LUI DES ÉIJIHALE.MS
qui a lieu, par exemple, pour l'acide carbonique selon les cooditious où l'on recueille l'air qui le contient.
Où trouver, enfin, un exemple d'un le] mélange dans la Nalure, et pourquoi admettre une telle exception, évidemment imagini^e pour essayer d'expliquer des anomalies apparentes qui me paniissent se dissiper aujourd'hui par les considérations que je présente ici.
Je ferai une remarque qui me parait fournir une preuve nouvelle en faveur de l'iiypothèse de la combinaison.
Si l'air, comme on le croit aujourd'hui en Chimie, était un mélange d'oxygène et d'azote, on aurait, en le liquéfiant, retroavichacun de ces deux gaz liquéfiés séparément.
L'oxygène a été liquéfié à — iSfi" sous la pression de aa""'^- L'oxygène liquide bout à — i8i° sous la pression atmosphérique.
L'azote a été liquéfié & — i36° sous la pression de i5o aliuosphères. L'azote liquide bout à — ig/i" sous la pression almospliérique.
Or l'air a élé liquéfié à son leur et a donné un liquide, qui n'est ni de l'oxygène ni de l'azote, mais qui est sui generis. bouillant à — 194" sous la pression atmosphérique. En comprimant et refroidissant, on aurait dû d'abord obtenir de l'oxygi^'ne liquide, puis l'azote liquide, et aucun autre corps.
On peut d'autant mieux admettre la combinaison |OAz| (|iii forme l'air, que certains Chimistes voient une combinaison même dans les aolulîons, qui. au point de vue liquide, ressemblent assci aux mélanges au point de vue gazeux.
En M basant sur toutes 1 Chimie, p. 176), on peat dèjli définies, intlablrt, liquide i, 0
;es considérations, dit M. Mendeleeff (Princ.ïpM <ie
ir les iolalions comme des combiiuiisons ehtmiqafs Vcim de diitociation.
Je termine ces considérations par une raison nu-laphysique qui me paratt Hre d'une portée décisive.
Je ne me figure pas que le Créateur, ayant à créer l'air, ail cru devoir prendre les volumes insignifiants quelconques, de rapport complexe, de ao,8 d'oxygène et 79,2 d'azote pour constituer l'air par le simple mélange de ces quantités. Je ne crois pas davantage que le Créateur ait pris un poids sS d'oxygène et un poids 77 d'azote, le rapport de ces poids ne répondant à rien, pour
/ er le. même mélange. Que i'acide carbonique qui vient s'ajnui l'tiir s'y mélange dans des proportiouH quelconques vaiianl ■ le travail qui s'opère dans la nalure, je le comprends. L'acide I ionique n'est pas l'almospli^re fondamentale qui enveloppe le ■\-e terrestre. Pour celte atmosphère, qui est l'im des fondeiils de la vie terrestre, le Créateur a dû faire usage des élé- :ils constitués par lui pour toute création : il s'est servi des liaient* des corps; il a fait pour l'air, comme pour toute autre ilion de corps, une combinaison non un mélange, et il a pris l 'irabinaison à la fois la plus simple et la plus facile, la combinaison I 0 Az I .
Je conclus :
1,'iiîr est une combinaison d'oxygène et d'azote. .■^a formule est |OAz[.
'> composé a une puissance de combinaison assez forte pour 'iiiintenir constantes les proportions de chacun des deux gaz "imposants.
Il a une puissance de combinaison assez faible pour permettre (icile décomposition des deux gaz selon les besoins des trois iies de la nalure.
iJiAPlTRE IV.
- nEMARQirES SUE LES ÉQUIV\LENTS DE QIELQUES AUTRES CORPS SIMPLES.
■ Préliminaires.
l'examen que je vais faire des équivalents de quelques I corps simples, j'aurai à plusieurs reprises l'occasion de uyer sur une loi dont je donnerai la démonstration un peu bin, dans la Théorie Constitutive des corps faisant partie du Bt Ouvrage, loi que l'on voudra bien accepter provlsoire- Mjmme démontrée.
) loi est celJe-ci :
I rapport ^ de l'équivalent à la densité se trouve compris (Wtir lous les corps simples, exceplion faîte pour le carbone, entre I et a6, la densité étant rapportée à celle de l'hydrogène solide j5) prise pour unité, par suite élant égale Ji la densité par ;iorl à l'eau, divisée par i,G.
l s. — Carbone 6, [3]
A!M. Dumas cl Slas, dit Wiirtz {fnlrodaction à Vétude de la Chimie, p. : 11)1 constaté que la composition de l'ncidc carbonique est exactement
Cartxtne. .
Oïj-gùtit'. .
I di-duit pour le poids nlomiqu î de l'oxygène (■luul lO.
du carbone le nombre 1
Il me paraît qu'il y aurait lieu de conclure ainsi :
■'...d'où l'on déduit que 3 de carbone se combinent avec S d'oxygène, » ce qui correspond à la formule |0'C[.
