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CHAPITRE III. — ÉQUIVALENTS NOUVEAUX

i 1 . — I>éflnltion nouvelle de l'éq.ni'V'alent.

Dans la pensée de la Chimie, l'équivalent d'un corps est un certain poids de ce corps qui entre en combinaison avec certains poids d'autres corps, nommés, comme lui, des équivalents. Mais CCS poids équivalents, comment les déterminer et à quelle unité de mesure les rapporter? On est impuissant à le dire. Aussi s'eston contenté de prendre les rapports des poids, et l'on a appelé, en principe, équivalent d'un corps, le plus petit poids de ce corps qui entre en combinaison avec les autres corps, en prenant pour unité purement conventionnelle et sans signification propre, le plus petit des poids trouvés, celui de l'hydrogène.

Tout s'éclaire, tout prend une forme précise, tout apparaît avec évidence, tout se détermine avec une rigueur mathématique, par l'hypothèse de l'unité de la mali(>re, par la possession de la Série.

L'équivalent, c'est bien, comme l'a établi la Chimie. la plus petite quantité, le plus petit poids d'un corps qui entre en combinaison.

Mais j'ajoute :

Ce plus petit poids, c'est celui de la molécule du corps.

L'unité de poids- moléculaire, c'est le poids de la molécule de l'hydrogène, c'est le poids de l'atome, qui est lui-ra^me le plus petit poids de matière qui existe dans l'Univers, ce qui cons-

tilue une unité non conventionnelle, mais formelle, puisqu'elle eil doimée par la Nature,

Dèâ lors, le poids de l'alome étant i , le poids de la molécule d'un corps est représenté par le nombre d'atomes qui forment cette mole cule: le poids de la molécule d'un corps simple est représenté par le nombre premier d'atomes qui coiistiluenl celte molécule simple.

Donc. le poids qu'on nomme l'équivalent, et le poids molérabire, sont les mêmes.

L'équivalent, le poids moléculaire, sont donc des termes idfnliqiips, car l'un et l'autre désignent le plus petit poids d'un corps qui puisse entrer en combinaison.

La Série découverte donne l'équivalent ou poida moléculaire (le chaque corps simple de la Chimie.

Étant données les significations attribuées par la Chimie aux mois " équivalent 11 et <- poids moléculaire», on comprend tout l'embarras qu'elle a di!i éprouver jusqu'à ce jour, à attribuer de» nombres dilTérents pour l'équivalent et pour le poids moléealaire d'un corps.

Désormais, la signification du mot « équivalent» devient très nelte, très précise.

L'équivalent désigne le nombre d'atomes contenus dans la molécule.

11 désigne le poids de la molécule quand on prend le poids At l'alome pour unité.

Or, tout corps étant une somme de ses propres molécules, un corps simple se trouve désigné comme nature et comme poids moléculaire Èi la fois, quand on désigne le uombre d'atomes que contient sa molécule.

L'équivalent du corps spéciOe donc le corps. Dire le Phosphore ou dire le Corps 3[, c'est la luOme chose.

On remarquera que la notion de poids moléculaire de ma doctrine est beaucoup plus précise pour l'esprit, que celle de poids atomique ou moléculaire de la Chimie actuelle.

On n'est pas en rapport direct avec ce dernier poids atomique w moléculaire, qui est basé sur une hypolbèse incertaine.

Au contraire, quand je touche un corps, je louche un certain de molécules égales, de poids déterminé, dont le groupet forme ce corps.

ij s. — Xies équivalents sont des nombres entiers.

U résullc de l'unilé de la matière, de ta formulinn des corps, de la toi des nombres premiers et de lu définition que je viens de donner de léquivalent. que loul équivalent eal nécessairi'incnl un nombre entier. Les atomes ei les molécules se comptent en nombres entiers, qui correspondent à yullima ralin. la dernîcic division de la matière, qui est l'atome, non en nombres fracliimiiaires qui ne correspondent k rien. Cette vérité démontre la loi de ['rout. consistant un ce que tout équivalent est un multiple entier de l'équivalent de l'hydrogène.

Par conséquent, lorsque la Chimie a formellement Irouvé 35,5. par exemple, pour l'équivalent du chlore, en appelant équivalent un simple nombre proportionnel, il y a heu de rechercher quel nombre entier on trouve comme multiple de 36,5, et l'un trouve immédiatement 71, qui est non seulement nombre entier, mais aussi nombre premier.

Ainsi, quand la Chimie dit : 35,5 est l'équivalent du chlore, parce qu'il représente la plus petite quantité de chlore qui entre en combinaison, comme dans le chlorure d'argent composé de 35.5 de elilore ut de 108 d'argent, ce langage doit ("trc modifié, et l'on doit dire 71 est le plus petit nombre entier qui se combine avec l'argent, dont il prend deux équivalents, de sorte que le chlorure d'argent doit s'écrire 1 ClAg' 1.

La remarque que je fais ici doit Htc généralisée. A mon avis, il y a lieu d'admettre en principe que la nature ne procède pupar fractions pour ses équivalents, ni par fractions d'équivalenl.'^ pour ses compositions de corps.

