‹ ÆloïmChapitre 11 sur 70 · LAIT · texte numérisé non relu

LAIT

pour signes relatifs aux choses fètures

et iieur le«

EL

te]ii»|Mi

ULMOUODiBI

. et pour les époques déterminées des fêtes re-

ligieuses et des assemblées

et iieur le«

Jours

ULIMIM

et pour les jours en nom-

et les années. UÇhNIM.

bre annuel, complétant

une année ,

et pour les réitérations

d'années.

* Ce mot MART est transcrit avec deux Otî daus l'exemplaire samaritain , de cette manière MAOUROUT. R. Aben Esta observe que les copistes ont pris la liberté d'ajouter ou de retrancher les lettres vau etjod dans les mots hébreux. Cela est à considérer pour la signification de ces mots, dans certains cas.

50 , JELOÏM,

La seconde partie de ce verset est une explicaiÛMi donnjée par sitrcrott àTinitié, ou srjaiflléépdf MoIb«m texte qu'il arr«it sous les yeux ^ c'âait mt msfeni&fuÊhfier f usage des eétéim/aies religieuses et YohligStûên de les pratiquer. Dans le sens littéral et vulgaire , cette explication ne pouvant être supposée , cette partie if« verset devient absurde.

En effet', an memeat: où Ton attribue à Dieu une énunaéràtkÉi dt» niotif»qab se rzfpotîeût à l'organiatÉioÉ die la smié^éMoasàm, teHe qu'elle j^tfrra exister, p9f eas fertttif^ eiitrë vingt ârtitres, dans douze ou quinze cents ans, aucun être anhné, pas même le plus petit ver de terre, n^'existe enc<^e. Deux époques cosmogoniqucs se succéderont avant que Dieu dise dans un futur indéterminé, nouf ferons thomme, La chute, la désobéissance future de cet homme ^ dans un futur paradis terrestre , sera bieA dai^ lesi choses possibles, mai» pewrra t^iM; aussi bien nepafs é«ra : dans le cas où cet homme futur ne désobéira pas, il ne sera pas chassé de c^ pâPraéis , il y vivra tinmortel, leiemps o^exisiem^pas pour lui , hi mt^ ne seràf pa& peBfdëe*, it n'y aura pas de genre humain , de société humaine.

Si , malgré son obéissance , l'homme procrée de& êtres immortels comme lui , évidemment . le paradis étant trof ress^ré, les hommes feront incursion sur la terre; mais alors la société humaine ne sera pas ce que le verset la suppose, elle ne sera pas ce qu'elle èSî ê&fêhtsé par TefTét de la chute de l'homme. Dieu n'étant point ofTensé , point irrité, n'ayant point à punir^ les sacrifices religieux j l«s holocaustes^ qui sont un moyen de eônciUatmi entre le ciel et la terre; les convocations religieuses, les lois sociales , les arts, les sciences, etc., etc., tout cela deviendra inutile et même impossible. Le sens littéral, le

ou I.ES DIEUX DE MOÏSE.

sens vulgaire, n'est donc pas la peasée de Moïse. Ce n'est pas dans des vues coâditionnelles ou possibles que FÉternd agit -y je dis possibles pour éloigner Fidée d'une fatalité qui ^rail supérieure à Dieu même , bien qu'il pût la prévoir* Ce n'est pas pour une si mesquine supposition que les astres furent foits : le texte de Moïse s'explique dans la première partie du vevset : supprimez l'addition ou la commentation sacerdotale , la narration continuera en développant le motif exposé y savoir : faire briller la lumière, déterminer le temps , la durée qui appartient au jour, celle qui appartient à la nuit, et rien de plus.

Et Mieiit

UÈIOU

Et ils seront, ce sera aussi

pour luminal-i

LMAODRT

{Knir corps himineux, pour lumières sidérales

dans l'éteiMliie

BRQIÔ

dans Fétendue,

des eleux

ÉÇbMlM

des deux, des constellations du ciel

lieur éclairer

LMIR

pour faire rutiler la lu-

mière aurorale

ÔL

àtt*desgiM

laten«f

ÉARTz

de la terre.

et fi fut

UlÉI

et fl se fit

alnslr

CN

ainsi.

