II AVERTISSEMENT
et elles sont prêtes depuis l'époque où j'ai publié morflntroduction à la philosophie de Hegel.
Ayant exposé et discuté, clans ce dernier ouvrage, les principes fondamentaux de la philosophie de Hegel, et y ayant présenté l'ensemble du système, j'aurais pu me borner à donner la simple traduction de chacune des parties qui le composent, en l'accompagnant d'un commentaire, ftfais en examinant la chose de plus près, j'ai vu qu'une introduction spéciale et se rapportant directement à chacune de ces parties était indispensable, ou que du moins elle rendrait mon travail plus complet. J'ai donc fait précéder la logique, et l'introduction générale que Hegel a mise en tête de son Encyclopédie, dune [introduction , dans laquelle je me suis appliqué, d'une part, à faire ressortir les lacunes, l'impuissance et les erreurs de l'ancienne logique, et d'autre part, j'ai examiné et discuté certains points essentiels, certains principes fondamentaux qui doivent faciliter au lecteur l'intelligence de la logique hégélienne. Quant à cette logique, je la donne telle que je l'ai promise dans mon Introduction à la philosophie de Hegel, c'est-à-dire, je donne la traduction littérale de la logique, telle qu'elle se trouve dans ce que j'ai appelé la petite Encyclopédie. Quelques explications sont nécessaires pour faire comprendre au lecteur la nature du travail qu'il a devant lui. Hegel a publié trois logiques. H a d'abord publié sa logique en deux volumes , dont
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les deux premières parties, savoir : la Science de l'Être et la Science de l'Essence, parurent en 1812, et la troisième partie, la Science de la Notion, parut en 1816. C'est ce que j'ai appelé la Grande Logique, parce qu'elle contient les théories et les déductions hégéliennes avec tous leurs développements et leurs détails, et dans toute leur rigueur. Un an plus tard, c'est-k-dire en 1817, Hegel publia une première esquisse de son système, ou la première édition de son Encyclopédie. C'est ce que j'ai appelé la petite Encyclopédie. Dans cette esquisse, la logique ainsi que les autres parties du système se trouvent réduites à une suite de thèses, ou propositions sommaires dans lesquelles Hegel a résumé et condensé ses théories et ses déductions. C'était, du reste, une espèce de manuel qu'il destinait plutôt à ses disciples qu'au public, et qu'il développait et complétait soit par les explications données du haut de sa chaire, soit par la publication d'autres grands ouvrages, tels que la Philosophie du Droit, la Philosophie de la Religion, etc. Mais il comprit bientôt, ou on lui fit comprendre qu'un tel livre était lettre close , non-seulement pour les non initiés, mais pour les initiés et ses disciples euxmêmes, et que sa pensée, déjà fort difficile à saisir, lorsqu'elle était présentée avectors ses développements , devenait inaccessible lorsqu'elle était condensée dans quelques propositions, et enveloppée dans des formes qui sortent des habitudes ordinaires