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CHAPITRE VII. — OBSERVATION SliR LA SÉRIE

J'ai inainlenant quelques observations à présenter sur la Bérie que je viens d'établir.

Divers équivalents portés sur la Série, et qui se trouvent êlre, d'ailleurs, les moins importants, sont encore incertains et, par cela même, ne sauraient être dé&nitifs.

Beaucoup d'équivalents, en effet, ont été déterminés sur la foi des équivalents déjà trouvés. Or. il suffit que ces équivalents déjii trouvés ne soient pas les vrais, pour que les équivalents qu'on détermine avec leur concours soient à leur tour erronés. Tout changement apporté dans une formule pourra modifier équivalents qui en dérivent et amener des interversions da] la Série.

La Chimie compte aujourd'hui 75 corps simples. La Série a'â donne que 63. 11 y a donc 13 corps réputés simples, dont 1 Science aura raison, à mon avis, d'entreprendre la décomposition. Il ne parait pas douteux que certains corps présentés comme corps simples soient, en réalité, des corps composés, que la Chimie parviendra à reconnaître comme tels.

On pourra peut-être rechercher — je le signale en passant si la température cl la pression ne seraient pas, particulièrement * pour les corps simples gazeux, les causes drs différences qui existent entre les équivalents trouvés par la Chimie actuelle dans les conditions relatives de la vie terrestre, et les véritables valeurs de ces équivalents données par la Série et se rapportant à des conditions absolues. On pourrait même, s'il en était ainsi, rechercher à quelles température et pression ces vrais équivalents correspondent.

U y aura lieu aussi d'examiner notamment si les spectres multiples appartenant à un m^me corps réputé simple ne mettraient pas sur la trace de sa décomposition, prouvant ainsi que le corps réputé simple est réellement un corps composé.

Les anomalies que je signale me paraissent de nature îi appeler la plus sérieuse attention des savants, qui sauront assigner a

Tout le»^

>osintés isés,

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LOI DES EQVIVALEÏITS- Ig

corps gH vi5ritabl€ place dans la série des nombres premiers.

L'ëlude que la Chimie entreprendra îi cet égard me pamil devoir se porter avant tout sur les corps qui se disputent le mémo équivalent. Ce sont des anomalies momentanées que des études nouvelles dissiperont. ËtanI donnés plusieurs corps qui se dispiileiit un nombre premier, il y aura deux hypothèses : ou le corps n'est pas un corps simple, ou. le corps étant simple, son équi ifafcnt a été mal établi et, par suite, doit être revisé. Je signale les corps suivants :

Le Lithium n'a pas sa place dans la série. Malgré son éclat de métal argentin, il doit ^Ire un corps composé, et puisque lu science lui a attribué l'équivalent 7, sa composition, si ce poids moléculaire est exact, ne saurait être que H*Ca ou li*C ou WO. U recherche serait plus complexe si le composé Lithium avait pour équivalent un multiple de 7.

En ce qui concerne l'hypothèse H^O. on pourra rapprocher avec intérêt le spectre du Lithium des spectres de l'Hydrogène el de l'Oxygène.

Le Soufre el le Bore se disputent le nombre 11. On s'étonnera sans doute de me voir substituer, pour l'équivalent du Soufre. 11 à t6.

Mais ayant appliqué l'équivalent 11, au lieu de t(), ù certaines analyses quantitatives se rapportant au Soufre, j'ai trouvé que les diflérences étaient de celles qui peuvent être attribuées aux erreurs d'expériences, et j'ai conclu ou que le Soufre a pour équivalent 1 1 , ou que le Soufre n'est pas un corps simple, parce [qu'aucun autre nombre premier de la Série, sauf ^7 peut-être, î peut lui convenir. Je reviendrai sur ce corps. La Série montre encore quelques occupations doubles :

Le Magnésium et le Glucinium, équivalent 37

Le Chrome el le Palladium. -- 53

L'Étain et le Cobalt, — .... 5^

L'Or et le Platine. — .... 197

L'Iridium et l'Osmium, — .... 3q3

L'Or et le Platine, particulièrement, ont des ressemblances physiques et chimiques qui. rapprochées de leur équivalent

,, iMvwbiwut <4Ue l'un doil dériver de l'autre. L'aspect [ lt«w>' "V Vi**^ fait ^uptHiser n priori que le Plalinc en dérive. (tWi ^tftM ikf* W i.'oiitruire. La Science décidera.

tMtOk ^ViwktiuiM LH>i'(N« u'onl pu Irouver place ni dans la Série M «4VrtM> W«. iw.>uibrv» premiers qui suivent 3g3 stins trop s'en . il* itv>itl :

I9 ltMil>iliC, i-0 (iaik>liniiim.

l Holmiuiii.

