‹ Logique de HegelChapitre 44 sur 137 · S CXXXI · texte numérisé non relu

S CXXXI

L'essence doit se manifester. C'est en se niant elle-

tour, pénétrée par celle-ci , et qu'ainsi elles pénètrent toutes en étant pénétrées, et, en pénétrant celles qui les pénètrent. Chacune est, par conséquent, posée comme sa propre négation, et cette négation fait la subsistance (des Besteken) deTautre; mais cette même subsistance est la négation de cette antre, et la

subsistance de la première Les nouvelles expériences de la

physique, concernant Texpansion de la vapeur dans Tair atmosphérique, et les mélanges des gaz, constatent un des côtés de la notion de la chose telle qu'elle s'est produite ici. Ainsi elles montrent, par exemple, qu'un certain volume contient la même quantité de vapeur, qu'il soit vide ou rempli d'air atmosphérique ; et que les gaz peuvent se propager l'un dans Tautre, en se comportant l'un à regard de l'autre comme un espace vide ; ou que du moins ils peuvent se propager sans se mêler chimiquement, de façon que l'un se propage à travers l'autre sans qu'il y ait discontinuité, et, en pénétrant l'autre, il demeure iudiiîérent à son égard. C'est là un des côtés de la notion de la chose. Mais l'autre côté est que dans cette chose, une matière, se trouve là où est l'autre, et que la matière qui pénètre est pénétrée elle-même, et. dans le même point, ou elle ne subsiste qu'en faisant immédiatement la subsistance d'une autre matière. C'est là, il est vrai, une contradiction. Mais la chose n'est que cette contradiction ; et c'est par là qu'elle est phénomène. » A l'égard de l'esprit Hegel fait remarquer qu'on se comporte vis-à-vis de lui d'une manière analogiie, c'est-à-dire qu'au lieu de saisir les facultés de l'esprit dans leur unité, et comme se pénétrant Tune l'autre, on se les, représente comme juxtaposées, ou comme des matières qui sont dans les pores d'autres matières, mais qui ne se pénètrent point.

12i LA SCIENCE DE l'eSSENCE.

même qu'elle apparaît (1), et cela pour amener un nouvel état immédiat qui se compose de la matière et de la forme j dont la première constitue le moment de la réflexion intérieure, et partant, le moment posi-

tif{^)y et la seconde, le moment de la réflexion extérieure, ou le moment négatif (^), L'essence ne se distingue de Têtre que parce qu'elle apparaît (4), et le phénomène n'est que cette propriété développée. Par conséquent, l'essence n'est ni au-dessous ni au delà de ses manifestations ; mais par cela même que c'est l'essence qui ercwte, l'existence n'est qu'une manifestation de l'essence (5) , c'est le monde phénoménal,

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