IV AVERTISSEMENT
du langage. C'est alors qu'il publia (1827) une seconde édition de son Encyclopédie (1) dans laquelle il ajouta une sorte de commentaire, sous forme de corollaires {Zusatz) qui suivent la proposition principale, et qui l'expliquent et la développent, mais qui ne reproduisent pas la démonstration directe et rigoureuse, et ne contiennent que des considérations exotériques , ou des applications et des exemples. C'est cette Encyclopédie que j'ai appelée la Grande ^Encyclopédie. Placé, dans le choix que j'avais à faire, en présence de ces trois logiques, c'est pour la logique de la petite Encyclopédie que je me suis décidé. Voici les raisons qui m'y ont engagé. Et d abord une traduction littérale de la logique de la Grande Encyclopédie eût été insuffisante, et cela par la raison que je viens d'indiquer; par la raison, veux-je dire, que le commentaire qui l'accompagne ne contient que des considérations extérieures et qui ne font pas suffisamment entrer dans la vraie signification, et dans l'enchaînement de la déduction
(1) Je dis une seconde édition de l'Encyclopédie, mais il serait plus exact de dire , une seconde édition de la Logique de l'Encyclopédie. Car les deux autres parties de la grande Encyclopédie n'ont paru qu'après la mort de Hegel, dans l'édition complète de ses œuvres qui a été publiée par le soin de ses disciples et de ses amis'. La Philosophie de la Nature a été éditée par Michelet, et la Philosophie de l'Esprit, par Boumann. Et ces deux ouvrages ont été rédigés sur les manuscrits de Hegel, et sur les cahiers de ceux d'entre ses disciples qui avaient suivi régulièrement 9es leçons.