III. Vétre en rapport avec son contenu : la Synthèse
La transcendance ou la relation subordonnée : Supériorité et infériorité. Tout et parties. Contenant et contenu. Similitude et contraste. Principe et conséquence. Cause et effet. Loi et fait.
L'être complètement constitué comme tout et comme parties : l'organisme. Rapport de tout avec tout. Plénitude. Perfection. Beauté.
l'objet de la connaissance. 85
Quelques définitions suffiront pour faire comprendre la valeur et les applications de ce tableau, qui, du reste, n*a pas la prétention d*étre complet.
1 . La catégorie fondamentale est celle de l'être, qui convient à toute chose et exprime ce qui est, soit substance ou propriété. La première distinction à faire par rapport à l'être est celle du fond et de la forme. Le fond désigne Ves- • sence ou la nature des choses : l'essence est à l'être, elle est ce que l'être est, elle embrasse l'ensemble de ses qualités ou de ses attributs. L'essence est une, elle est purement et simplement ce qu'elle est, pas autre chose. Mais cette unité se manifeste par deux qualités opposées, comme essence j^rojpr^ (proprium, idem), et comme essence entière (omne, totum). L'être, d'une part, est lui-même ce qu'il est, il est identique à lui-même, il est sa propre essence, et d'autre part, il est tout ce qu'il est, il est son essence entière. La propriété et l'entièreté sont le principe de toute opposition dans le monde et en Dieu. Toutes les différences qu'on peut signaler entre les corps et les âmes se résument en ces deux points de vue. Dans les corps prédomine l'idée de l'entièreté, de l'enchaînement de tout avec tout , de la continuité, de la fatalité; dans l'esprit prédomine l'idée de la propriété, de la spontanéité, de la volonté, de la liberté. Dans l'esprit humain, la catégorie du propre, de l'activité originale et indépendante caractérise de nouveau la conscience ou la pensée; la catégorie de la totalité et de la liaison est le caractère distinctif du sentiment. Dans le corps humain, la même antfthèse se dessine entre la vie organique et la vie ani- ' maie, entre le cœur et le cerveau, qui correspondent au sentiment et à la pensée. Les sexes dans les séries des êtres vivants sont constitués d'après les mêmes attributs, appli-^ qués à toutes les manifestations de l'essence. Dieu lui-même n'est pas étranger à cette loi. Les premières propositions de la métaphysique, développées avec méthode, ne peuvent que reproduire les catégeries dans leur ordre logique : Dieu est l'être, Dieu est l'essence, Dieu est un, enfin Dieu est infini et absolu. Ces deux attributs coordonnés que toute théologie accorde à Dieu et que tant de penseurs déclarent incompré-