‹ Loi des équivalentsChapitre 38 sur 282 · CHAPITRE U. — CONSÉQUENCES MÉTAI'HYSIQI'ES · texte numérisé non relu

CHAPITRE U. — CONSÉQUENCES MÉTAI'HYSIQI'ES

L - — Preuve de l'existenoe de la matière, de l'atome, et de la molécule.

La Série prouve la réalité de la matière. La matière exbte. r, sans elle, la Série ne saurait exister.

Elle prouve l'existence de l'alomc. L'atome existe puisque je le ^^niple!.,. L'atome, en outre, coulirme l'existence de la matière. *S**i n'est autre qu'une somme d'atomes: il prouve la non-divi ^'fcîiité à l'inlini de la ntaliî-re, puisque l'alome est un tout **»diYisible.

Elle fait pressentir la constitution de l'atome, dont je parle- *^i ultérieurement.

Elle indique l'existence de la molécule. La molécule existe. t^nisque je la pèse!...

Elle indique la constitution de la molécule. Elle prouve la justesse de l'Iiypothèse consi&t.inl en ce qui* la molécule est formée d'atomes.

Elle indique la composition, le poids de ctiaque molécule v^iflcreole.

Les notions de matière et d'alomes. qui avaient déjè pri» riabsance dans la philosophie de l'Anlitiuité et que la Science moderne a formulées en termes plus précisés, ont mis aisément sur la trace de l'hypothèse définitive présentée aujour d'bui.

LOI DES Kyt'H

§ 8. — Preuve de l'exîstenoe des corps simples.

La Série démontre d'une manière définitive la réalité des corps simples. Elledémontreruniversalité des corps simples dans le monde physique et suivant l'ordre d'importance qu'ils ont sur notre globe.

On appelait jusqu'ici corps simples des corps que l'on n'avait encore pu décomposer et qui, par une accumulation de présomptions, due surtout aux derniers travaux des savants, semblaient de plus en plus non décomposabJes. L'existence des corps simples acquiert, par la découverte de la Série, le caractère de certitude.

§ 3. — Preuve que nous oonnaisaons h peu près tous les oorpa simples de la nature.

Puisque les équivalents nouveaux occupent les premiers nombres premiers de la série naturelle des nombres et que les corps simples se succèdent, dans cette série, dans l'ordre de leur importance relative à la nature terrestre, ce double phénomène ne saurait éti"e spécial à la Terre, infime point de l'Univers, cl, par conséquent, doit être commun à tous les globes de l'Univers entier. Pourquoi, en effet, posséderions-nous pour nos corps simples, de préférence à tout autre globe, les premiers nombres premiers de la série naturelle des nombres entiers ?

Par conséquent, les corps simples de la Terre sont les corps simples de l'Univers.

.le dis qu'il n'existe que 63 corps simples parce que je n'ai pas trouvé d'équivalent supérieur à agS, et que. d'ailleurs, à 2 ou 3 près, j'ai trouvé tous les nombres premiers de la série des nombres de i à 3oo.

Celle série de i k 3oo juste n'est pas l'effet du hasard.

Le rapprochement de cette série simple de i à 3oo, i le maximum de simplicité possible qu'on rencontre dans toufl la nature, indique qu'on ne trouvera sans doute pas de corpi simple supérieur à 298. Il n'en existe donc, en ce cas, que I en tout dans l'Univers.

Nous apprenons par la Série que nous connaissons tous lei corps simples de la Nature, à 2 ou 3 près.

C'est une gpîrndo ilonnée scient itifiui' qiio ilo suYi)h' ini'll ii'cnl pas dans l'Univers entier, dans les syslènios Ica plus loIntuiitH, comme dans le système soluirc. des corps simples pluH Importants que nos G3 corps simples.

Les aérolitlies, en nous upportant do lu matifiro voniie rlun profondeurs du ciel, matière toujouri« coinpoiée dos uorpfl (|ti« nous connaissons sur la Terre, viennent corroborer, par uri« preuve saisissante de grandeur, celle conclusion.

C'est, d'ailleurs, avec les 63 corps simplea pouvant ri; roniMncr entre eux, selon certaines lois, qu'ont élé compoii(^)i ton» les corps de la Nature,

g 4. — La Série apprend comment ont été orééH tous les corps de la Nature.

La Série nous apprend que le Créatoar, voulant foriiier le* corps, a pris tous les nombres premiers cr>nl«:nnpi dnnfi In M^rio des nombres de i St 3oo, a consliliié avec les C.3 nombres premiers contenus dans cette série 63 molt^ules difr/^renteii, a f»it ai-ec chaque molécule le corps correspondant, constituant m que nous appelons an corps simple, et. avec Jcs ttA orp» ■irnpl'!* aiosî conatilacs. a composé lou* les corps de la Nalnrii.

i ±.— PrélimiaAlswa.

