de la pensée réfléchie. Dans cette proposition, Dieu est étemel^ le sujet Dieu n*est qu une représentation vague et indéterminée avant que le prédicat étemel ne vienne en fixer le sens et la na<-