‹ Logique et moraleChapitre 260 sur 352 · IV. - LE PANTHÉISME DANS LE SPWOSISMB · texte numérisé non relu

IV. - LE PANTHÉISME DANS LE SPWOSISMB

Mais on peut aller [dus loin encore des conceptions antbropomorphiques: dans ces systèmes panthéistiques, nous concevons encore Dieu ou le principe premier sur le typedela matière ou de l'esprit, c'est-à-dire quelque chose que nous empruntons a nos connaissances, à notre expérience. Le dernier pas, et qui montre bien Vinconeevabilitè du principe, s'il existe, a été fail par Spinosa, et Ton peu! dire que jamais la pensée métaphysique ne s'est élevée plus haut, en restant fidèle à la raison, a la logique, dans la recherche du possible. Matière1 ou étendue, e1 pensée ne sonl que ^\^> aspects parallèles, des connaissances partielles de la substance unique, fonds ultime «le toute réalité, et qu'il nous est impossible d'embrasser dans son infinité précisément parce qu'elle est infinie, absolue, au delà de toute détermination de l'humaine raison. Nous ne percevons d'elle que deux attributs, la matière et la pensée; nous ne la voyons que sous ces deux faces, bien qu'elle puisse en avoir une infinité d'autres.

Ce système est incontestablement celui qui satisfait le mieux notre besoin logique de connaître et d'expliquer notre sentiment de l'infini; mais, encore une fois, en métaphysique, rien ne peut être vérifié, tout est hypothèse aventureuse, surtout ici. Une solution D'est jamais qu'un risque à courir, aurait dit Platon, qu'un objet de pari, a dit Pascal.

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