MATIÈRES
diatement sur lui-même, ce qui fait que les propriéités sont identiques à elles-mêmes, indépendantes et affranchie du lien qui les unit dans la chose. Mais comme elles sont des déterminabilités de la chose, qui, en tant qu'elles se réfléchissent sur elles-mêmes, diffèrent les unes des autres , elles ne sont pas des choses, en tant que choses concrètes; mais elles sont des existences réfléchies sur elles-mêmes ou des déterminabilités abstraites; ce sont, en d'autres termes, à.e>% matières (1).
dents, mais parce qu'elle n'est qu*^» soi; ce qui veut dire qu'elle ne se maintient dans cet état de réflexion abstraite sur elle-mùme qu'autant qu'elle n'est pas autre qu'elle-même, ou qu'elle n'est pas pour un autre que pour soi. Il y a donc une autre chose que la chose en soi, et cette autre chose n'est, à son tour, qu'une chose en soi. On a, par conséquent, deux choses, ou plusieurs choses qui se réfléchissent sur elles-mômes, et qui ne se réfléchissent sur elles-mômes qu^autant qu'elles ne se réfléchissent pas sur uue chose autre qu'elles-mêmes. Ce qui veut dire que la chose ne se réfléchit sur clle«-même qu'autant qu'elle repousse les choses autres qu'elle-même, et qu'elle ne les repousse qu'en étant en rapport avec elles. C'est là ce qui introduit dans la chose le moment de la réflexion extérieure. La chose n'est en rapport avec elle-même qu'en étant en rapport avec une chose autre qu'elle-même, et cette chose autre qu'elle-même qui se distingue de la chose, mais qui est en rapport avec elle, est la propriété (Eigemchaft).
(0 Materieriy Sioffen; Matières, Substances. — Il veut dire que les propriétés apparaissent d'abord comme des éléments qui se iréfléchissent sur eux-mêmes, et qui, tout en étant en rapport avec la chose, sont indépendants d'elle, et que, par conséquent» elles apparaissent comme ayant une raison d'être autre que la
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REMARQUE
Les matières, telles que les matières magnétiques et. électriques, ne sont pas appelées des choses : ce sont des qualités spéciales* qui ne font qu'un avec leur être.' Elles forment un état immédiat , mais en même temps réfléchi, c'est-à-dire un état qui contient V existence ( 1 ) .
Yâison d'être de la chose ; de sorte qu'elles ne sont pas des choses concrètes , des choses auxquelles les propriétés adhèrent, mais des déterminabilités abstraites , ou des matières, — Voy. notes suiv.
{\) La chimie nous fournit un exemple de ce passage des propriétés aux matières ou substances, en ce qu'elle considère la couleur, l'odeur, Tamer, Tacide, etc., comme des substances colorantes, odorantes, etc. On dit aussi que les choses sont composées de substances ; mais comme on présuppose ces termes, et qu'on les prend au hasard, on ne dit pas en quoi ces substances diffèrent des choses, ou si elles sont eUes-mômes des choses. Ici Ton a un moment dans le mouvement réfléchi de la chose ; c'est-àdire la chose est ici composée de substances , de sorte que ces substances sont indépendantes de la chose et peuvent subsister sans elle. Mais cela n'est vrai que dans les limites de ce moment de la notion, car en dehors de ces limites la chose et les substances se comportent différemment , et sont soumises à de nouveaux rapports. Ainsi, par exemple, la géognosie considère avec raison le granit comme composé de quartz, de feldspath et de mica. Ces substances dont se compose la chose sont , elles aussi, des choses, qui comme telles peuvent être divisées en d'autres substances moins concrètes, par exemple en acide sulfurique, qui se compose lui-même de soufre et d'acide. Mais cette catégorie et ces rapports ne pourraient plus s'appliquer à l'animal, par exemple, qui se compose aussi de parties, d'os, de muscles, de nerfs, etc., mais des parties ainsi consti-
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