‹ Logique et moraleChapitre 97 sur 352 · I. ERRE! Il l.l LA V BRITÉ · texte numérisé non relu

I. ERRE! Il l.l LA V BRITÉ

Remarque très importante. Mais, pour bien comprendre l'esprit dans lequel nous proposons cette idée générale, il importe absolument de fa attention aux deux points suivants :

1" Il est de l'essence de la méthode expérimentale de se tenir constam ment prête à réviser les résultats qu'elle a déjà obtenus. Ceux-ci ne sont que des pierres «l'a f tente quijalonnenl la route de la vérité, que des étap sers toujours plus de vériti , La science est sans cesse placée Bur le ter rain de l'esprit critique et du libre examen. Elle n'est que cet esprit critique et ce libre examen en acte. Ce que nous proposons donc c'est d ;tp pliquer ion/ours et partout, à toutes les questions, la méthode scientifique, c'est-à-dire Vetude des faits, leur étude impartiale, sans idée préconçue, ni lin intéressée, et la critique le contrôle rationnel et expérimenta] en

toute liberté, mais aussi sans aneiin parti pris des Conclusion ette

étude.

■1 11 ne Tant pas oublier ensuite que nous ne faisons que proposer ces conclusions. Comme on vient de le voir, c'est l'essence même de la méthode scientifique de laisser les questions toujours ouvertes à des études complémentaires. Si donc c'est notre conviction personnelle que celte méthode est la seule qui permette d'atteindre quelques vérités, cette conviction n'est, il faut le dire bien liant, dans l'état actuel des elioses. qu'une conviction. Nous devons donc à la méthode scientifique elle-même, qui postuli la plus entière liberté de penser, de laisser le champ libre aux autres efforts, pourvu qu'ils soient toujours prêts à s'incliner devant an fait contrôlé. .Nous savons trop peu, pour regarder comme nuisible ou inutile que des tendances et des sentiments ininm s, différents des nôtres, cherchent par d'autres voies leur satisfaction. La science a le droit de critiquer ces voies en toute indépendanée, mais elle a le devoir aussi de se laisser critiquer, si la critique est loyale et sincère. L'absence on la restriction d< s droits de la critique ou de la pensée serait la plus forte atteinte portée à la méthode scientifique elle-même.

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