On voit que ce verset est en efjfèt la continuation immédiate de la première partie du précédent , et qu'il n'en a été détaché que pour qu'on pût placer dans Fintervalte l'espèee de considérant qui devait servir de base au code israëlite , comme il en servait probablement an code

52 itLOÏM,

égyptien. En le retirant donc du texte, et en rinterprétani législativement, on peut le reproduire ainsi :

Fous observerez avec fidélité et sincérité toutes les ordonnances relatives aux fêtes de l'Etemel et aux sacrifices qui lui sont dus; vous vous rendrez à ses convocations; car c est pour elles , e est pour faire con-naître les époques des fêtes et des sacrifices solennels que l'Etemel a créé le soleil, la lune et les étoiles.

Dieu

fit

le» deuiK luminaires

grande t

U— ALÉIM

— lÔCh AT ÇhNI EMART

EGDLÏM

Aï le luminaire ÉMAOUR

Srand ÉGDL

pour dominer LMMÇhLT

le Jour;

et

le luminaire

ÉIOUM

UAT EMAOUR

inférieur EQThN

pour dominer LMMChLT

Ainsi

les Forces, les Dieux

firent, parfirent

une substance, une séité,

double

de lumières sidérales ,

d'astres

supérieurs en grandeur

et en excellence.

La substance du corps lumineux sidéral

le plus grand pour représenter la domination , le règne, du jour.

la nuit 9

ELILE

Et la substance du corps lumineux sidéral inférieur

pour représenter la domination, le règne de la nuit.

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 53

et UAT Et la substance

lesëtoUes. ECOUCBIM» des étoiles, lumières af-

faiblies et presque éteintes.

y GOUCBIM, les forces ^ les facultés virtuelles etadustives, les facultés de brâlerj tt enflammer, d'éclairer — éteintes ou affaiblies. De COU,COU-E, la force, la vertu, la faculté de brûler, d^ éclairer, et de CB-K, éteint, affaibli, un flambeau, un feu éteint ou qui s'éteint*

On peut facilement reconnaître dans ce verset un souvenir des symboles égyptiens.

Le règne alternatit des ténèbres et de la lumière est posé en principe; mais Fauteur parle par similitude, selon Fusage antique des initiateurs. Jésus s'exprimait symboliquement, en paraboles lui aussi, afin que les hommes d*un esprit faux et malveillant, en voyant ne vissent point , en entendant ne comprissent point. L'ins^ truction par symboles et en paraboles avait un caractère saint et mystérieux qui lui donnait plus d'autorité.

Les Dieux, en séparant la lumière des ténèbres, n'ont point touché à la puissance, au règne, à la domination qui revient à celles-ci. Moïse a pris la création au moment où la domination absolue des ténèbres cesse, et où Faube, Faurore du monde nouveau va paraître.

Il faut remarquer que les étoiles, dont le nom peut prêter à quelques conjectures , sur Fidée que les prêtres égyptiens s'étaient faite de Forigine et de l'affaiblissement de ces astres , étaient en Egypte le symbole du crépuscule'.

Enfin , ce qui est encore plus remarquable , c'est l'emploi du mot MÇhL , MÇhLT et ses significations ^ expliquer, représenter en figures j par des symboles; régner y

> Voy. Horapol., liv. 3, Hiérog. 1.

iELOlM

présider, dominer jf représenter symboliquement le règne, la puissance et Iç, domination, si ressemblant à MZL; MZLT, au pluriel , qui désigne les figures^ les signes des astres, des planètes, du zodiaque ; d'où Ton peut tirer cette conséquence que Moïse fait allusion au système astronomique figuré dans les planisphères de ITEgypte, et aujt signes zodiacaux qui s'y trouvaient d^ son temps , et quorum unusquîsque men^i ministrat ^ .

Et

Dieu

ALÉIM

les Dieux

■|0jg||

— ITN

établirent , donnèrent

mwa.

ATM

ces substances

dans retendu^ BRQIÔ

dans l'étendue

descleuiL

EÇhMIM T,EAffi

des constellations du ciel

pimr édalrev

pour faite rutHer, briller

la lumière, auporale

mur

ÔL

au*<le86us

tmémn/m.

