‹ Loi des équivalentsChapitre 66 sur 282 · tV · texte numérisé non relu

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Je reprends la formule mentionnée plus haut, PbOSO* pour laquelle l'expérience a donné les résultats suivants :

Sulfate de plomb calciné i46,35

Plomb 100

D'où l'on a déduit, oxygène 46,35

Le rapport du sulfate de plomb au plomb est ^^ Avec les équivalents actuels, PbOSO* pèse :

Pb

io3,5

e plomb . . .

Poids de l'oxygène

Rapport du sulfate de plomb au plomb, j^^. -^ i,4638. Pour opérer la transformation de la formule avec les nouveaux équivalents, il faut remplacer

Pb

par

Pb

par

par

par

^ formule devient ainsi :

PbO^SiO*^

ou

aPbO*3SO«

LOI DES KQriVVLE!IT«.

Il4 LOI DES ÉQUIVALENTS.

On retrouve, à très peu près, le rapport résultant de l'expérience.

En effet, a Pb = ao6 2O' = 16 3S = 33 30 =48

3o3 Le rapport ^= 1,4709

Le rapport résultant des équivalents actuels diffère du rapport expérimental de o,ooo3.

Le rapport résultant des équivalents nouveaux en diffèredeo,oo74.

Où est la vérité?

Je vais voir si la considération de l'acide sulfurîque peut éclairer la question.

M. Troost indique {Traité élémentaire de Chimie, p. 2i3), comme formule de l'acide sulfurique normal, S*0*,2H0, disons SO*HO.

Dans cette formule, le soufre, avec son équivalent 16, forme les -.g du poids total, qui est 49, soit o,3265

L'auteur désigne cet acide comme entrant en ébullition à 325*.

Mais M. Marignac n'est pas d'accord avec lui.

D*après M. Marignac, dit M. Troost page 2a3, Tacide qui bout à 3a5® n'est pas réellement Tacide S*0* a HO ; il contient environ -]f d'équivalent de plus.

Ce g- d'équivalent de plus est évidemment supposé pour faire cadrer les résultats de l'expérience avec la formule.

Ainsi, d'après M. Marignac, la formule de l'acide sulfurique est S«0*HO + -g-HO, soit SO'HO + ^HO.

Convenons que pour un corps aussi net que Facide sulfurique normal, cette formule chimique est très peu nette. Par cela même, elle n'est pas probable.

Mais elle a précisément été torturée de la sorte pour donner des rapports de poids exacts.

Par conséquent, comme on a

S G» H 0 4- -^HO 16 a4 I 8

il y a lieu d'admettre que, d'après l'expérience de M. Marignac,

LOI DES ÉQtlVAlERTS

le soufre. Jaiis i'acide sulfurique normal, entre pour les poïds total ^ o,3ai6o8 du poids total.

On voit, par ces considérations, qu'on n'est pas cerini Clikimic. de !a formule de l'acide sulfurique.

A\çc l'équivalent ii pour le soufre, la formule ISO" répond à cette proportion.

En effet :

I^HO'l^ 7.a

et l'on a ^ — ^o,3ai(>37

Xa différence dee deux rapports est 0,000029. "Mais la formule que je donne n'est ni plus ni moins simple que c^lle de M. Marignac,

l'équivalent du soufre a été déduit de la synthèse du sulfure **" argent.

îrdmann et Marchand, dit Wurlz (Mrodttclion à i'étade de la Clùmie, p. a36), ^'ït déduit le poids atomique du soufre, de l'analyse du cinabre ou sulfure de ^**«rcure. M. Dumas l'a dé(«rminc en faisant la synttièse du sulfure d'argent, ^«s eipiSriences ont conduit au nombre 3 1 pour le poids atomique du soufre * 3 3,01^6 d'après M. Dumas, en adoptant 108 pour le poids atomique de l'argent).

Mais si l'on adopte 107 pour le poids atomique de l'argent, ^^«Jnformément à la loi des nombres premiers, on aura, en appe- ***nt X le poids du soufre dans ie sulfure d'argent :

'l'ofia = 33,0196. triple du nombre premier 11. L'équivalent du ■^ufre est donc 11 et le sulfure d'argent s'écrit S'Ag.

J'ai admis d'autant plus l'équivalent 11 pour le soufre, que je

n'ai pas confiance dans l'équivalent 1 1 donné par la Chimie pour

le bore, eu égard 5 la place importante qu'occuperait ee corps peu

important, dans la Série.

Dans le cas où [sl =11. la formule de l'acide sulfurique est

Si l'on ndoplc ii pour équivalent du soufre, il faut remplacer duns les formules actuelles S en I Si | pour opérer la Iransforma- Uon de ces formules dans les équivalcnls nouveaux.

1^ soufre, dit WiirU, dans srs rapporta chimiques avec les autres corps, joue \o mémti rôle que l'oxygéno. et peut le remplacei' atome par atonie.

Cette remarque ne pourra servir pour la détermination définitive de l'équivalent du soufre, que lorsque l'application dea équivalcnls nouveaux aura fait reconnaître les véritables analo- {fies chimiques.

