QUATRIÈME
ou LES DIBUX DE MOÏSE. 57
La racine da nom de nombre quatre, RB , peint la di^ latatiofij la grandeur, t étendue , la forée, la supériorité y la majesté, la puissance , la multiplicité, etc., etc.; le quarré, et le quarré long, tel que le MIM final de la langue hébraïque , marquent anm eoUeetion , puissance y pluralité, tot€Mtéy le symbole a passé des hiéroglyphes dans les signes alphabétiques : M ou IM désigne le pluriel.
Il faut se souvenir de cette puissance qui s'étend et qui domine sur les choses inhérentes au nombre quatre ; nous en retrouverons Tinfluence en temps et lieu ; on a déjà vu Fanalyse du mot PhNI. Pour le moment on observera que la plus sublime des créations, celle qui constitue réellement le monde et qui domine sur son ordonnance admirable autant qu'infinie , a été retardée pour qu'elle concordât avec la puissance du nombre quatre. Ce qu'il y a de non moins remarquable , c'est que dans Tordre que les Egyptiens assignaient aux planètes, ils mettaient le soleil au quatrième rang. C'est ce que nous apprend Achille Tâtius • .
Et U— Ensuite
Dieu ALÉIM les Dieux , les Amonéens
dit t — lAMR dirent :
reptiftent IÇhRTzOU ''' pulluleront à foison et
tout-à-coup rampante les emu% ÉMIM des eaux
lereptUe ÇhRTz une pullulation repti-
fonne
>• IChRTzOU au piuriei, parce que ChRTz est un mot collectif se diffusant sur tous les êtres rampants. Par la règle même qui explique le mol ALEIAI avec le singulier^ ADM avec le pluriel , etc.
^ Voyez l'Uranologtum, page 1^.
Évle»
eitowrtuMIe
lu tourne
toiMe
4e réfeiiAue fies deux.
£LOlM,
NMiÇh souffle
ÉIÉ vivant, aninalîsé,
vie.
liàonfh
lÔOUehPh
ÔL
ÉARTz
ÔL
PhNI
RQIÔ
ÉChMIM.
JEt le vointiie , roîBe^M
sera fiûl vder avec finrce
et rapidité
au-dessus
de la tenre Uauche
^ir, au haut de
la surÊLce
étendue , applauie du cielrstelléy des constellations du ciel.
JjîP^Çfa ÈU&i fo^ffle viva^f, inspiration animfkliêée^ app^fefiant à F animal et foife vrte. Nous di$Qfi^ HfwpWlr w^tfftl » ^ais ce 9'e$t pas le sens voulu par les mots hébreux. Pour Moïse, ou pour ses maîtres , p^iir les hiérographes dont il copie les enseignements , le souffle animé y c'est 1» vie dans titre, dans t animal; et non pas la vie de Tétre. C'est la portion du premier élément (de Tsmue itBiwMnweUe , de JÉOVÉ, in ipso 0nim viviînus) départie à Tétre animal. Si le souffle anime se retire^ Tétre meurt; ce qui ne veut pas dire que le souffle meure également ; et bien au contraire , par cette manière de concevoir la vie et l'origine de la vie dans l'être , on comprend <jue la mort du souffle animalisé ou fait vie est impossible. La démonstration de l'immortalité de Tame n'^est devenue si diflictie parmi nous , que parce que nous avons ôté des éléments du monde l'élément spirituel que les Egyptiens y avaient placé. Quand on ne voit dans l'univers que de la matière , que de l'air^ du
ou LES DIBUIL DE MOÏSE. 59
feu y de ia terre et de l'eau , 4>oinment expliquer rorigtoe , ec par conséquent , la permaneDce de la vie?