ÉARTi.

de la terre.

Et pour dominer ULMÇhL

dans le Jour BI01TH et dons lo nuit, UBLILÉ et pour diirlser ULÉBDIL

entre

« Elias in Thishi.

BIN

Et pour être les symboles, les représentants de la domination, pendant le jour et pendant la nuit, et pour faire le séparer , la séptfAtictn par le temps d'oo(aa|)er le Ueu, 4u deo^earer

OH LES DIEOX DE MOÏSE

tolputiéve

£AOUR

de la lumièie aurorale

^i^mtre

UBIN

et par le temps d'occuper le lieu, du deioreurer

les ténèbres §

EÈCliC

des ténè))res coiopressives et qui font empèdie-

ment.

et

Alors

Bleu

ALÉIM

les Dieux

vH

—IRA

considérèrent avec attemtion,

m^p^éMU

parce que € était

ThOUB.

beap.

Les mots AOJJB et ÈÇbC reparaissent pour reporter la pensée vers le fiouyenif* de la jp^eipière journ^^ lorsque Tinltié a vu la terf e encore sous hforjm Mtmulaire oi^ pyran^dale, ^l'être éteint de rapçîen jupnde y comme l'être informe du nouveau^ coipprimés j^ar le^ ténèbres. Ils }ni rs^pdlent que toijus les geriues de lu yi^ eussent été détruis, étoufies y arrêtés par cette comprea^pn , si la do^cç baiQÎue des Dieux n'eût échauffé Vélép^nt ^memtiel^ et. s'ils nç i'eussfsnt fécondé pajr leur amour^ La reucontr^ de ces deui^ mots q«e rojQi Avait perdu de vuç, n'a dçj^ç pas lieu ici sans une intention secrète. Moïse , pour le peuple qu'il dirigeait, ne pouvait pas dire que des créations* et des périodes de créations ont lieu , comme il y a des jours et des périodes dé jours ; c'est tout au plus si y mètaie aujourd'hui y on oserait le dire ; mais on n'en devine pias moins sa pensée , et cette pensée est si grande , si sublime, qu'elle effraie Timagination.

La préposition BIN , qu'on a déjà vue et dont on aura remarqué la signification nouvelle, est un mot composé de B, en , far, à cause j, et de NÉ ou INÈ ; NÉ , s'arrêter.

56 JEuom ,

habiter, demeurer, rester en ptace / INÈ , poser, placer, laisser en place. Sa traduction exacte est donc telle que je la donne ; on voit qu'elle éclaircit le sens du texte et qu^elIe justifie la présence de TÉ — prépositif.

Notre mot entre ne présente à la pensée que l'idée du vide. Ce n'est pas là le sens primitif du mot BIN. Les mots ne sortent pas ainsi du néant : il faut , pour les fa^*e naître , avoir un objjg^t , un signe , upe image en vye.

J'ai cru devoir m'expliquer sur cette diiférence de signification du sens littéral et du sens intime pour donner un exemple de la distance où se trouve l'hébreu tel qu'on le comprend maintenant, de l'hébreu tel que l'avaient créé et compris les ÈRTMIM et lesÈRThMIM , les sculpteurs hiétographes et les Scribes étymplogues égyptiens. Je pourrais, presqu'à chaque verset, offrir des exemples semblables, mais mon intention n'est pas cela. Je prie seulement le lecteur d'être persuadé que lorsque je modifie le sens d'un mot , je ne le fais jamais sans y être autorisé et contraint même par l'analyse étymologique de ce mot. Seulement je ne l'analyse pas selon des règles inventées , pour les points de la massore et pour le sens littéral du texte , il y a trois ou quatre cents ans ) mais , selon la manière de comprendre une idée et d'en créer Fe^pression hiéroglyphique ou syllabique , il y a trois ou quatre mille ans.

Ktlùt

UIÉI

Et a fut fait

le soir

ÔRB

pn crépuscule,

et lût

UIEI

puis il fut fait

le matin

BQR JOUM

une aurore.

Jpur

JOUR

quatrième.

RBI&L

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