‹ Logique et moraleChapitre 137 sur 352 · I. — OBSERVATIONS SUR LA MÉTHODE · texte numérisé non relu

I. — OBSERVATIONS SUR LA MÉTHODE

H faut d'abord expliquer ce que nous entendons par le mot origine et comment nous pouvons parler d'homme primitif* ou (Yorijines de la société. Si Ton pouvait rencontrer des individus vivant ictuellement isolés, et en dehors de tout groupement social, si l'histoire nous avait transmis des documents certains sur un homme de ce genre, le problème serait étrangement facilité, car nous venions Comment une société se forme, et quelles sont les relations de l'inlividu el de la société d'après sa formation. Mais, si haut que puisse remonter la sociologie, elle nous montre l'homme dans la société, ît celle-ci toujours fortement organisée. Quand donc nous parlons l'origine de la société, ou d'homme primitif, nous voulons simplement dire l'état de la société humaine le plus lointain que nous puissions nous représenter.

Nous le construisons en général par induction et assez hypolhétiquement, grâce aux documents historiques les plus anciens et sur- ,out à l'examen des sociétés sauvages actuelle»; celles-ci, en effet, peuvent être considérées comme des arrêts de développement de l'humanité, de même que, en zoologie, certaines espèces ont été maintenues à un état inférieur de révolution par les conditions du

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j milieu. Lessociétés sauvages noua représenter! I donc —et un grand nombre d'analogies avec les sociétés anciennes, dont l'histoire est assez l)icn établie, confirment celle vue — un état assez primitif de l'humanité, que nous appellerons l'état d'origine*

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