La pensée qu'noe ame unirerselle anime tQus les êtres, qu'elle est de même nature pour tous les êtres , pensée fort répandue dans la haute antiquité y enseignée cèec ies modernes par Mahomet , a donné Baissanoe au jSystème de la régénération , de la métempsycose ou transmigration des âmes. Cette pensée «Kplique oomment lions les êtres créés ont pu , aussi naturellem«it que rhonm^e , sernr de symiMrfes pour certaines pittributiom qni n'appartiennent qu^à la divinité ; ainsi, pour cette régalera tion, ponreette eréatîoa où transmigration même des amcs , les Égyptien^ ont choisi le Searabée. Ce symbole n'a pa6 même été repoussé de nos hymnes chrétiennes; et Saint-Auguslân l'a adopté pour désigner le Christ. Bonm iilêsâorabœu^ mmu/ dit*ii , non éà tamium de emuà quod unigenitùà, q^Hûd ipsemei iup anetor TnortaUum ^peciem indue^i^ eed fuod in hao fanée noeira eese ^olutewerii et ex haie ipsanascivoluerit,
le dois dire , par anticipation , que dans le second docnment co^iogonique^ , rameur n'emploie pas d'autre ex* [^■essico en pariant de i'ame , ou soirfHe aaimatisé de llkomme. ADAM , après qne Dieu hû eit mis le souffle, l'inspiration dans les nariqes fui L«-*NPhÇh ÈIÉ, td que — un souffle vivant, une inspiration animalisée , faite vie.
C'est donc le même souffle animé, le même élément , le même esprit de vie , souffle émapé des Dieux ou de celui qui est les Dieux qui anime tous les êtres créée , et la Genèse ta'étabtit aucune différence entre l'âme humaine et rame des animaux : ce qui fait la vie dans la natures c'est le premier élément , c'est I'ame universelle , et cettq
■ Genèse 2, 7.
60 JELOÏM,
vie est une ; elle ne peut éire autre pour les animaux et autre pour l'homme, puisque JÉOVÊ est un. Si Moïse admet , ce qui est probable , l'immortalité de Tame , il iaut absolument reconnaître qu'il a donné aux animaux une ame, immortelle comme celle des hommes, et de même nature que celle des hommes.
. Mais rhomme moderne , l'homme chrétien surtout , il jbut bien le dire , est un être tout orgueil , et il s'est fait plus haut et plus puissant seigneur que JÉOVÉ lui-même. Il traite les animaux avec un superbe mépris ; ce sont de pures machinés, des êtres mouvants sans ame immortelle, quoique Moïse ne lui ait dit nulle part que Thorame en avait une : il falsifie le sens des mots quand le texte les lui applique. S'il s'agit des animaux , NPhÇh ÈIÉ veut dire qu'ils ont une ame mortelle : s'il s'agit des hommes , NPhÇh ÈIÉ veut dire qu'ils ont une ame immortelle. Pour n'être pas contrarié sur ce double sens , plus hardi qu'aucun de ceux du sens intime , on oublie qu'après le déluge Moïse fait parler ainsi Dieu s'adressant à Noë :
— Moi ^je fais une transacHon avec vota et avec vos descendants après vous; avec toute grâatubb
VIVAKTE QUI SE TROUVE AVEC VOUS, le« oUieAUX, leS
1iêto«, IfM nnluuftux fie 1» fenre, qui ••ut mmetim iiirec TOUS fie l'arelte et qui Tlveut sur 1» terre*
Et Dieu
Ainsi,
AI.FJM
les Dieux
—IBRA
taillèrent, formèrent ca
taillant comme un sculp?
teur.
AT
la substance , Tindivi-.
dualité
OIT LES DIEUX DE MOÏSE
leepelMMiiMi
ETNINM ••
des reptiles gigantes -
ques»
SVfMitUU
EGDLIM
de ceux qui sont supé-
rieurs en grandeur.
et
Et
touto
toute
—AT
substance , indiTidualité,
«me
NPhÇh
souffle
mjmwkt Yle
ÉÈIE
de ce qui est animalisé , fait vie
ramimiito
ÉRMChT ••
se mouvant
4ue
AÇhR
que
A'Vfileiit i^ptl-
fléti
ÇhRTzOU
ils avaient produite rampant, à foison et sur le champ
les eauiL
FMÏM
des eaux y dé l'élément sementiel,
«•ton' leur es-'
peee*
LMINÉM U—
pour leur espèce.
