‹ ÆloïmChapitre 16 sur 70 · BX?LM · texte numérisé non relu

BX?LM

dans l'ombre y sur l'ombre,

de IMeu

ALÉIM

des Dieux

BRÂ

ils taillaient, ineisaient, formaient, firent en la sculptant.

lia.

ATOU.

la ftubstancç, VîilâividMa- Uté de lui , le signe figuré de lui.

Ilerëtt

mâle

et femelle*

BRA

ATM

ZGR UNQBÉ.

Ds taillèrent, formèrent, firent en la sculptant la substance, Tindiyidmi-* litéd*eux{leENSd*eu3^); mâle

et femelle ( ils lui donnaient LES DEUX SEXES )>.

Si Ton n'a pas compris le sens véritable de ce verset , et par lui la signification secrète du mot BRA , il ne faut pas s'en prendre à Moïse. Avec quelle affectation il revient sur le même fait et dans les mêmes termes , pour que le l^cteiir inielligent voie à travers la lettre du texte l'esprit qu'il cache au vulgaire !

Ce verset est également du plus grand intérêt , en ce qu'il résume d0Ui( traditions antique^ antérieures à Mpïse , et qui avaient été importées de l'Inde chez tous les peijhpies de l'antiquité , savoir : 1** la Création du monde par W Oîeu ou dès Piew secondaires que le Dieu suprême en

\ \jà^ PJjeiliL de Aloï^ réunissaient les deux sexes , comme le Dieu suprême qui les commande et leur donne la force pour agir.

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 75

avait charges ) 3^ la créadon de l'homme sons forme andr^gyoe, c'est-^à-dire mâle et femelle.

Maise a écrit sous rimpression de cette dou})le tradition.

La pir^nière ne permettant pas de supposer que le Dieu suprême ait en besoin d^un travail cpieieonqne pourpre^ dttire le monde , ou qu'il s'en soit donné le souci , se trouve dans un des livres sacrés des indiens, oà f^iehemau parie ain^ à Brama ou Brouma, l'être créateur. « « Brama , mon dher enfapt, je vous accorde mes laveurs « et vous donne le pouvoir de créer l'univers ; dans mon • sein Je tiens caché Tunivers et toutes les vies , je vou^ « commande de les produire, ou plutôt de les dévelop** ■ pw.' »

On pent remarquer le nom de BRAma créateur du monde, et son rapport avec le mot BRA , créer, former, réformer, renouveller, et avec A— rBRAM , le réforma^ teur, le rénopateur de l'ancien culte.

La deuxième tradition à laquelle le texte hébraïque se rattache est celle des êtres androgynes. Ils foemâreft,

ILS FIREIVT LEUR FIGURE MALE ET FEMELLE , CC qui reviCUt

à cette proposition ; ils leur donnaient les deux sexes.

Les Scythes attribuaient les deux sexes à la Divinité.

« Cette idée fit croire, dit D'Hancarville , que dans le principe les hommes tarées à l'image des Dieux , avaient réunis les deux sexes. Les Grecs en prirent l'idée des androgynes, espèce d'hermaphrodites qui avaient existé à la naissance du monde. Cette opinion était très-anciennement répandue dans TAsie ; parmi les êtres de cette nature qu'on avait représentés à Babylone sur 1q& murs du temple do Belus, on voyait enir'autres des androgynes à deux tè^ tes, l'une d'homme et l'autre de femme. »

* 8onnerat, voy. aux Indes , tom. 1, pag. 285.

iELOlM

Cette opinion donna lieu à Tidée ingénieuse de Platon qui explique Finclination réciproque des deux sexes , par le désir qu'ils ont de se réunir au tout qu'ils composèrent avant d'être séparés Fun de l'autre.

Les androgynes étaient des êtres stériles auxquels on ne donnait ni ancêtres , ni descendants de même espèce qu'eux. Cette stérilité, ce siUnce de la nature fut représenté par le sommeil. Selon Sanchoniaton les animaux douég dtinUlligence. furent créés dans l'état de sommeil ^ et ils n'en furent tirés, dit-il, que par le fracas des ton-> nerres ; alors ils cpmmencèrent à se mouvoir. Cette tradition avait, été prise dans celles conservées par Taut ou TJuit, Nous verrons , selon le sens littéral du prochain chapitre de la Genèse , que Dieu après avoir créé l'honmie mâle et femelle , ou androgyne , lui envoie un profond sommeil pour tirer la femme d'un de ses côtés et séparer ainsi les deux, sexes. Aussi disait-on dans la cosmogonie primitive que le genre humain était sorti de la classe (tes androgynes,. mais qu'alors leur race disparut de la terre.

