‹ Logique de Hegel (volume 3)Chapitre 72 sur 89 · LVI · texte numérisé non relu

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Ici Kant établit entre le général qui est l'objet de l'entendement, et le particulier qui est l'objet de l'intuition, un tout autre rapport que dans sa doctrine delà raison théorètique et de la raison pratique. Mais il n'y pose pas en principe que le vrai réside dans ce rapport et dans cette unité , lesquels sont plutôt donnés par lui tels qu'ils se produisent dans l'expérience et les manifestations finies. ^Cette expérience

(1 ) Car ils ne contiennent qu'imparfaitement ridée. Voy. Introd. à la Philosophie de Hegel, ch. VI, § iv.

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est, d'une part, dans le siyet, le signe de génie, lequel consiste dans la faculté de produire des idées esthétiques, c'est-à-dire des libres représentations de l'imagination dont l'objet est la manifestation d une idée, et qui provoquent la réflexion, bien que leur contenu ne soit pas ramené à une notion, et qu'il ne puisse y être ramené ; elle est, d'autre part, le signe du goût qui consiste dans le sentiment de l'accord de la libre représentation ou intuition extérieure de l'idée et des lois de l'entendement.

Sivn.

Le principe du jugement réfléchissant (1) est ensuite déterminé à l'égard des produits vivants de la nature comme but, comme notion active et comme principe universel déterminant et déterminé. On éloigne de ce principe toute représentation de finalité extérieure et finie. Car ici le but n'est qu'un moyen, et la matière où il se réalise n'est qu'une forme purement extérieure, tandis que chez l'être vivant le but est le principe actif et la détermination immanente de la matière, et

(I) Kant distingue le jugement réfléchissant du jugement déterminant. La facuhé de juger est pour lui la faculté de penser le particulier sous le général. Lorsque le général est donné, le jugement qui y rattache — Subsumirt—\e particulier est déterminant. Lorsque c'est le particulier qui est donné, et qu'il faut trouver le général, le jugement est réfléchissant. Voy. une critique de cette distinction, Grande Logique, liv. II, I" part., p. 21.

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tons les membres sont l'un à l'égard de l'autre but et moyen à h fois.

S LVffl.

Si dans l'idée de finalité l'on supprime le rapport du but et du moyen, du sujet et de l'objet, le but deviendra une cause qui n'agît et n existe que dans nos représentations , c'est-à-dire, une cause purement sulgective, et la détermination du but ne sera qu'une rè^le de jugement pour l'entendement.

D faut remarquer que si d après le premier résultat de la philosophie critique, la raison ne peut connaître que les phénomènes, Ton pourra au moins choisir, pour ce qui concerne la nature vivante, entre deux lois de la pensée également subjectives, et il faudra, d après l'exposition de Kant lui-même, admettre pour la connaissance des produits de la nature d autres conditions que les catégories de qualité* de cause d d'effet, de composition* de parties* etc- Le principe de la finalité interne de la nature, suivi et développé avec fermeté dans ses applications scientifiques, aurait conduit à des considérations profondes et d'une toute autre signification.

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