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'. — Le rapport des densités des corps s'approche du rapport des poids moléculsires, qu' dcB conditions extrêmes de température et de
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d'autant plU^H pproche ^^ s pression. ^H
montre que le rapport de» dciisilés des corps s'npprochc (raulinit plus (lu rapport des poids moléculaires qu'où est plus prvs rk's conditions extri/nica de température et de pression.
C'est, en effet, h ces conditions extrêmes que u^ se rnpiuoclie le plus de U|, et que II,, se rapproche le plus de U^-
8, — Citation de Regnault à cet égard.
Rogiiiiull, qui ne pouvait (*tre dans l'ordre d'idées où je suis placé aujourd'hui, et pénétré, comme tous les Chimistes, de celle pensée que, pour que les densités gazeuses ne soient pas altérée*, il l'uiit les prendre loin du jiuint de liquéfaction, a cté umeu^ ainsi à faire l'observalion suivanli', qui se trouve iMre l'oppostîde ce que je viens d'établir.
Préoccupé des altérations de la loi de Mariotte, il s'exprime ainsi, dans son Mémoire sur la détermination de la densité an gar. {Mémuirf de l'Avmiétnie des Scifiicrs, t. X\I, 1847):
n Psl convenable, dlL-il, du s'assurer si le gaz sur lequel on opère suit liW if MarioKe daus les pressions plus Taiblcs que celles de l'aUiiosphore. Cette «êrilication est tout à fait nûcessaire. si l'on veut faire servir In densité du gaï i '' délei'ml nation des poids atomiques. Car la loi des volumes des gnx et les rapport» simples qui eiistenl eiitn; leurs densités et les poids atomiques treiisleul "' toute rigueur qu'à la Umile, c'est-à-dire pour t'ijlut d'extrême dilalution; il fn"'' par conséqucnl. s'assurer si l'anomalie dans ces lois ni.' i-onunencc |>Bs dêj^ '« ^ Tnire sentir \en la pression de Tatmosphèrc.
- Démonstration mathématique que l'hypothèse d'Avogadro est inexacte.
Ou \oit par l'équation (10) que ai la molécule d'oxygène avait même volume que la molécule d'hydrogène, comme on le sup] dans l'hypothèse d'Avogadro, le rapport des densités gaiei aux conditions normales, serait égal, non au raijport des poi^* moléculaires, mais à un rapport dix fois moindre.
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THÉORIE :«ÎOUVELLE DE LA CHIMIE. 4o3
Ainsi, dans cette hypollièse, lorsque la Chimie prend le rapport des densités aux conditions normales pour le rapport des poids moléculaires, elle prend pour poids moléculaire de Toxygène un poids dix fois trop grand.
Mais le vrai rapport est, non lo, mais lo ^,
Il faut connaître — .
Uo
Je vais bientôt réchercher cette valeur.
Auparî^vant, je vais montrer que cette formule (lo) rend impossible l'hypothèse d'Avogadro.
Dans cette hypothèse, les molécules ont toutes le même volume, et, en émettant cette proposition, on parle du volume de la molécule sans son volume poreux.
La proposition veut dire, par suite, que Vq = v,,.
Pour mieux distinguer ce qui a lieu en ce cas, j'écris Téquation (lo) de la manière suivante:
. d„ __ V|, ( I -4- ph) lop,
'mo
dh >\>(l + po) Pmh ^^^
Pour que Ton puisse, dans cette hypothèse, prendre le rapport des densités j comme égal au rapport des poids moléculaires —, il faut que Ton ait, en faisant v^ = v,^,
lo(i4-ph)=l4-po OU p^, =94-10 pu
Ainsi, pour que Thypothèse d'Avogadro soit vraie, il faut que, appliquée à l'hydrogène et à Toxygènc, le volume poreux minimum de la molécule d'oxygène soit égal à 9 fois le volume total de la molécule d'hydrogène (molécule d'hydrogène, plus son volume poreux), plus 10 fois le volume poreux de cette molécule.
Telle est la conséquence de l'hypothèse d'Avogadro.
Si Ton essaie de représenter par une image ce que sont les molécules d'hydrogène et d'oxygène avec la condition qui vient d'être énoncée, soit que Ton suppose la molécule d'hydrogène grande par rapport à son volume poreux, soit que l'on suppose le volume poreux de l'hydrogène grand par rapport à sa molécule, on trouve dans l'un et l'autre cas des exagérations de volumes comparatifs telles, qu'on conclut aisément à l'impossibilité.
4o4 ■JIltOlllK M.'UtLLL IIL LA I.Jllklll..
Gomme, d'ailleurs, clans l'hypotlièse d'Avogadro. les moléculer^ s doivent avoir, quels que soient les gaz, un volume poreux UIcdUj^BquG. on reconnaît que cette condition ne pourrait être ici réalisée -t=.
L'impossibilité s'aflirmerait, si, après avoir comparé l'oxygiQ^^B^ à l'hydrogène, on comparaît entre eux d'autres ga/. Dans chaqui^Me cas considéré, on trouverait des résullats tous en désaccord le^B|Û uns avec les autres. ^|
Il est donc impossible que le rapport des densités de rh^drOH^" g&ne et de l'oxygène aux conditions normales de température f—t de pression puisse donner le rapport det^ poids moléculaires.
Par suite, l'hypollicsc d'Avogadro doit être rÊyelée.
Celte démonstration, on le remarquera, est mathématique. J e prouve que, indépendamment de toute autre hypothèse possible de toute loi nouvelle, riiypothcsc d'Avogadro est inexacte.