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c) Dans la critique du jugement réfléchissant. Ton suppose l'existence d'un entendement intuitif, c'està-dire, d'un entendement où le particulier qui n'a qu'une existence contingente à l'égard du général, (l'identité abstraite) (1) et qui ne peut en être déduit, est cependant déterminé par le général, ce qui a lieu dans les produits de l'art et de la nature organique (2).
H oTest pas le bien, ce bien concret et réel, qui doit se manifester et se réaliser à travers les oppositions de la Nature et de l'Esprit.
(l ) Cest une identité abstraite en ce sens qn'ellene contient pas la différence. Voy. Logiqut, II* part, et mon tuirod., ch. XI, p. 93.
(t) Suivant Kant, les lois de la raison théorètiqne n'ont qu'une valeur formelle et subjective; et les lois de fat raison pratique ont, an contraire, une application et un sens objectifs. Hais fat raison spéculative et la raison pratique, qui sont d'abord séparées, se trouvent réunies dans le jugement rl/tédfaantf , qui consiste à rattacher des événements et des produits contingents et particuliers à un principe général. Le principe suprême du jugemot réfiéMssmt est le principe de finalité. D'après ce principe, l'on suppose l'existence objective d'un entendement qui rgit
REMARQUE
La critique du jugement a cela de remarquable, que Kant s'y est élevé jusqu'à Vidée. Un entendement intuitif, une finalité intérieure, etc . , ne sont autre chose que l'universel dans sa forme concrète. C'est seulement ici que la philosophie kantienne prend un caractère vraiment spéculatif. Plusieurs, et nommément Schiller, ont cherché dans l'idée de l'art le moyen de sortir des abstractions de l'entendement, et l'unité de la pensée et de la représentation sensible (1). D'autres ont cherché cette unité dans l'intuition et la conscience de la vie, de la vie naturelle et de la vie intellectuelle. Mais les produits de l'art, ainsi que l'indi-
avec conscience, qui dispose et façonne intérieurement les êtres en vue d'une fin. Cette finalité se manifeste principalement dans la nature chez les êtres vivants et organiques, et dans l'esprit chez^les produits de l'art. Car dans l'art on part de la réalité objective de l'idée, et de l'appropriation de l'œuvre d'art à sa manifestation. Ainsi, l'idée de finalité n'est plus ici une simple forme de la pensée, mais elle a une valeur objective et pratique. Cependant, Kant finit par retomber dans son premier point de vue, et par nier qu'il y ait une finalité réelle dans le monde. Voy. pins bas, \% lvh et lx, sur la finalité et Vidée, JJ cciv et suiv., et sur la réflexion en général, Logique, II e part.
(1) Conf. les écrits de Schiller sur l'esthétique. C'est un point de vue analogue à celui de Schelling. Voy. mon Mrod. à lu Philosophie de Hegel, ch. I er .
vidu$lité vivante, sont limités quant à leur contenu (1).
Chez Kant, au contraire, le postulat de l'harmonie de la nature, ou de la nécessité et de la fin de la liberté , et ce principe que la fin du monde se trouve réalisée dans les choses, présentent ridée comme embrassant la totalité du contenu. Mais la pensée timide de Kant recule devant cette haute idée de finalité et de sa réalisation objective, et maintient la séparation de la notion et de la réalité. Cependant les êtres vivants et organiques, ainsi que les produits de l'art, prouvent, même dans le champ de l'expérience, la réalité de l'idéal. Les réflexions de Kant, à ce sujet, sont propres à élever l'esprit à la vraie connaissance de l'idée.