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QUAUTÉ. il
autre chose que Têtre. Mais l'être pur ne serait plus ici, en réalité, Tétre abstrait, mais Tétre, ou la pensée pure, ou l'intuition qui contient la médiation (1). Si l'on considère Fétre comme un des prédicats de l'absolu, on aura la définition « r absolu est l'être » ; c'est la définition la plus élémentaire, la plus abstraite et la plus vide. C'est la définition des Éléates, et aussi la définition fameuse par laquelle Dieu est représenté comme \ essence {Inbeginff) de toutes les réalités. On fait abstraction de. la limitation qui se trouve dans toute réalité, et Dieu est pensé comme le seul être réel, comme Vêtre qui fait le fond de toute réalitéy et comme la seule réalité. Mais comme la réalité contient déjà une détermination réfléchie, cette définition est celle du dieu de Spinoza, qui, suivant Jacobi, est le principe de l'être dans toutes les existences (2).
(i) Il veut dire que, si Ton suppose qu'il faut commencer par le principe moit=imoi (Fichte) ou \i2S Vinluiiion intellectuelle (Sçhelling), on admettra par là implicitement qu'il n*y a rien avant ce commencement, et que, par conséquent , on a là la détermination la plus abstraite et la plus indéterminée. Ce qui revient à ilire qu'il faut commencer par Télém^ent le plus simple et le plus abstrait,lequel n'est ni le wo?«»iot, ni une autre détermination quelconque, mais bien Vétre pur, car toutes les autres le supposent. — Sur la nécessité de commencer par un principe immédiat, Voy. Grande Logique, p. 59 et suiv.
(^) Autre chose est dire que Dieu est Vêtre, autre chose qu'il est Vêtre le plus réel; car, en Dieu considéré comme être il n'y a que l'être, c'est-à-dire la détermination la plus abstraite et la plus vide de la notion, tandis qu'en Dieu considéré comme
12 LA SCIENCE DE l'ÊTRE.