S CLXXXIV
Les déterminations de ce syllogisme sont aj tout à fait accidentelles. Car le moyen c'est le particulier abstrait, et il n'est, à ce titre, qu'une des détermina- Lilitcs du sujet, lequel est un terme immédiat et concret qui peut avoir plusieurs déterminabilités, et, par conséquent, être lié à plusieurs prédicats; et comme un terme particulier peut, lui aussi, contenir plusieurs déterminations, le sujet peut, pour cette même raison, être mis en rapport, par le même moyen terme, avec des prédicats différents.
REMARQUE
Le syllogisme formel est d'un usage trop ordinaire pour qu'on ait pu voir son insuffisance, et qu'on ait cherché à la faire ressortir comme nous le faisons ici. Ce paragraphe et les suivants sont destinés à établir que ce syllogisme ne contient pas la vérité.
D'après ce qui précède Ton voit que les choses les plus diverses peuvent être démontrées, comme on dit, par cette forme du syllogisme. Il suffît pour cela de prendre un moyen terme qui puisse unir les deux extrêmes. Mais un seul moyen pourra servir de base à plusieurs démonstrations, et même à des démonstrations contraires (1).
Plus un objet est concret, et plus il contient d'éléments différents qui peuvent servir de moyens ter- Ci) Conf. mon ïntrod, vol. I", ch. Xïl, p, 134 et suiv.
SYLLOGISME QUAUTATIF. 269
mes. Pour savoir lequel de ces éléments est plus essentiel que Vautre, il faut avoir recours à un autre syllogisme qui se renfermera dans la déterminabilité ainsi individualisée (1), et dans laquelle on pourra facilement trouver un côté, un point de vue, qui la marquera d'un caractère essentiel et nécessaire (2).