Par conséquent, lorsqu'un Chimiste, dans sa recherche d'un équivalent, si, n'étant pas convaincu par la Série, il juge utile ■ encore d'en rechercher, trouvera un nombre fractionnaire, coimne, par exemple, le nombre 107,66, trouve par M. Stas pour l'urgent; le nombre 7,9818, trouvé par d'aulics pour l'oxygène: il aura raison, je crois, non de s'appuyer sur le nombre obtenu par lui pour en conclure que la Série n'est pas exacte, mais dr se dire, au contraire, que, la Série étant juste, le nombre oblenu par lui ne l'est sûrement pas. Avec ce point de départ, la

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à il'utilcs résultats.

C'est inic coiis»;i|Upnce <1p rh\|w»lh^!«' ilo l'iinilv' tV }^ mMifri''

{3— Deux corps simples no peuvent awlr le même équlvivlont.

IVaprc* la détïnitioii nniivolic nin> ji' viens ilc iliiniirr. il ni' {>nit \ avoir deux équivalents i5};aux pour ili<ux t-i>i'|tii nlni|tli'* Jifl'-renU. car c'est le nombre preiiiiiT il'iilriiiii'x ijil) iliUtïnitii'ii' '•^□cp m^me des corps. Si deux ('(juivalvidK de l'orpA Niiil|ili"t

-fnl r^>3uv, ils représenteraient U: in^ino ctir\t^ Hiniplp.

t 4- — XTnité pour les équivalent)* A«» corpm iilmpl»n

Je prendrai pour unîl^. à lariuHIe jf. r.(>mpiirtrr»i tf* ^itiivAtnfil* 'ir* iirtn eorp» simpli?^. l'i^qnival^nl flf rhy/Irr^èHi'. earp* 'OOfie tfoi eU te pin» léger de» eorpa de la iMtitn*, CAlni /ffml b lanlfnili est femée iTaii m«I lâowm, »mf qpe M prorrvA lu mie tMlveBe dkes âfinvalMCi.

4 & — Êqai'valenS da corps oompoa^t.

<>« nçpfllr -^fiin ilcni >l'<in (-nrpM mmpr^V la «immp •Ir» éifn\ iilnlcde» -iirpH i)iiii)l>-v ipii Ip .-»ni«tilni*nl.

- Dmx r^orps oompoaéa ditTérantii p«av«nit avoir !• même éqaiTaltfM.

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38 i.oi UES Éybiv\LE>TS.

simple et le corps composé, en rcscrvaul l'expression « le corps rg n pour le corps simple exclusivemenl.

J'ai déjà indiqué, en parlant des molécules, la difTéreiice conslîlulive et, par suite, fondamentale, essentielle, qui existe entre le corps simple 19. nombre premier, et le corps composé = i5 + i, formant le total 19. ^M

TITRE III. -CRITIQUE DES MÉTHODES SUIVIES POUR L'ÉTABLISSEMENT DES ÉQUIVALENTS ACTUELS,

l'RELlMI> AIRES.

- Nécessité de cette critique.

En présence de la série d'équivalents qiie je produis aujoopd'hui, je dois rechercher comment il est possible que la Science ait pu trouver des équivalents autres.

Je suis amené ainsi à présenter la critique des diverses méthodes suivies pour l'établissement des équivalents actuels.

g s. — Distinotion & établir dans les équivalents actu<

Dans les équivalents, il faut distinguer ceux qui ont été dh tement établis par des pesées formelles, de ceux qui dériva des hypothèses ou des lois fondées sur l'observation, hypothèi^es ou lois admises comme justes et qui peuvent ne pas l'être, que Tobservation soit erronée, ou qu'elle soit insulTi:

Les premiers équivalents ou leurs multiples sont l'expressii d'une vérité.

Les seconda peuvent être

Les formules chimiques établies avec ces premiers équivalei fournissent une donnée vraie. Cette donnée consiste dans les ra] ports de poids des corps simples entrant dans les combinaisoi (]elte donnée est exacte, k condition que les cxpériencea aiei été bien faîtes, et qu'on ait rigoureusement tenu tompte de les éléments.

LOI DES ÉQUIVALENTS. Sg

Quant au chiffre lui-même fixé pour équivalent ou pour poids atomique, aucune loi connue n*a permis, jusqu'à ce jour, de le déterminer d'une manière définitive.

On le reconnaîtra par la suite.

§ 3. — Ijes équivalents actuels n'ont pu être établis

par une méthode unique.

La Chimie a trouvé jusqu'à ce jour, ai-je dit, 70 corps simples.

L'Annuaire du Bureau des Longitudes publie chaque année le tableau de ces corps simples, avec indication des poids atomiques qu'on en déduit.

Chacun de ces équivalents a été déterminé par la Science.

Elle n'a pu, pour y parvenir, employer une méthode unique.

Le tableau des équivalents publié par Y Annuaire représente un ensemble d'équivalents et poids atomiques obtenus par des moyens très divers n'ayant entre eux aucun lien.

§ 4. — Deux modes de méthodes.

Les méthodes employées pour déterminer les équivalents comprennent deux modes très différents basés :

L'un, sur la considération des poids;

L'autre, sur la considération des volumes des corps qui entrent en combinaison.

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