Voici, du reste, le langage m?mc de ces deux Chimistes.
Diins leur Mémoire, Hecherches sur le véritable poids atoinit/uféi carbone, inséré dans les Annales de Chimie et de Physique (3* série, t. I. p. 5, i8iii), Dumas e! Stas disent :
U'après nos exi>ériences sur la co m bu si ion du graphite tant naturel qu'orliflcicl. Soo parties d'oiygènc se combinent avec 3oo de carbone pour former 1 100 d'acide carbonique. C'est donc 8 d'ovjucne pour 3 de carbone.
Il est surprenant que les Chimistes soient passés si près de l'équivalent ii du carbone sans l'adopter.
L'équivalent du carbone est 3.
La formule de l'acide carbonique est [O'C].
La formule de l'oxyde de carbone est |0'C | .
Les Chimistes ont été. ici, victimes de la loi du proloxyde. L'oxyde de carbone étant le proloxyde, sa formule devait être CO, et comme l'équivalent de l'oxygène selon eux était S, il fallnit adopter pour C un équivalent tel que, dans l'oxyde de carbone, le carbone fût à l'oxygène comme G est à S. d'oîi ils ont donné au carbone l'équivalent 6.
L'équivalent de combinaison déduit de la composition de l'oxyde de carlHinr (.S d'oxygène et fi de carbone), dit M. Grimaux {Théories et Notation» chimiqutt, p. 'i.'i), est égale a G.
On trouve une preuve nouvelle que l'équivalent du carbom' est 3 daus la composition du gaz des marais, que l'on écrit CU". et dans lequel 3 de carbone s'unit, en réalité, à i d'hydrogène, de sorte que sa véritable formule est [HCI.
LOI DES RQI.'IVALE>TS,
'e composé I HC I, comme le composé lO'C 1, ilîlé de l'équivalent 3 du carbone.
S 3. - Lithium, 7-
n y a de grandes incertitudes sur la fixation de l'équivalent du ,hhim. Les diverses valeurs qui lui ont été allribuées varient iVre 6.o8 et 10,22^.
Borzélius donnait au lithium, pour poids atomique, /lo.go.
6 fois 7 font ia.
D'un autre côté, io.go ressemble à /n donné à l'aluminium.
C'est à voir attentivement.
Lu Science a adopté l'équivalent 7.
Sous réserve de la remarque qui précède, ce nombre, comme tiulliplcs ou sous -multiples, comme par lui-m^me, ne parait «ruenir à aucune case de la série des nombres premiers, lailleui-s toute remplie.
D'un autre cûté, j'ai consulté, pour ce corps, le rapport—.
Pour que les limites i et 26 ne soient pas dépassées par le iUjium. dont la densité rapportée a l'eau est 0,69, ce qui fait, pour a densité rapportée îi l'hydrogène solide, 0,37, il faut que j-gi >oil au plus égal à 36, ce qui donne, pour le maximum que 'Suivaient du lithium puisse atteindre, le nombre premier 11.
Or II ne paraît pas pouvoir convenir, comme étant en eonlraliclion avec les analyses qui ont fait adopter 7, en même temps pie II est dispute par le bore et le soufre, comme je le montri-rai Jientôi.
Au-dessous de 11. il n'y a, comme nombre premier. <|ue 7, -Suivaient qui appartient nollemeut à l'azote.
il y a, dès lors, présomption que le lithium, malgré son aspect le mêlai ayant l'éclat de l'argent, aspect déjà signalé page 19. ne serait pas un corps simple.
l'ne raison de plus vient à l'appui de celte présomption.
H ne paraît pas admissible qu'il y ait dans la Nature un corps "niple, le lithium, qui y joue un faible rôle, plus léger que l'iiîdrogène. qui y joue un rôle immense.
Plus particulièroment, on ne trouve pas do lithium dans le «loti. Comment un corps simple placé eu tète de la Série, pré-
sentant, par suite, une importance de premier ordre, ne se rencontrerait-il pas abondant dans cet astre?
Je rappelle, en outre, les remarques faites sur le lithium à la page 19.
Il y a lieu, me semble-t~il, de faire sur ce corps des recherches nouvelles.
•4. — Bore 1 1 9
La composition de l'acide borique qui sert de point de départ pour calculer l'équivalent du bore, disent Pelouze et Fremy (Traité de Chimie, ï), a été obtenue en déterminant expérimentalement l'augmentation de poids que subit I gramme de bore lorsqu'on le chauffe au contact de l'air... Quant à la formule qu'il convient de donner à l'acide borique, il nous est difiicile d'exposer id kl considérations qui ont servi à la fixer. On représente généralement l'adde borique par la formule Bo*. D'autres chimistes adoptent la formule Bo*.
