CHAPITRE VI. — BEMARQUES
§ 1 . — Ajnplitude des écarts du. produit.
IjCS écarts du produit EC, je le redis, sont plus grands qu'on ■ne l'indique en Chimie.
Tandis que les chaleurs spi-cifiques C, dit Gniiol (Traîlé tU Physique,
II* édition, p. 716], vnrieiit de i à 7, el les poid:* aluniiqucs P de 1 il iS. les
i^oduits GP lie varient ijue de 6 à 6,8. On peut donc considérer ces produits
y comme réellement constants et admettre qu'on a, en gentil, CP = Co&stante.
J'ui montré que ces produits CP varient non de 6 à 6,8, c'est-àdïrede i à 1,1 33, mais de i à 2,35, ce qui est une variation de i,35 par rapport à 1, au lieu d'une variation de o,i33 par rapport à i. La variation est donc dix fois plus grande qu'on ne l'aSirme autuellement dans la Science,
i% S. — Cas où la loi de X>ulong et Petit eût été vraie.
La loi de Dulong et Petit u été obteimc nu moyen des équivalents actuels de la Chimie, dont un certain nombre résultent de 'hypothèse d'Avogadro, en verlu de laquelle le nombre de molé- '-'ulcs de I centimètre cube est le même pour tous les corps, ce 'mi correspond à ma troisième hypothèse.
Je vais démontrer par mes formules mômes que, si cette hypothèse était exacte, la loi de Dulong et Petit serait vraie.
En effet, j'ai trouvé que l'expression de la chaleur spécifique eat :
Cp=K I
3o0 'iUÊOUl£ ISOLVELLU D£ LA. CUIMIË.
Pour rentrer dans l'hypothèse d'Avogadro, il faut supposer c = E et rjTp — = une quantité constante.
Eiî ce cas, on a Cp = K' i"" ^^ ^
D'oii ECp = K' i*" ^ = Constante.
Donc, si Ton emploie pour la valeur de E les équivalents obtenus dans Thypothèse que le nombre de molécules de i** est constant quel que soit le corps, avec ces équivalents, on doit trouver que le produit CpE est constant.
Mais ces équivalents obtenus par Thypothèse d'Avogadro ne sont pas exacts, et cette constante, constatée par Dulong et Petit avec ces équivalents inexacts, est, elle-même, une illusion.
La chaleur spécifique multipliée par l'équivalent, au lieu de donner un nombre constant, comme le prétend la loi de Dulong et Petit, donne un nombre constant multiplié par R«t:, produit qui, comme je l'ai montré, varie de i à io,6o pour les divers corps simples, sans que, d'ailleurs, ce produit puisse avoir une signification qui intéresse l'équivalent.
Je me propose maintenant de pénétrer plus profondément dans là critique de la Chimie volumétrique, à l'occasion de la loi des volumes de Gay-Lussac.
Dans ce but, je vais essayer, comme point de départ, d'établir la Théorie des Volumes.