‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 65 sur 89 · S XLV · texte numérisé non relu

S XLV

C'est la raison, la faculté des principes inconditionnels qui connaît la condition de l'expérience. Ce que

(1) Hegel veut dire que la chose-en-soi, telle que l'entend tant, qui la considère comme un objet transcendant séparé du sujet et de l'expérience, n'est que cette identité abstraite que Kant lui-même a rangée parmi ces catégories, ou, pour parler avec plus de précision, la chosc-en-soi ne forme qu'un moment immédiat dans 1$ catégorie de l'essence, comme on peut le voir dans la Logique, § cxxiv et suiv. Hegel dit qu'elle n'est que J'identité vide, parce qu elle ne forme qu'un moment immédiat qui, dans Y essence, est l'identité.

l'on entend ici par objet de la raison, c'est-à-dire par inconditionnel ou par infini, n'est rien autre chose que l'être identique à soi, ou bien cette identité primitive du moi dans la pensée dont on a parlé précédemment (1). La raison, c'est ce moi abstrait, ou la pensée qui se donne pour objet, ou pour fin cette identité pure (2). L'expérience ne saurait atteindre à cette identité indéterminée, parce que son contenu est déterminé. Si Ton considère l'inconditionnel comme formant la connaissance réelle et absolue de la ratson (l'idée), la connaissance expérimentale ne sera ( plus qu'une illusion et une apparence.

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