Cette citation suffit pour montrer que si le soufre avait réellement 1 1 pour équivalent, on serait sans doute amené à conclure que le bore est un corps composé.
Si, en effet, l'équivalent trouvé par la Chimie pour le soufre est II, le bore, expulsé de la case 11, ne pourrait, comme corps simple, avoir pour équivalent qu'un nombre premier approchant Vun quelconque des nombres premiers compris entre o et 3oo, voisin d'un multiple de 11.
Si l'on fait l'examen, on trouve que les nombres premiers ainsi approchés sont :
a fois II = a3 — i
4 fois II = 43 -h i
6 fois II = 67 — I
8 fois II =: 89 — I
10 fois II = 109 -h I
la fois II = i3i + 1
18 fois II = 197 -t- I
aa fois 11 = a4i + i
a4 fois II = a63 -H i
Or, tous ces nombres premiers, dont chacun serait} possible pour le bore, paraissent nettement occupés dans la Série, sans compter que plus le multiple s'élève, moins il a de probabilité de convenir. Le déplacement du strontium, occupant la case' 89 tout
LOI DES f Qi:iV\LE>-TS. III
[ilm. parattrail susceptible d'être examiné, en vue d'atliibuer [■lacf au bore dont la Ira us formation s'opéverait en ce cas, en
-..ut B = [m].
-1 II appartient au soufre et que 89 ne puisse appartenir au
il faudrait en conclure que ie bore n'est pas un corp»
,- impie.
gB. -Soiift-e le, I 11 J.
Je mentionne pour inénioire la citation suivante:
n [)aniil â peu prè> certain, disait Avogadra dans son Mémoire de 181 1 rnni de S'hjuique, 1811, t. XWIII, p. 5S, rapporté par M. Grimaui. p. iit5l. Il- wufrit ordiniiire contient de l'hydrogène.
' lu lit dans Pclouze et Fremy :
I i.'iiuivalent du «out^e n i^tê déduit de la qiiaïUilû de sulfate de plomb que
'liiil U11 iioids connu de plonrii.
"> parties de ploiub diïuoutes dans l'acide azotique et traitées par l'acide
iiiii|<ie. doHDent un i-ésidu de sulfate de plomb qui. après avoir été calciné,
' 1 nel a pour formule PbO, SO'.
I 'ïygèiic de l'oxjde do pionib esL dyuc ie liers de celui de l'acide sulfurique.
I l'st certain que si lu formule de ce sel est PbO,SO*. l'oxygène
I iisyde de plomb eat le tiers de celui de l'acide sulfurique, et
I r|iiivalcnt du soufre est x = aoo, c'est-à-dire dans le système
!r II = 1, 200 X îii) ^ ''* °" "" multiple de i6 ou un sous-
Miilliplc de 16.
le pose ici un point d'interrogation : Qui dit que la formule de
-i.\ est PbO,SO'? On ne pont l'affirmer, car c'est la question
I 1,1 question.
I étude que j'ai faite du soufre m'a amené à faire sur ce corps
- suppositions qui sont les suivantes : ' Le soufre est un corps simple ayant pour équivalent ^7: Le soufre est un corps simple ayant pour équivalent 11; Le soufre est un corps composé.
'■ vais examiner cliacune de ces hypotlièses en faisant valoir
rnoUfs à invoquer pour chacune d'elles, l-'hypolh^sc de l'équivalent '17 donne des résultats analogues, uû^i mt)ins probants que l'iiypotliiae de l'équivalent 11.
Il:)
Je me borne donc à la mentionner pour mémoire, et je vais parler avec quelque détail de l'hypothèse de l'équivalent ii.
Dumas, par la synthèse de l'argent, dit Wurtz {Dictionnaire, Soufre, p. 160a;, est arrivé au nombre 3a|Oig6 (Ag = 108). Stas adopte le nombre 3a,074a (Ag = 107,98).
Le rapport r = 3,378
En adoptant mes équivalents S = 11 et Ag=i07
, on a :
Ag
et le rapport -^~ = 3,a42
Ce dernier rapport diffère du premier de o,i3i.
Lequel des deux est le juste ? On ne peut le dire.
L'oxygène contenu dans à" 6^1 d'acide sulfurique, disent Regnault (Traité de Chimie, Alumine), ainsi que Pelouze et Fremy {Traité de Chimie, I, p. 5i), pèse a'' 784.
Le rapport
La formule actuelle de l'acide sulfurique est SO'
Or, S = 16
Le rapport — - =: 0,60 4o
Avec les nouveaux équivalents, en remplaçant
S par
O par
la formule devient
SO'
et dans cette formule
= II
Le rapport — = o.ôq^iG
Il3
Il suffit de supposer que Tacide sulfurique anhydre sur lequel on a opéré ait retenu une quantité d'eau, dont il est si avide, égale à ^ HO* , pour que le rapport devienne = 0,60, mathé-
matiquement.
La fraction j» est obtenue par la condition
on a