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THÉORIE DE L'ACTION. LA LIBE

qués nécessairement les uns par les antres, selon les lois de l'association et de la dissociation psychologique

2° Quant a l'effort, nous avons vu en étudiant la volonté qu'il n'est qu'une résultante d'images • kinesthésiques et tactiles, mouvements actuels ou rappel de mouvements antérieurs, et non point la conscience d'une énergie personnelle que nous pourrions diriger à notre guise.

3f Pins Faible encore que ces deux prétendues preuves e6t cette fameuse observation de la libertéd 'indifférence, Un cas d'indifférence complète est irréalisable. Un examen tant soif peu sensé nous montre toujours dans les cas dits « d'indifférence » une raison, si infime soit-elle, déterminante de l'acte produit.

Enfin la psychologie nous apprend chaque jour d'une façon plus précise que les faits de conscience son! étroitement liés à des conditions physiologiques, et varient parallèlement à celles-ci. < »r phénomènes physiologiques, personne ne l<' mef plus en doute s< eux, déterminés par deslois nécessaires. Les phénomènes psychologiques qui les traduisent ne peuvent fftre que déterminés par des lois analogues.

b) Réfutation m:s imieuves d'ordre so< iologique. — Les preuves

d'ordre sociologique sont tout aussi illusoires.

1° Les contrats, les engagements, les promesses, ne sont qu motifs déterminants destinés à faire agir les hommes dans tel ou tel sens. Ils supposent donc non la liberté, mais, au contraire, un déterminisme contre lequel la volonté humaine ne tiendra ;

2° Les règles légales,

3° Les sanctions ne sont que des causes destinées à produire chez l'homme et nécessairement les actes utiles à la société, s em cher les actes nuisibles. Bien plus, la sociologie nous donne nue preuve capitale du déterminisme, par sa propre exisl inadmissible la thèse du libre arbitre. La méthode historique et inductive appliquée aux faits sociaux, comme la méthode es ri mentale appliquée aux faits psychologiques, donne des résul incontestables. Qu'est-ce à dire, sinon que les faits qui dépendent de l'activité humaine et cette activité elle-même sont i par

des lois aussi nécessaires que les autres phénomènes de la nature? Les coutumes les plus bizarres, celles que l'on croirait L'invention d'une imagination tout à fait arbitraire, se retrouvent d peu ; identiques dans des peuplades qui n'ont pu avoir de commun

tion ensemble. La statistique nous prés gaiement des mo]

à peu pies lixes pour les actes où nous croirions le plu itiers à

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la seule intervention du libre arbitre. Les suicides, les marias leurs formes particulières, le choix «les professions sont, pour un milieu donné, déterminés avec une rigueur extrême, puisque les nombres qui les mesurent son* des constantes, là où les conditions sont semblables. Ces phénomènes sont donc l'effet de lois rigoureuses.

c) Les exigences morales se concilient parfaitement avec le déterminisme. — iMais la raison capitale qui a incliné, beaucoup de philosophes d'esprit très scientifique et très positif à mainlenir la liberté, à titre de croyance, au moins dans un monde suprasensible, ce sont les exigences de la morale. Plus de Liberté, dit-on couramment, plus de morale. L'homme n'a pas besoin de règles d'actions, puisqu'il agit automatiquement d'après des lois qu'il ignore. Il importe de montrer, pour rassurer la conscience humaine, que le déterminisme non seulement ne répugne pas à l'éducation morale, mais qu'il est encore son fondement le plus immédiat et le plus réel.

Au point de vue pratique d'abord, toute éducation a pour but de déterminer un caractère, c'est-à-dire de fournira l'activité psychologique un ensemble de motifs d'action qui entraîneront nécessairement une attitude donnée de l'individu, en toutes circonstances. Former le caractère, éduquer impliquent l'idée essentielle de déterminer. Si la volonté était dans son fond indétermination, indifférence, liberté, l'éducation serait un leurre.

Mais, répond-on, ne faut-il pas admettre une variabilité indéfinie du caractère et par suite une certaine contingence dans les lois qui régissent notre activité, si par l'éducation on prétend changer ce caractère. Tout ce qui est nécessaire, fatal, exclut la variabilité sous l'influence d'une intervention étrangère. L'argument n'est que spécieux. Il reviendrait à dire que nous ne devrions pas songer à utiliser les lois naturelles, sous prétexte qu'elles sont nécessaires. Cette nécessité nous permet au contraire d'agir directement et sûrement sur elles, non pas ennous y opposant, mais en leur obéissant, selon la profonde formule de Bacon. Nous sommes niai très de certains phénomènes parce que nous en connaissons les lois, et qu'en faisant coïncider telles et telles lois, nous obtenons avec certitude tel ou tel effet. L'éducation morale ne procède pas autrement vis-à-vis de l'activité psychologique et sociale. Elle ne peut exister que si cette activité est soumise à des lois nécessaires. Alors nous pouvons essayer de réaliser tels ou tels effets, c'est-à-dire provoquer tels actes

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