II
On peut d'autant mieux dédoubler ou détripler ccrlaioB ( valent» actuels pour obtenir les vrais équivalents, qne les I de formules à l'aide desquels la Chimie les a déterminés peuw eux-m^mes se trouver dédoublés, détriplés par l'adoption de l équivalents nouveaux.
Ainsi, soient A. B deux équivalents actuels. Si A se tran forme en A' et B en B", le corps AD aura encore pniu formule Alî; mais dans un type où A. par exemple, entrera, li n'y entrera que pour -^ de sa valeur primitive, ce qui aura il l'inHuence sur tout équivalent recherché au moyen de ce tyfi ainsi transformé.
Dès lor», une grande 'partie de la question se résood ; ainsi dire instantanément.
En effet, la Chimie produit en tout, je t'ai dit, 76 équivale^
Sur ces 75 équivalents, les 12 qui sont conservés inta comme étant des nombres premiers, ne laissent pas de doq Il y en a ensuite iH qui !<ont simplement multipliés ou divfl
LOI riES KQl'IVAI.ENTS. 23
■Ipar a ou 3. Pour ceux-là, non plus, il n'y a pas à douter, car *ien n'est changé.
D'une manière générale, partout où je substitue lea équivalents nouveaux de ces corps à leurs équivalents actuels, les rapports d'expérience trouvés pour les combinaisons de ces IprpB entre eux sont rigoureuaemenl conservés dans les Tormuies ûuvellee.
Puis viennent les 35 corps simples dont les équivalents actuels, par eux-mêmes, par leurs multiples ou par leurs sous-multiples. diiRrent de nombres premiers d'une quantité moindre de y^. ^L Partout où Je substitue à un équivalent actuel un équivalent ^nouveau qui en diffère de moins de .|jj. les rapports nouveaux ^■JBtre les poids respectifs des corps composants auront, avec les ^Mtpports résultant de l'expérience, une petite différence, ^ff- Je considère que des expériences nouvelles, entreprises avec un redoublement de soin, feront disparaître ces petites différences. Elles existent néanmoins.
SeulemenI, il arrive que les équivalents actuels ne coïncident ^b^ère plus que les nouveaux avec les pesées de l'expérience. ^B Ainsi, lorsque, partant des nouveaux équivalents, on remonte ^Bttlx expériences premières d'où les équivalents actuels sont ^BOfrtis, on trouve que ces expériences ne coïncident presque ^^^Xnais avec les équivalents actuels et que les petites différences 9*»e l'on constate sont plus favorables, tantût aux équivalents *tlciens et tantôt aux équivalents nouveaux.
Je cite dans la H' t'artie. Titre V, Examen de quelques corps 'npUs, divers cas de ce genre.
I apparaît donc que les petites différences dont je parle ne Ant pas de nature à battre en brèche la loi résultant de la
I Je pourrais encore examiner les corps qui restent, montrer
^'un certain nombre d'entre eux disputent la même case de
ombres premiers à d'autres, montrer que pour d'autres la
ifférence à l'égard d'un nombre premier, quoique supérieure
ÏÔO' "^*^ '''^" ^ ^"^^ ^^^ incertitudes qui régnent sur la
Qxation même par la Chimie de leur équivalent. Cela est. ici,
Riperflu pour ma conclusion, qui est suffisamment élayée.
Cette justificalion faite, j'irai au-devant d'une objection.
ï'i LOI DBS CqilTALKMS.
On ni'o{i|ioscnt peal-étre qu'en doublant od fK-doublanl. • Je l'iù fait, les ^qui%-al<>iib trouvés par la Chimie, je viole I loU. règles, calculs et procédés divers qui les ont fait établir. ' Jf réponds à cela :
i'cs lois ne sont pas absolues, ces règles ne sont pas formelles, CCS calculs ne sont pas rigoureusement exacts, ces procédés s<»U compirxea et non concordants. Donc, l'édifice bâti cbancelle. IH repoftc SUT un sable monvanl. '
n } repose ci réellement, que. comme je le ferai ressortir par la snile, le coupable, ce n'est point moi, c'est la Chimie. Je démontrerai que si j'ai dédoublé ou détriplé, c'est que la Chïmi a dnoMé ou triplé à lorl.
PinM|ue nous avons désormais une base certaine, il fafl démolir l'édifice et le réédifier, en se fondant sur cette base i en procédant par ordre. Les lois existantes qui ne recevi pa* leur consécration seront abandonnées. Nous adopterons, m ci^nlraire. toute loi nouvelle qui se manifestera.
Je nie résume:
l'our vériGer les équivalents nouveaux, il faut :
I* Poser l'équation d'équivalence, comme la Clùmie l'a ùi jusqu'à ce jour;
■j' Étant donnés les résultats en poids provenant de l'expo ricncc d'où cette équation résulte, vérifier l'égalité du poids d premier membre au poids du deuxième.
Mais, d'avance, nous savons que, pour les principaux corps à la Cbimie, les rapports de poids fournis par l'expérience i exprimes par les formules at'tuelles se retrouvent identiqui dans les formules transformées en équivalents nouveaux, 4 pour les autres corps, noas savons que les formules nouvelli ne diffèrent des vrais rapports que de peliles difTérences facîl ment imputables aux erreurs d'expériences.
Ainsi se trouve établi l'accord des équivalents nouveaux ava presque toute la Chimie.
Comme je vais faire usage des équivalents nouveaux, j'ei toiiro chacune de mes formules d'un cadre.
Elles le conserveront jusqu'au jour où la Science, ayoi reconnu leur vérilc. renoncera aux formules actuelles et dâ vrcru de ces cadres les formules nouvelles.