LIÉ LOGIQUE FORMELLE CONSIDÉRÉE ABSTRACTIVEMENT
est un élément plus indéterminé que l'espèce, exprime la matière, et l'espèce , par là même qu'elle est plus déterminée que le genre, exprime la forme. Mais ces considérations appartiennent à l'ontologie et à la métaphysique, et elles n'ont un sens qu'autant qu'on reconnaît un rapport, et un rapport intime, entre la logique et la métaphysique , et par conséquent, ceux qui commencent par établir une séparation entre ces deux sciences, et qui prétendent qu'elles n'ont rien de commun entre elles, n'ont pas le droit d'introduire ces considérations et ces définitions dans la logique. En outre, si le genre ne comprend que métaphoriquement l'espèce, en ce cas, le sujet do la majeure et le sujet de la mineure ne seront contenus que métaphoriquement dans leurs attributs , et ainsi le syllogisme ne sera qu'une combinaison de métaphores, c'est-à-dire que le syllogisme qui doit démontrer, et en démontrant rendre les idées claires et distinctes, expliquer directement les choses et établir en Ire elles des rapports nécessaires et absolus, ira en quelque sorte au rebours de l'intelligence, et de ce que lui-même nous promet. Car l'intelligence' cherche le sens propre et direct, et l'enchaînement objectif et nécessaire des choses, et c'est là aussi ce que nous promet, mais ce que ne saurait accomplir le syllogisme, s'il est vrai qu'il ne se compose que d'éléments métaphoriques. Mais ce qu'il y a de plus étrange dans ce passage , c'est que l'espèce y est d'abord préseirtée comme exprimant V essence
entière des chose*, et quelques ligne* plus lias, Y individu y est donné comme plus riclie et plus complet que l'espèce. Or, peut-on concevoir rien de plus illogique qu'une telle proposition? Peut-on concevoir, veux-je dire, qu'il y ait un principe plus riche et plus complet que V essence même des choses ?