‹ Loi des équivalentsChapitre 53 sur 282 · IV. ERREUn ADMISE · texte numérisé non relu

IV. ERREUn ADMISE

On peut dire, discnl Dumas et Boussini^ult i Itecherches su de l'air, Annales de Plijsi<]Ue et de Chimie, 3" série, i84i, IIl), que. dan8 l'éUI actuel des choses. »»ït par suite de la dillicullé des analyses elles- nièiu es, snït à cause de l'incertitude qui régne sur la valeur de quelques-uns des coctltcients applicables aui ga/. on a le droit de regarder les erreur§ d'un centième tomme possibles et admissibles en ce qui concerne les densiléi de l'oxygène et de l'azote ou l'analyse de l'air.

M. Mendeleeir (Principes de Chimie, 1, p. 533) admet, à son tour, une erreur possible de t-tt dans les expériences relatives à la densité des ^az.

U n'eïisie peuL-i^lre pas d'illi'meut, dil \l. de Saporla (Théories i-l \aliilhiit lie la Chimie moderne, p. Si), pour lequel on puisse garunlir nlisnliinieiil la première décimale du nombre exprimant le poids atomique. Pur exemple, en France, pour le chlore, les tables françaises donnent 35,5; en .Vllctnagne, on emploie 35.3 iL. Meirer). Les auteurs qui indiquent les chilTreji des centièmes pourraient donc éviter de se donner cette peine. Souvent et même dans le cas de corps simples assez communs, l'incertitude atteint et di'passe l'unité; par exemple, les meilleures déterminations relatives au titane oscillent entre iS et 5o.

Dumas, dit M. Mendeleelî (Principei de Chimif, p. aip). en rendant compta de l'eipt^rience de la synthèse de l'eau, a obtenu le chiffre moyen i2~>i. (d'hydivigène pour lo.ooo parties d'oxygène; et les chitTres extrêmes ii'i^ el 1356, ï. Ceci pi-ouve que, pour i partie d'hydrogène, l'eau contient 7,<iyi.'4 parties d'oxygine, avec une erreur possible, qui n'est pas inrfrieure jt J^ ou n o,o3 do la quantité d'oxygène pour une partie d'hydrogène, '^B

Ces chiffres prouvent les erreurs qu'on peut commettre dans celles des expériences où la science et riiabileté des cxpérimen taleurs offrent le plus de garanties, « furliort dans les autres. On n'a qu'à consulter les séries si nombreuses d'expériences (|uanli tatives faites sur tous les corps et dont on adopte les moyennepour constater en général des écaris assez grands.

§ -t. — Incertitudes, selon M. Marignao.

L'oxygène, dit M. Marignac (Véridcaliou dy iiut'Iqiics poids a Annales de Physique et de Chimie, 6" scrie, l. 1, iSSi, p. ï;|1). est le seul 6 pour lequel ou ait [lu déterminer directenieiit le rapiKirt de son poids ata à celui de l'hydrogène, rapport qui parait être celui du iâ,g(i ; les autres éléments, les poids atomiques sont déterminés par rapport h de l'oxygène, soit diractemenl, soit par l'intermédiaii-e d'autres < comme le chlore, le soufre, elc, rapportés déjJi eux-mêmes o

-•Ti nÇsnlIe que. dan» ce syslème, la détermination de chaque poids alomiquu ■->I «fl^tée de deux erreurs au moins. Le rapport de l'oxygène à l'hydrogène I cté établi sans donle par les plus habiles expérimentateurs; cependant il cuj^c des expériences si difGciles que l'on ne peut afOmier qu'il n'ait à subir aucune modification. S'il en étail ainsi, il en résulterait uétcssai renient un changement de tous les poids atomiques.

Il § 6- — Concluaion.

J'ai fail ces citations diverses, à la fois pour montrer combien la pesée des gaz offre de difficultés et pour faire remarquer que les chiffres adoptés par la Science peuvent âtre entachés d'erreurs dont la répercussion s'étendrait sur toute la Chimie.

Je reviendrai sur ce sujet.

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