XXV. —(1) CLII,Ab
(*) Le mariage, dans l'ancien droit suédois, ne se présente ni au fond, ni même dans la forme comme une vente de la fiancée au fiancé {Contra, Nordstrom, II, p. 12). On ne retrouve pas dans les lois provinciales les expressions norvégiennes ou islandaises, Kaup, Kaupa, Kono mundi, Kona mundi, Keypt, qui pourraient laisser croire à une assimilation du mariage à la vente (Cp. notre étude précitée, Nouv. Rev. hist., 1885). M. d'Olivecrona, dans sa remarquable étude sur l'histoire de la communauté, p. 138, combat absolument cette assimilation, car pour lui Kôpa signifie non point seulement acheter, mais encore, dans un sens beaucoup plus large, conclure un contrat, uxorem sibi pacisci. Cf. en ce sens Jàrta, p. 225. La terminologie des anciennes lois suédoises est, au contraire, empruntée aux donations. Ainsi marier une femme, c'est giva konu (I, Ab. 7, 16 : 2, etc.); les fiançailles se nomment gift (I, Gb. 9 : 1, 2, etc.). Cp. sur cette terminologie, Amira, p. 534. — Suivant Jârta, p. 228, si l'on veut admettre l'idée de vente, il faut dire que le fiancé achète, non la personne libre et indépendante de la fiancée, mais l'union avec sa famille par des présents.
Le mariage est d'ailleurs resté , longtemps après l'introduction du christianisme en Suède, un contrat purement civil. V. sur la publication des bans et la bénédiction nuptiale II, Kb. 69, note 2.