‹ Logique de HegelChapitre 9 sur 137 · S LXXXVI · texte numérisé non relu

S LXXXVI

C'est par Vêtre pur que Ton doit commencer, parce que l'être pur est aussi bien pensée pure, qu'être

(i) Dans ces propositions: « L'être a telle ou telle qualité, » oa bien : « L'absoh est l'être, » le prédicat exprimera la diiïérence, et, partant, la finité. Mais la forme de la proposition n'est pas adéquate à l'expression du vrai; car, dans la proposition, oa dans la définition, l'élément déterminé et déterminant est le prédicat, et le sujet sans le prédicat apparaît comme un élément indéterminé. Ainsi, si dans la proposition Dieu, ou l'Absolu est bûn, tout-puissant, etc., on retranche l'attribut, le sujet n'aura plus qu'un sens indéterminé. Il faut» par conséquent, éloigner ici de l'esprit cette forme de la pensée et né pas se représenter le mouvement des déterminations logiques comme une suite de propositions, mais s'attacher ^ saisir les pensées pures dan^

iO LA SCIENCE DE l'ÊTRE.

immédiat, simple et indéterminé, et que le commen-^ cément, sans être médiatisé, doit pouvoir être ulté^ rieurement déterminé.

REMARQUE

Tous les doutes et toutes les objecti(jns qu'on peut présenter contre le commencement de la science par Vêtrc pur et abstrait, viennent de ce qu'on ne se fait pas une idée nette de. la nature de ce commencement. On pourra déterminer Tètre comme moi=moiy comme indifférence ou identité absolue, etc. On pourra également partir d'une vérité incontestable, de la certitude de sa propre existence , d'une définition ou de l'intuition d'une vérité absolue, et on pourra considérer ces formes ei d'autres semblables, comme constituant le commencement. Mais comme elles contiennent un moyen terme, elles ne peuvent former le vrai commencement. Car il y a médiation dans un terme qui provient d'un autre terme et qui passe dans un autre, ou qui sort de termes différents. Et lors même qu'on prendrait comme point de départ le moi =moi ou V intuition intellectuelle, on ne trouverait dans cette forme pure et immédiate rien

leurs rapports et leur développement nécessaires. Il ne faut pas oublier que les mots sujet et prédicat n'ont dans la logique hégélienne, ni le môme sens, ni la même importance que dans la logique ordinaire. Conf. § xxxi, et plus bas, ^§ lxxxthi et clxvi, Jnirod, à la Phil. de Hegel, ch.V, Ç i» ^l vol. 1", Inirod. de Hegel,

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