TITRE III. - DE L'UNITE DE L'UNIVERS PHYSIQUE
CHAPITRE i". — PllÉSOMPTION V.y FWTt R DE LIMTÉ P\R I.\ SIMPUCITÉ QUI PRÉSIDE A LA CBÉATIO.X.
Ije Gi'éaleur a proot^é en tout avec la plus gi-anUc simplicil^ Cette simplicité, appliquée d'abord aux points de déparl. a Aona( à tous les elTels qui en dérivent le maximum de simplicité coiil patible avec les relations mathématiques qui unissent entre en) tous les éléments des combinaisons.
C'est le principe du niaxtmnm d'cflet utile pour le miiiimiN de travail.
Se fondant sur celte vérité, il ne faut jamais, quand on r clie les choses de la Nature, accepter comme éléments orîginair dc3 données compliquées.
La Nature a été créée avec le moindre travail. Toute aiuly) des choses créées le démontrerait.. si on ne le déduisait a prict. de la puissance et de lo sagesse suprt^mes.
Or, les données élémentaires compliquées ne peuvent abonti qu'il une somme plus ou moins grande, immense, infinie <\ quefois, de travail inutile.
Jetez les yeux sur le tableau des équivalents de la Chiir actuelle. Il saute aux yeux des esprits logiques que le CréaliMti ayiwit la liberté de choisir ses équivalents, n'a pu les choisi Ifu'iU sont dans ce tableau.
Comment, notamment, aurait-il pris des nomhi-es fractionS naires par rapport à l'hydrogène égal à i, lorsqu'il avait h i disposition, si je puis employer un tel langage, tous les nombt^ entiers?
Et cojnment aurait-il choisi pour l'oxygène, qui parait Alp le corps le plus important de la Natiu'e après l'hydrogt'n
nombre 8, lorsqu'il n'avait pas encore utilisé les nombres plus simples compris entre i et 8?
Sans doute, la plus grande simplicité apparente iVest pas toujours rétat que nous constatons dans la Nature.
On a fait observer que le soleil au centre d'une orbite circulaire serait un état plus simple que le soleil au foyer d'une ellipse.
On a fait remarquer de même que la gravitation paraîtrait plus simple, inversement proportionnelle aux distances plulôt qu'au carré des distances.
Ces objections de l'ignorance ne supportent pas l'analyse. La véritable loi de simplicité ne consiste pas à attribuer aux choses de la Nature toute simplicité apparente qu'il plaît à Tesprit de signaler.
On peut la formuler de la manière suivante : Étant donnés les résultats que le Créateur s'est proposé d'obtenir par la Création, ces résultats ont été obtenus par lui au moyen des éléments, des procédés, et des lois, présentant le maximum de simplicité.
Lorsque tout démontre l'unité de la Nature, lorsque, tout particulièrement en matière chimique, nous voyons que l'hydrogène existe partout dans les profondeurs du Ciel, nous sommes en droit de conclure que son équivalent étant i, nous devons trouver, près de nous comme ailleurs, le corps dont l'équivalent est 2, et nous devons le trouver précisément dans le corps qui apparaît comme le plus important de la Nature après l'hydrogène. Il est merveilleux de trouver si facilement que ce corps est l'oxygène.
Des considérations analogues montrent la grande harmonie qui règne entre la succession des autres corps de la Série des nombres premiers rangés dans l'ordre de leur utilité dans la constitution de la Nature.
Au sommet de l'échelle de la simplicité, comme constitution des corps, je trouve :
Coinnie corps simples. . . VU équivalent i
— le Ca — 5
— l'Az — 7 Comme corps composés. l'Eau — 3
— • TAlr — 9
Or les corps que je viens de citer sont précisément les corps les plus importants que nous constatons dans la constitution de la surface et de la masse de notre globe terrestre.
Mais ce globe qu'est-il? Par son intimité, il est un point quelconque existant au milieu de l'innombrable multitude des globes qui, tout en parcourant leurs gigantesques orbites, sont liés à des systèmes qui se transportent à travers Tinsondablc immensité des cicux.
Nous devons donc supposer que cette simplicité majestueuse ne saurait être fiiilc pour nous seuls, qu'elle est universelle, et que partout ces éléments du rogne minéral, du règne végétal, du règne animal jouent le rôle prépondérant que nous constatons u regard de notre globe.
C'est une première présomption en faveur de l'unité de rUnivers.