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LES CORPS DANS LA CRÉATION

Les raies de Tliydrogène que nous trouvons dans les spectres des étoiles fixes comme dans celui du soleil, sont comme le trait d'union de notre système solaire avec Tinfinie multitude des autres systèmes solaires de TUnivers.

En nous dévoilant Texistence de l'bydrogène dans l'Univers entier, en nous affirmant ainsi rexistence sur tous les globes du premier terme de la Série, ces raies nous donnent la certitude que, pour ces mondes comme pour nous, les corps formant le sommet de réclielle de simplicité sont partout les m«*mes, que la Série est la même partout, que partout, par ordre d'importance, l'hydrogène, l'oxygène, l'eau, le carbone, Tazote. Taeide carbonique jouent dans la Nature le même rote prépondérant.

Ainsi, les corps qui sont les plus utiles sur notre globe sont partout, dans l'Univers, les plus utiles.

Comment concilier cette conclusion avec les limites étroites do température et de i)ression on l'utilité se manifeste sur le globe terrestre, alors que la plupart des corps célestes sont à dos températures et des pressions (pii, par leur amplitude, nous sont inconnnes? Ces globes, bien certainement, ne sauraient être

THÉOBIE :iOlVElI-E DE H r.BIMlE. 48ç|

inertes dans l'Univers au poiol de vue de rulilitt^, el plus particulièiemeut. la vie. ilont la possibilité snr la (erre esl contenue entre des limites si étroites, ne saurait être exclue de tous ces globes en feu qui peuplent l'Univers physique.

Je ne puis l'expliquer que par le pliénomène de dissociation. qui doit être général dans la Nature, puisque noua le voyons se produire dans les limites restreintes de nos laboratoires.

Je conçois que, pour tout corps, toutes les propriétés contenues dans les limites do température et de pression qui existent sur ntilre globe se reproduiraient identiques quand cette température cl cette pression seraient augmentées ou diminuées de constantes aussi grandes qu'on voudra.

C'est un point que !a Science pourra éclaircir.

Quoi qu'il en soit à cet égard, l'utilité prépondérante des premiers corps simples de la Série, commune à tous les mondes, est une présomption nouvelle en faveur de l'unité de l'Univers.

Clt\PtTHE Ut. — PREIVE Pvn L'EXISTENCE DE L\ SÉHIE.

Je viens de Taire connaître deux présomptions puissantes en hveur de l'unité de l'Univers.

Je vais, par une simple observation de la Série, donner de l'unité de l'Univers une démonstration rigoureuse,

n est très digne de remarque que les équivalents des corps pimptes, qui auraient pu commencer à un terme quelconque de 1 Série des nombres premiers, et continuer par des termes quelconques de cette Série, commencent juste à l'équivalent i et

nlinuent sans interrupliou iivec les termes successifs de celte Série pris dans leur ordre naturel.

Qu'en conclure?

Que les corps simples que nous connaissons sont les vtbîs corps simples de la Nature. La Série des nombres premiers donne ija nomenclature et les équivalents, non des corps simples de la Terre, mais des corps simples de l'Univers entier. Sans jamais avoir analysé une pierre tombée du ciel, venue à nous de ses .profondeurs, nous aurions pu prédire d'avance qu'elle nous aaraîl fourni des corps simples, ou connus de nous, ou prenant

àtyy THÉORIE 50rTELLB DE LA CHIMIE.

ran<r parmi nos corpâ simple» connus. Nous aurions su. «Je m<rm^. avant que l'analyse spectrale nous Frijl confirmé, que nou* devions trouver dans les astres les plus lointains, la plupart, sinon tous les corps simples qui nous sont connus.

CHVPITRE IV. — DES DHTRS RÈGNES DE L\ NATLTIE.

Je ne puis terminer ces considération^ générales, sans faire une courte incursion dans le domaine des divers règnes de h Nature, en rappelant ce que j'ai déjà dit au Titre I

J'ai montré qu'avec la cellule minérale primitive el unique, les molécules simples, différentes par l'essence, avaient é\i créées.

I^ simplicité, l'ordre, la symétrie, l'unité de procédé, qui se rencontrent dans la Nature, permettent de supposer qu'il existe aussi une cellule végétale primitive el unique, avec laquelle des molécules simples végétales, différentes par l'essence, ont au«i été créées, formant des corps simples végétaux très nombreui, qui ne seraient autres que les diverses espèces végétales.

Un rapprochement analogue donnerait, avec la cellule animale pour point de départ, la genèse des diverses espèces animale^.

Celte théorie, je le répète, détruirait l'hypothèse du transformisme.

Je ne puis ici en dire davantage sur cet objet.

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