‹ Logique de HegelChapitre 99 sur 137 · S CLXXXII · texte numérisé non relu

S CLXXXII

Lo syllogisme immédiat est celui où les déterminations de la notion sont à Tétat abstrait et dans un rapport extérieur entre elles. Les deux extrêmes sont l'individuel et l'universel, et la notion qui les unit comme moyen terme, n'est ici que le particulier abstrait. Les deux extrêmes sont posés comme subsistant par eux-mêmes, et comme dans un état d'indifférence, soit dans leur rapport réciproque, soit

(\) « On n'accorde, dit Hegel (Grande Encyclop,^ ^ clxxxi), ordinairement au syllogisme d'antre valeur que celle qu'on accorde à la notion et au jugement , c'est-àrdire , on ne le considère que comme une forme de notre pensée subjective, en ajoutant que le jugement trouve son fondement dans le syllogisme. Cependant, ce passage du jugement au syllogisme n'est pas le fait de noire pensée subjective, mais c'est le jugement lui-même qui se détermine comme syllogisme, et qui revient par là à l'unité de la notion. C'est le jugement apodictique qui amène ce passage. Dans ce jugement, on a Vindividuel qui, par sa nature particulière, se met en rapport avec Vuniversel, Le particulier apparaît ici comme le moyen terme entre l'individuel et Tuniver- Hul, ot c*est là le point de départ du syllogisme, dont les dévoloppoinents ulténMjjMonsidérés au point de vue formel, conniïilcut ou ce ^^^^fchriduel et l'universel doivent prendre charun la pla^ V^ior» 6t amener ainsi le passage de Té-

t.it HUhjoctif JF Wf de la notion. »

dans leur rapport avec le moyeu. Ce syllogisme constitue par conséquent^ un moment de la raison qui n'est pas conforme à la notion (1). C'est le syllogisme formel de Ve^Uendement. Ici le sujet est renfermé dans une détermination qui lui est étrangère ; ou, ce qui revient au même, cette forme de médiation fait rentrer dans Tuniversel un sujet qui lui est extérieur (2). Le syllogisme vraiment rationnel , au contraire , est celui où la médiation se fait de telle façon, que le sujet en rentrant dans l'universel ne fait que rentrer en lui-même. Il se pose par là comme sujet achevé, comme sujet qui renferme en lui-même le syllogisme de la raison (3).

(i) Dos Vemânfttge aU begrifflos. Parce que dans le syllogisme formel la notion ^*y est qu'imparfaitement.

(S) Ein ihm dusserUche. Ainsi que cela a lieu dans le syllogisme qualitatif.

(3) Ainsi que cela a lieu dans le syllogisme de la nécessité. « Conformément à ce qui a été dit dans W. paragraphe précédent, dit Hegel (Grande Encyclopédie, $ cixxxii), touchant le syllogisme considéré comme forme de la raison, il y en a qui ont défini, eu effet, laraisoD, la faculté de raisonner, mais qui ont attrihué à Tentendement la faculté de former des notions. Mais , outre que celte conception repose sur cette manière superficielle de se représenter Tesprit comme une collection de forces ou de facultés juxtaposées, il faut remarquer à Tégard de cette identification de Tentendemcnt avec la notion, et de la raison avec le syllogisme, que la notion est tout aussi peu une simple détermination de l'entendement^ que le syllogisme sans la notion n'est une opération de la raison. Le syllogisme dont traite la logique formelle, n'est autre chose que le syllogisme de Tentendement; et c'est ce syllogisme qu'on a tort de considérer comme la forme de la

REMARQUE

Dans les recherches qui vont suivre le syllogisme de Tentendement conservera sa signification ordinaire ; il n'aura qu'une valeur subjective, cette valeur qu'on lui accorde quand on dit c'est nous qui le faisons. Et, en effet, c'est là sa signification, mais il a en même temps, une signification objective, laquelle consiste à exprimer la finité des choses, et ' cela suivant la détermination que la forme atteint ici. Car dans les êtres finis le sujet en tant que chose (1), est séparable de ses propriétés, c'est-à-dire du particulier, et partant de l'universel, soit que celuici constitue une simple qualité de la chose et sa con-

raison. Quant à la notion, si elle n'apparaît que comme une simple forme de Tenlendement, il faut Fattribuer à Tentendement abstrait et vide qui Ta dépouillée de sa nature concrète et de sa réalité. On a divisé aussi les notions en simples notions de Tentendement, et en notions de la raison. Mais en réalité il n'y a pas deux espèces différentes de notions, et cette distinoUon n*est que le faH de notre pensée subjective qui tantôt s'arrête i la forme négative et abstraite de la notion , et tantôt saisit la notion dans sa nature positive et concrète. Ainsi, par exemple , on n'a qu'une notion de l'entendement, si on se représente la liberté dans son état abstrait et comme opposée à la nécessité , tandis qu'on en a une notion vraie et rationnelle, si on se la représente comme enveloppant la nécessité. On a aussi une notion de l'entenden>ent dans la définition que le déisme donne de la divinité, tandis que la doctrine chrétienne de la Trinité contient la vraie notion de Dieu. » Conf. § 458, p. 189.

(1) îÂe Subjectwitat als Dmgheit en tant q}iecho8éité,Yoy. §§129 et suiy.

nexion extérieure avec d'autres choses^ soit qu'il constitue son genre et sa notion (1).

a) Syllogisme qualitatif.

S CLXxxin.

Le premier syllogisme est le syllogisme de Veods-tencCf ou le syllogisme qualitatif j comme on l'a déjà indiqué dans le paragraphe précédent.

1** Sa forme est: E — ^B — A, c'est-à-dire qu'un sujet se trouve compris, comme individu, dans une déterminabilité générale par l'intermédiaire d'une qualité.

REMARQUE

Que le sujet [terminus minor) ait d'autres déterminations que celle d'être un individu, et que Vautre extrême (terminus major, le prédicat delà conclusion) ait aussi d'autres déterminations que celle d'être l'universel, c'est là un point qu'il ne faut pas considérer ici. Ce qu'il faut considérer ce sont seulement les formes à l'aide desquelles ces termes construisent le syllogisme

(1) La unité n'est plus ici la finité telle qu'elle s'est produite dans les sphères précédentes , tnais dans la nature et le rapport des termes tels qu'ils se produisent dons le syllogisme. Les êtres finis contiennent les trois éléments du syllogisme, mais comme ces éléments sont encore extérieurs l'un à l'autre, le sujet n'est pas ici l'individualité parfaite de la notion, mais une chose qui ne contient qu'imparfaitement la notion et qui peut en être séparée^

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