Et

Alors

Bleu

AI.ÉTM

les Dieux

MiUt

— IBRC

s'agenouillèrent et firent

agenouiller pour bénir ..

euY.

ATM.

l'individualité, la sub-

stance d'eux.

Et

nieu

AI.ÉTM

les Dieux

— lAMR

dirent

ikeuxt

LÉM

à eux :

foisomnex

PhROU

soyez féconds, propagez

et multlpIleB

URBOU

etquadruplez-vou8,éten-

OTJ LES DIEDX DE MOÏSE.

dez>vous sur les qoatre

parties de. la terrt, mul-

tipliez-vous

et rempllMes

UMLAOU

et remplissez

AT

la substance

to terre

ÉARTz

de la terre

et subjusuez-

là.

UCBChE.

et faites-eiiTotre marchepied , rendez -TOUS en

URDOU

maîtres.

etdkNMineB

£t Mtes descendre vôtre

puissance, étendez yotre

domination

sur les |»ois-

sons

BDGT

sur le poisson

«e 1» mer

ÉIM

de la mer

et sur le vo-

latile

UBÔOUPh

et sur l'oiseau

des eieux

ÉChMIM

des cieux

et sur toute

UBCL

et sur toute

bête

ÈIÉ

animalité , ide animale , vie

ronftiiMit

ÉBMÇhT

de 1 être se mouyant*

sur

ÔL

au-dessus

la terre.

ÉABTz.

de la terre.

Les êtres animés sont comme on Ta vu partagés en deux classes principales selon la manière dont les initiateurs les considèrent : en animaux à sang blanc et en animaux à sang rouge ; puis en animaux aquatiques et en animaux terrestres. La vie est la même pour tous 5 mêmes sens, mêmes besoins, mêmes passions ou mêmes conditions nées de ces besoins. Mais pour aucun être animé il n!est question d'immortalité, c'est-à-dire de la vie animale éter-

78 BELQÏMj

neltouent la même dans chaque individu ; bien au contraire, il va leur être dotiné des aliments pour le maintien de leur existence. Ils seraient donc morts eux et l'homme sans cela. La bénédiction est la même pour totis , tant pour le plus petit, le plus vil dès reptiles que pour Thomme, bien que Fhomme soit destiné à la domination de la terré. Cette vocation ne fait pas que la substance adamiqtie qui le constitue soit autre que celle des animaux à sang rouge, et que le souffle animalisé ou fait vie , qui lui donne la sensibilité et qui dirige ses mouvements , soit autre que celai de tous les êtres vivants. Après tous ces rapports ^ la bénédiction étant formulée exactement dans les mêmes termes pour tous les êtres et pour Thomme , comment ne pas conclure à l'égalité. Aloas les Dieux s'AGfiiroviLLÀ«t

ET FAISANT AGENOUILLER POUR LES BÉNIR , DIRENT : SOlrÊ!!^ FÉCONDS ET MULTIPLIEZ-VOUS, ET REMPLISSEZ LA SUBSTANCE,

— les poissons de la mer, — les animaux terrestres de LA terre.

Quant à l'homme ^ le texte ajoute : devenez grands et

ÉUSTÉS SUR LA TEBRB , FAITES-EN VOTRE MARCHE-PIED. Lo

mot hébreu , qui donne par l'analyse étymologique toutes ces significations , invite à réfléchir. Le sens qu'on lui trouve dans la version littérale ne reiid que très-impar-^ faitement son énergie figurée et proverbiale. Les initia*teurs en employant ce mot laissent à la pénétration de l'initié le droit d'en conclure , que l'homme n'a pas été 6réé pour vivre à la manière dès autres aiiimanK ; <iu11 est susceptible d^éducation morale et de progrès , par couséqueut de supériorité iuteUeûtuelle âur ses seiublablës , laquelle s*ac<}utert par Tétude delà nature. Ils lut permettent un désir d'élévatiôU; et de rambitiou même. Cet aveu, dans un pays où la loi voulait que le fils suivit là profession de son père , Uô pouvait être fait plus clairement. Ainsi, nous avons vu au verset IS, ^obéissance aux

ou LES DISVK DE MOÏSE.

lois miles et religieuses trouver son obligation dans le motif attribué à la création des astres qui règlent les jours et les aluaées ; ici nous voyobs le droit de ^tmaeiD^ der, d'exercer le pouvoir social ou religieux , trouver «on principe , sa cause , son droit et son excuse dans la V6fé progressive que Dieu a ouverte devant Thomme à llnstant même de la création du premier être adamique.

IMeiÉ

ALÉIM

les Oieuk

itttt

—lAMR

dirent:

wmÈêl

Page 1