Et
Et
tout
toute
—AT
substance, individualité,
▼•■««Ile
ÔOUPh
volatile, volante.
«lié
CNPh
ailée
peee^
LMINÉOU. pour son espèce, selon
son espèce.
«« TNN, TNIN, draco , balœna, cetus ^ iSerpenSj crocodilia. — TNIM magnus cuhans m medio ftuminum tuomm* Ezech* 29^ 3. —Sicut TNIM educebas inftumina tua et iurbabas aqucupedibus tuis , et conculcabas flumina eorum. 3:i, 3.
>^ Soit dans l'eau, soit sur Iff terre.
62 JEUOÏM ,
et
Alors
Dieu
ALÉIM
les Dieux
vit
—IRA
cansidérërent avee tttention.
q[iie &éiaii
parce que c était
bon*
ThOUB
beau.
La première partie de ce verset doit surprendre le lecteur. Par quelles observations géologiques a-t-il pu se faire que Moïse , que les prêtres égyptiens, dont il était l'élève , aient su de science certaine, il y a plus de trois mille ans , un fait cosmogonique que la géologie n'a révélé a«UL savanis moderne» que depuis une vingtaine d'années. Sont-ce les èxjcavations faites en Egypte, est-ce Tétude des fossiles de Fatieleb monde , qui leur avait appris que les premiers êtres créés furent des reptiles gigâAtesqties , et de la plus fôrté grandeur (EGDLIM)? Faut-il attribuer au hasard ou au savoir Femploi de ce mot Tiftjf bu TNIM qui convient à la nature descétacées, des dragons , des serpents, et des crocodiles, ou sauriens gigantesque»?
Dans la création des êtres animés autres que ThosMoe , il n'est pas question de sexes ; TeXpression hébraïque est la même pimr les planles et pour les animaux. Lei&iiils et les autres sont taillés , formés, sculptés /lotir leur espè&é; ayant en eux le principe sementiel d'^rtltf eâ étfeê c}tlt% produirôâl pour leur espèce , et conformes à ce quitte exige; mais il n'est pas question de sexes différents. MM. G. et F. ont vu là une difficulté qui intéresse la religion ; et la religion si eùe avait à la craindre ^ leur aurait peu d'obligation pour une ^mblable déèbttVerte. Si Dieu na pas créé les arbres sauvages et les êtres du sexe féminin , qui donc les a fait ? La question est embarrassante, et pour l'éviter faut-il traduire comme ils
ou LES I»tUX DE MOISE.
ont fait ; LMINEOU , 4ivec leur êemblable, leur frwHU &f La proportion est an moins hardie m elle n'tstt pm mw erreur. Cette manière de traduire devient impossible lorsque le mot LMINEOU se rapporte aux pbnfés et att arrbres , à moins qu'on ife supposé que Moïse avait detfalé les amours des pbntes.
Et
Et
Dieu
ALÉIM
les Dieux , les Amonéens
hémât
— IBRC<»
fléôhiretit les gfenoux , s agencHritlèrem (lotir bè*
ûéààjt les gttma» pmgr
béMir^
eux
ATM
les substances^ ces vk^ vidualités
disant t
LAMR •«
pour Taetion de dire^ à cause de faction de dire ,
WiRO«
du dire;
HNHWbmKCV
ranctiFiEz, propagez y
ëttmattuÊkM
URHOV
BTQlrAtlRt7^L£2r-rOtri3, OC-
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SNM m towM ÉiNs f mn>* TiFiiiEx-irours