Je se ftm ton re^wrtir ici toalM le» eoméfnMKca ifaf réta^ amé fom la Sâtmtt ée la aftjrmtfilt ée ta iMn. Je «lii ém Moà». eapoier ■am cDe qi»ln«w nwa |pinénl«».

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ïS LOI DES EglJlVALEHTS.

l'^le la justifie dans sa belle fixation des ^•qtiivnlents et des poids atomiques, trouvés par des apparences de lois, sans un guide certain, lixalion qui a permis précisément de faire la découverte actuelle.

t 3. — La Série met fin & la recherclie des équivalents.

La Série met fin, en principe, à la préoccupation qu'a eue jusqu'à ce jour la Science de déterminer les équivalents des corps simples. Les grands travaux des Chimisles pour établir ou corriger les équivalents ne seront plus nécessaires, après fixation définitive de la Série, el les esprits, affranchis de toute incertitude îi cet égard, pourront s'appliquer à des recherches

4, — Lja Série rectifiera les équivalents, les formuli

les régies de la nomenclature, les noms chimiques

des corps.

La connaissance exacte des vrais équivalents permettra rectifier les équivalents dont on n"a qu'une approximation, formules des composés seront rectifiées et ramenées à l'exactitude mathématique. Les séries concernant les divers composés seront modifiées. Les termes en seront changés. Les noms donnés aujourd'hui à certains corps, d'après la nomenclature chimique, se Lrouveront devoir être appliqués à d'autres.

g B. — La Série indiquera les corps simples restant & découvrir.

La Série, définitivement arrt^tée, fera connaître aux chimÎ8t| les corps simples restant îi découvrir, et dont les équivale] restent à vide dans la Série.

Elle signalera les corps qu'il faut essayer de décomposer 1 ceux pour lesquels il est inutile de le tenter.

3 6. — La (Série aura un grand intérêt pour la CFistallograpliie.

I.a connaissance de la formalion des molécules des corps simples me paraît avoir une portée très grande pour l'étude de h Cristallographie en général, el, plus particulièrement, pour la genèse des formes cristallines.

It me paraît évident qu'il y a un rapport certain entre les Tormes des cristaux el les groupemenlB d'atomes qui constituent tes molécules des corps.

§ 7. — La Série sera un guide sûr.

Les nouveaux équivalents nous guideront désormais d'une manière silre dans nos travaux. Ils constitueront une base solide Biir laquelle on pourra asseoir les raisonnements, d'où l'on pourra tirer de justes déductions.

§ 8- — La Série éclaircira les obscurités de la Science.

Bien souvent, dans les expériencea de Chimie, on trouve des ffiils en désaccord avec les connaissances acquises ou les hjpo- UiÈSGs admises.

Dans l'embarras où l'on se trouve, on a recours à des supposilions, fi des hypothèses nouvelles, qui enlèvent aux phénomènes 3 expliquer toute simplicité, toute grandeur.

Des bases précises me paraissent appelées U éclairer beaucoup de points obscurs, à substituer souvent la simplicité à la complication, à faire briller, enfin, sous leur véritable lumière, les phénomènes de la nature.

3 9. — La Série donnera aux calculs de la Chimie une rigueur mathématique.

Les équivalents nouveaux auront cette grande portée de lournir aux résultats de la Chimie une exactitude d'une rigueur

3o LOI DES ÉQUIVALENTS.

mathématique. Je ferai une comparaison. Avant la découverte de la photographie, on avait dessiné la lune, les nébuleuses et autres parties du ciel, telles qu'on les discernait, et on avait atteint dans ce genre do reproduction un assez haut degré de perfection. Le jour où la photographie a donné ses images, toutes les incorrections des anciens dessins ont été mises au jour. D'une manière générale, on recUtiera de môme, par la Série, beaucoup d'inexactitudes, d'erreurs, de chiffres forcés dans un sens ou dans l'autre, de tendances à effacer certaines anomalies apparentes en les mettant sur le compte des erreurs d'expériences.

g lO. — La Série suggérera des idées nouvelles.

Les Bavants ne tarderont pas, sans doute, à se livrer aux méditations profondes que suggère la vue de cette série naturelle des' nombres premiers, réprésentant les équivalents des corps simples. Elle me parait contenir tout un monde acientifique- Des voies certaines vont s'ouvrir aux recherches. La Série promet de devenir féconde en découverte.'*, car elle se présente à nous avec ce caractère majestueux et puissant d'une vérité naturelle s'appliquant à l'un des fondements mêmes de la connaissance du monde physique,

J'aurai encore d'autres considérations k présenter sur la Série.

Il" PARTIE. - DES ÉaUlVALENTS.

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