‹ Loi générale des réactions psycho-motricesChapitre 4 sur 6 · C. Sensations de forme · texte numérisé non relu

C. Sensations de forme

D. Sensations de 'température.

Le dynamomètre a offert pour l’homme des vérifications remarquables de la théorie dans les cas de la vision des directions et de la sensation de l’effort musculaire. Les températures non rythmiques déterminent des inhibitions qui pourront être rigoureusement mesurées. Les formes et les polychromies, construites ou non suivant les lois du rythme et de la mesure, ont été toujours jugées satisfaisantes ou non par les sujets normaux et droitiers. Quand les réactions ont été milles ou de sens contraire (à peu près sept fois sur cent) , le dynamomètre venait indiquer de la gaucherie ou une force très faible inférieure de 8 à 10 kilos au chiffre de 30 kilos pour les muscles fléchisseurs de la main droite), par conséquent une inhibition générale relative, ou bien je parvenais, par quelques expériences simples, à démontrer, chez les sujets en question, une perversion plus ou moins totale des illusions d’optique et, par conséquent, une impossibilité d’apprécier les rythmes, puisque les corrections inconscientes s’appliquaient chez eux à des déformations anormales du contraste. Dans tous les cas, les divers degrés des préférences et des aversions sont toujours précisables par des nombres. L’influence si remarquable de la couleur sur le tracé de la direction, les modifications que j’ai pu obtenir de l’irradiation, le calcul des intervalles des complémentaires chromatiques, la détermination des illusions normales dans l’appréciation des angles et des longueurs suivant la direction, les coïncidences frappantes des déductions de la théorie avec les faits musicaux les plus délicats, enfin la possibilité de retrouver par ces mathématiques de convenance (qui sont, pour l’être considéré, des nécessités de représentation) des constantes et des formules mathématiques ou physiques me paraissent recommander à l’attention des savants cette doctrine, dont le principe est un fait d’expérience, dont les postulats sont des faits d’expérience généralisés et dont la méthode est le classique procédé de déduction adapté aux exigences du sujet : l’intelligence et la vie.

P. S. — Le thermomètre physiologique, dont la théorie est exposée au § 27 du présent mémoire, vient d’être construit, sous la double forme d’un thermomètre étalon de 0° à 100° et d’un thermomètre médical, par la Société centrale des produits chimiques, 42-44, rue des Écoles, à Paris.

PARIS. — IMPRIMERIE CHAIX, 20, RUE RERGÈRE. — 1 1 0o2-ü-90 .

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