Le Prasi'odyir L'Argon.

L Hélium.

\M^ k'vdt peut-être trop hâtô de décerner le litre de corpi tm\|itv tl dos corps qui, contrairement au but générateoi Vtiia^(tt\ tiux corps simples, ne paraissent pas doués d'uni Vt^tmti) abonduiice ni d'une grande utilité dans la nature. Ij iUiUi(U>, aane doute, parviendra ù les décomposer.

t.«tt aniinialies que Je viens de signaler ne changent rien n t^ttitcljtro général et a la réalité de la loi.

Ku préttence de cette coïncidence surprenante cnire l'hypg (lii^KC de l'unité de la matière et de la constitution des molécule! d'iniu part, et des équivalents que fournil la Chimie, d'autre f iHiïnciderice qui porte sur 56 corps sur 75, on est, me semble t il, en droit de conclure que les ig autres, dont l'i bien inctn lalns viennent d'élre nommés, ou ne sunl pas des corps simples iiu sont des équivalents qui n'ont pas été bien déterminés.

A mon avis, les recherches doivent se porter dans cetli direction, et je ne doute pas que mes prévisions ne soien confirmées par les résultats ultérieurs.

J'ai montré la loi générale qui englobe tous les équivalent! de la Chimie.

Il appartient aux savants de vérifier ces équivalents nouveau! cl de les rectifier, comme il me paraît nécessaire pour ceux ai quelques corps secondaires surtout, et peul-i*tre pour d'autres

Il importe que la grande question de la détermination dei

équivalents, détermination qui est le Tondement même de 1

Chimie, soit reprise depuis l'origine. U y a lieu de procéder pai

ordre et de certitude en certitude, afin que les équivalents soiei

. définitivement 6xés. sans contestation possible désormais.

Pour accomplir cette lùche, il faudra de longs travaux |

lesquels les efForts <le la Science lout cnlière ne seront pas ««Iierlliis.

Mais on ahoutini sûrement. La Chimie, avec ses expériences oeiUcuses de précision, avec ses connaissances profondes, ■aura corriger les erreurs qui peuvent exister dans ce premier aperçu général que je produis aujourd'hui, et qui est un frail de la Ihéorie pure.

CII\riTltE VIII. — CONCLUSION.

l-es équivalcnl-s de la Ctiimic noua 8on{ ainsi dévoilés par iFirrésistible éloquence d'une série oii on les rencontre enchaînés Jans une loi malhcmalique qui les englobe tous. Cette loi, par tela même, est d'une invincible puissance. La Chimie actuelle

"offre aucune loi d'un Ici caractère absolu, d'un tel degré de VÉrilè.

Le monde savant appréciera dans quelle mesure il y a lieu as considérer cette loi comme constituant, ainsi qu'il me le Mmble. la première certitude que possède l'esprit humain en

iBliëre de causes originaires assignées a la constitution du

tonde physique.

Je reviendrai sur ce point.

Titre m. - justification des nouveaux équivalents

Je suis arrivé à la Série, soit en prenant les équivalents tels l'iU sont donnés par la Chimie actuelle, soit en tnullipliant * équivalents par a ou par 3, ou aussi en les divisant par a ou ^ 3, ou accidentellement par des nombres plus forts (ce qui ^cbange rien, je l'ai déjà expliqué, aux rapports établis par la Winie). soit eti prenanl pour équivalents des nombres différant "nr la plupart des équivalents actuels de moins de -ryj:, écart '68 admis en Chimie et très admissible eu éyard aux incertitudes laintes fois signalées sur la valeur rigoureuse des équivalents Btnellement adoptés.

aa mi des éqhï*i.i > i

Pour que les équivalents nouveaux que je (iroduis aujouj- (l'iiuî soient véritables, îl faut naturellement qu'ils ooricortlenl (oinme les équivalents actuels avec toutes les expériences dr la Chimie.

Comme les formules actuelles de la Chimie donnent des rapports de poids entre les divers corps simples qui les coin posent, il faut nécessairement que la Iranslormation des formules actuelles en formules nouvelles montre que. duns ci • formules nouvelles, les rapporta de poids fournis par l'exin: rience se trouvent conservés.

Je fais une première remarque en prenant pour exemple loxygfcnc.

Puisque les équivalents actuels de lu Chimie ne donnent qTi< (les rapports de poids, on obtient des formules également juf^ii en prenant pour l'équivalent de l'oxygène soit 8, soit 0, soit d, soil a, pourvu que si l'on prend :

8, on écrive dans les formules O =; 8

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