II, DIFFICULTÉS DE LK PE3ÉF. DES GAZ
Duiiias et Boussingault ont signalé dans leur Mémoire sur Iii consUlution de l'air (Annales de Physique et de Chimie. 3' sérir. iSdi. ni) les diflicultés de la reclicrche de la densité des gaz p:\r la méthode des pesées :
Prendre la denâlé d'un gaz, disent-ils (p. a*i&), c'est, pur cst'inple, en délerminer le poids et le volume. Pour cela, il faut connaître la capacité du vase et raitiener ces observations aux mêmes lein|K-raliircs et aut mCmes pressions, ce [[ul fait intervenir dans ces calculs, pour des quantités plus ou moins fortes. le eoeflident de la dilatation de l'eau, celui de la dilalalion du verre, celui de la dilatation du gaz, enfin l'application de la loi de Mariotlc. Ces correclioiiii, priïcs isolément, peuvent bien avoir des cITets peu sensibles; mais, réunies, elles poumùeiit, en donnant des errcui-s dans le même sens, conduire h des résultais ijiii manqueraient d'exactitude...
Les deux savants menlioniienl parliculièremcnl la difSculli; qu'un rencontre à l'égard de la température :
Roïlait, disent. ils (p. 370), à connaître la température propre du gaz et celle de l'air dans lequel flotte le ballon pendant les pesées. C'est là, nous n'en doiiloos aucunement, que réside le secret des discordances qu'on observe dans le^ nombres expriinaut les densités des gan donnés par tant de physiciens et d<cliitnt^tes illustres, et si cloi^ni^ les uns des autres que personne n'a jamais om' piendre une mojenne entre eux.
Divers autres savants, M. Mendclcefl' entre autres {Principes de Clûmie. I. p. ao), font ressortir la difficullé d'olilcnir des poids exacts dans les pesées de la Cliimic.
IN. — pnésE>CE DE l'eau.
M. MendcleelT insiste (Principes de Chimie, I. p. 67) sur la nécessité de calculer quelle est, dans le volume total d'un gaz saturé de vapeur d'eau, la partie occupée par l'humidité, sous \:\ pression ordinaire, à dilTérenles températures.
A o», dit-il, la proportion de l'huTnlditc en volume est de 0,61 %; à m".
Il est làcile de voir par ce qui priVèdo, ajoute-t41, combien sonl grandes les i-Twnrf que l'on peut faire dans la détermination des \oliiines des j;»/, si l'on HP Itenl pas coiiiple de leur degré d'Iminldilé.