‹ Logique de HegelChapitre 42 sur 137 · S CXXVIII · texte numérisé non relu

S CXXVIII

/) La matière, en tant qu'unité immédiate de l'exis-

tuées qa^elles ne peuvent subsister que par et dans leur union, et qu'elles cessent d'exister comme telles lorsqu'elles sont séparées.

(1) Sie (Die Materie) ist die daseyende Dingheit — la ckoséité existante. Une matière peut être considérée comme constituant une propriété, et en ce cas elle est un élément abstrait et indéterminé ; a^5/rai/, parce qu'elle ne se sufiQt pas à elle-même, et qu'elle appelle la chose dont elle est la propriété ; et indétemmé^ parce que sa détermination lui Tient de la chose à laquelle elle adhère. Ou bien elle peut être considérée comme un élément qui subsiste par lui-même, et partant déterminé; et, en ce cas, elle est le fondement même de la chose, car celle-ci ne subsiste que par elle.

(2) Au S 125, c'était la chose qui possédait des propriétés. Ici la chose est composée de matières, ou, si Ton veut, ce sont les matières qui composent la. chose. — Voy. § précédent, et notes suiv.

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tence avec soi, est indifférente à toute déterminabilité. Par conséquent, les différentes matières se réunissent en une seule matière, dans Texistence marquée de la détermination réfléchie de l'identité. Si Ton joint cette matière et cette existence identique aux déterminabilités diverses et aux rapports extérieurs qu'elles ont entre elles dans la chose^ on aura la forme, laquelle est la détermination réfléchie de la différence, mais posée comme ayant l'existetice, et comme totalité (1).

REMARQUE

Cette matière, une et sans détermination, est, elle aussi, ce qu'est la chose en soi, avec cette différence que cette dernière est, considérée en soi, une existence purement abstraite ; tandis que la matière, considérée en soi, est une existence qui appelle une détermination (2), et d'abord la forme.

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