Au cas où l'équivalent du soufre ne serait ni !\-j ni ii, ïl n'existe dans la Série aucune case qui, eu égard aux données de rexpériencc, puisse convenir au soufre. Il ne reste, en ce cas, que lu troisième hypothèse de possible. Le soufre ne serait pas un corps simple.

En fait de composés binaires (les deux corps simples pris avec un seul équivalenl) pouvant donner iG, il n'y a que les composés suivants :

Ck CaB

qui pourraient former du soufre.

Kn ce cas, ii, devenu libre, resterait attribué au bore. Mais cette hypothèse, je le répèle, ne paraît pas convenir.

§ 6. — Baryum, 68, B liyj.

Itegnaull donne {Traité de Chimie, p, (iâi) pour le sulfate de hary le

18^0^4 sulfate de barjle fi" 188 acide suiruri<pic 1 1 *' 856 baryte.

Le rapport de la baryte ù i'ucide sulfurique est -~^ = i.giti. Le rapport des poids de I3a0 et SO* dans la formule RaO,SO* est 7O = 1,9012.

J'ai adoplé 17 |)onr l'équivalent du baryum parce que

Je vais juslilier réqui\aleril 17.

La transformation de la formule BaÔ, SO^ s'opère en faisant

Ba =

Ba*

sl-

EUe devient Ba*0'SîO" ou 80Ba,30'S

Et le rapport 80Ba à 30«S = ^ = 1,8765

Ol

difîère de i ,901 2

de la quantité 0,02^7

Dans 10 grammes de chlorure de baryum, dit Regnault (Chimie), il y a

Chlore 3 '4o6

Baryum 6 694

Le rapport -3— r = o.5i5i

IQ^

Le rapport des équivalents de la formule BaCl est

Cl = 35,5 Ba=68,5

La transformation de la formule BaCl donne Le rapport des équivalents est

Ba'Cl

Ba*

La différence entre le rapport des équivalents actuels et le rapport expérimental est o,oo3i.

La différence entre le rapport des équivalents nouveaux et le rapport expérin^ental est 0,0069.

Des différences aussi minimes montrent que l'équivalent nouveau convient à l'expérience aussi bien que l'équivalent actuel.

Je ferai une remarque spéciale en ce qui concerne la place qu'occupe le baryum dans la Série.

LOI DES EQUIVALE!fTS.

La Série porte les équivalents suivants:

Azote

Bore

Potassium

Baryum

Fluor

Sodium

ce qui semblerait indiquer que le baryum joue une rôle très important, en même temps que le bore et le fluor, dans la nature. Je n'ai pas de vérification immédiate pour le bore et le fluor. Mais, en ce qui concerne le baryum, l'analyse spectrale nous dévoile sa grande importance:

Quant aux nébuleuses non résolubles, c'est-à-dire dans lesquelles les instruments les plus puissants ne distinguent qu'une sorte de nuage lumineux, elles fournissent, en général, un spectre formé de quatre lignes brillantes, se détachant sur un fond obscur. Cette apparence est celle qui caractérise les corps entièrement gazeux: deux des raies brillantes appartiennent à Thydrogène: les deux autres peuvent être attribuées à Tazote et au baryum. (Fernet, Phys., p. 1 44 •)

Rubidium 86

Nickel 89,6

'S'Urium 89,9

XTranlnm 69, B

Avec ces corps secondaires, je vais rencontrer des incertitudes.

Le rubidium est marqué avec l'équivalent 85.

Or, sa densité est i,52.

Avec ces chiflres, le rapport - == 55, 921 X 0,625 = 34,95i, ce qui place ce rapport en dehors de la courbe générale des rapports -.

Etant donnée la faible densité du rubidium, il y a lieu de supposer que son équivalent est moindre :

On pourrait donc lui donner l'équivalent 43, s41 n'était déjà pris par le silicium. Il y a lieu toutefois de rechercher auquel de ces doux corps l'équivalent 43 doit être attribué.

De ini^ino le ^ de 85 donne 28,33. On pourrait à la rigueur.

LOI DES EQUIVALEiSTS. IIQ

quoique Fécart soit grand, supposer que Téquivalenl pourrait être 29. Mais 29 paraîtrait a priori appartenir au nickel. Il y aura lieu, encore, de rechercher le titulaire définitif du nombre 29.

Dans Fun et l'autre cas, le rapport - rentrerait dans les limites voulues.

Si le rubidium n'est ni 43 ni 29, il y aurait lieu de supposer qu'il n'est pas un corps simple.

Mais sa place parait être à 29 Auquel cas, le nickel doit être déplacé. On trouve pour le nickel :

Le nickel pourrait être 89 = 3 X 29,5 -4- o,5. Il pourrait être aussi 1^9 = 5. 29,5 + i,5. Enfin, il pourrait être 179 = 6. 29,5 + 2.

Avec 89, I = io,5o8 X 0,626 = 6,667.

179 = 2 1,1 33 X o,6a6 = i3,ao8. (Voir le tableau ^.)

Mais 89 appartient au strontium.

Il y a lieu d'attribuer au nickel 149 .

En lui donnant 149 = 5. 29,6 + i,5, Y se trouve dépossédé.

Or, la densité de Y n'est pas connue.

On peut reporter Y à J179

En ce cas U est déplacé.

Les éléments de U sont :

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