‹ ÆloïmChapitre 15 sur 70 · DESSIN DE NOTRE OMBRE · texte numérisé non relu

DESSIN DE NOTRE OMBRE

Uanee notre. CDMOUTNOU'' similaire pensée , simi-

laireinteUigence dé nous.

fit Hii fionaine**

rent UIRDOU •» Et ils abaisseront leur

puissance, ils étendrcmt leur domillatio(n,;îlftpré- . sideront

maw les pols-

8on« BDGT sur le poisson

delà mer ÉIM de la mer ^

et sur rolseau ÙBÔOUPh et sur Toiseau

dû eiel ÉClhMtM des deux

etsurleliétaU. UBBÉMÉ. et sur le quadrupède.

Selon Saint^-Barnàbéy Christ est le seigneur du monde, auque Dieu s'adresse ici avant la fondation des siècles , avec une pareille supposition il est bien difficile d'admettre la création par un Dieu unique.

'• DME, ASSIMILATION MORALE, SIMILITUDE DE PENSÉE ET d'iNTELLIGENCE,

ce mot est encore choisi pour appeler l'attention sur Torigîne , l'étymologie et l'emploi des mots A-DME, et A-DM.

«9 UIRD-OU, au pluriel bien qu'ADM soit un singulier; parce qu'ici ce n'est pas ADAM , être collectif qui parle de lui, mais les ALÉIM qui parlent des êtres adamiques.

Le mysticisme cabalistique explique ce pluriel par la transmigration des amés ; car il a vu dans ADM :

A*— ADaM ,

D.— DaViD,

M.— le MeSSIË ; qui tous trois n'ont eu qu'une seule et même ame.

ou LES DlEtJX DE MOÏSE. 69

i;t sur 1» tôt»-

U«ë UBCL Et sur la totalité

fie te terre ÉAATz de la terre-blanche

et sur tout UBCL et sur la totalité

reptUe ÉRMÇh de l'être se mouvant

rampant ERMÇh de l'être se mouvant "

»iM' OL Au-dessus , à la partie

supérieure

1» terre. ÉARTz. de la terre-»blanche.

(BTzLMNOU CDMOUTNOU, semblable à nous de forme et d'intelligence , de configuration et de pensée. ) — La version vulgaire traduit le groupe B — TzLM-NOU à notre image. En abandonnant la signification précise et radicale du mot TzLM, qui est ombre portée , image ou destin imité de l'ombre £un corps ^ en ne conservant pas, dis-je, cette signification, la Yulgate a manqué le vrai sens littéral que Môise et ses maîtres avaient en vue , afin de lier Fhomme à la Divinité , de fonder la religion ,

R^LIGATIOUEH.

Moïse considère Fhomme comme une ombre de Dieu même ou plutôt comme l'ombre des Dieux, çt devant par conséquent suivre ces divinités lumineuses ou sidérales; ne pouvant s'en détacher que par le néant , si le néant était possible, ce qu'il n'admet pas ; selon son système, la mati^e coexistant avec les Dieux, ces Dieux agissait nécessairement sur elle et la suivent partout , de même que leur lumière Féclaire nécessairement et agit pour elle contre l'empire des ténèbres. Il considère égalaoïent Fhomme comme une ombre à laquelle les Dieux, ou le Dieu qui est les Dieux est en quelque sorte /i^ lui-même, dont il ne peut pas plus se détacher qu'un

* Des êtres qui se meuvent incessamment.

70 JELOÏM ,

corps ne peut se séparer de son ombre. C'est ainsi qu'il explique le besoin que Dieu a de l'amour et de la iSdélité de l'homme ; car autrement pourquoi Dieu exigeraitil avec tant de force cet amour et cette fidélité ; quel besoii) peut-il eq aypir?

Celte manière de comprendre l'e^^islence de l'homme sur la terre explique ^ussi ces alliances , ces transactions disproportionnées, et qu'il supposeavôir lieu entrerhQmme et la Divinité.

Enfin on voit pourquoi il est si souvent question dans les prophètes et dans le^ pse^um^s d^ l'ombre protectrice et salutaire de la Divinité , de ses ailes à l'ombre desquelles rhomme trouvera son salut» C'est ^e que les artistes égyptiens figuraient; par le globe ailé , &i fréquemment employé dans leurs hiéroglyphes , ^ toiy ours sculpta sur la porte des temples. Ce symbole y semble couvrir de son ombre protectrice les fidèles qui entrent pour offrir aux Dieux l'hommage de leur amour'.

Il résultait de cette expression BTzLMNOU , prise à la lettre, que l'homme, formé dans l'ombre des Divinités, était en quelque sorte cette ombre même $ qu'il avait pan aux attributs divins, lesquels étaient la pensée, Vame intelligente, la résalution, l'opération eu rmr^ êomiemenif la faculté de créer, de régir et de goft^ vemer/ ce que son nom , ÂDaM, formé exprès de DaM et £-DaM indiquait. Il ne pouvait renier Dieu sans ses dégrader lui-même , l'offenser sans se nuire , le nv^udire sans que la malédiotion tombât sur lui-^méme et le ûéts^ chtiX de Dieu par la mort ; ntaudiwMas Uleu et mouer^ rea, disait sottement, mais conaéquerament, la femme de Job. De là, pour le bonheur marne de l'homme , l'obligation d'aimer op Dieu, d'obéir à sa loi , de le siiivre par-

« Voyez-en le dessin ci-dessus , P. 36.

ou LES mEUX DE MOÏSE. 71

touij ccHitre toate autre affectiodfi, ide h servir ^u\ ou préférablemenl à tout.

Un pareil système cosmogonique servant de base à la législation et à la morale, à la société humaine dans toute les circonstances de la vie , me paraît admirable ; i\ est fait pour plaire au cœur de Thomme, et pour le convaincre et Tentraîner ; il est propre à agrandir ses idées , à élever sa pensée, à la diriger vers le bien, ou à l'y ramener tôt ou tard dans le cas où les passions Ten auraient détournée. Mais Moïse le devait à FEgypte, puisque c'est en Egypte que Dieu était représenté symboliquement ainsi.

Voilà pour Finterprétation littérale et en même temps ' pour le sens intime de ces mots si célèbres et si peu compris. Maintenant remarquons que cette manière d'expliquer la procréation (d'un individu par un autre qui lui est se)[pblable ou qui est de son espèce, était devenue très-^ncienc^çipient , lors ^e la rédaction de ce document cosmogonique, qne locution à peu près prpverbiale ; que c'est errer étrangement qne de s'en (aire fort pour donner à l'homme une origine presque divinp. Au chap. 5 v. S , vous la verrez employée dans }çs mêmes termes pour dire q^'A^ap), c|uç l'hpmme engendra Seth.

Dans la scèfie théâtrale q^e pq^s suivons , leç ALÉIM sopt représcQtéç par de^ hpn^me^ qui , sculpts^n) la fçr^e d'un être adetf|)|qt^e, d'un horaç[\e, ejo tracent le contqiir sqr leur ouibre , ou Içi n^odèl^nt suf* le trac^ (Jp \çmr ppibre. Or, c'est ainsi qu'on explique l'origine du dessin en Egypte même ; et les figuries liiépoglyphiques ^i^lpté^s ^ur les monuments égyptiens ipnt si p(^i d^ relief qu'elle^ eoQservept encore le caractère d'une ombre portée. « Tous « l$9 anciens tçmbent d'accord, (lit Pline, que ce qui « donna naissance au dessin fut d'abord un simple trait

72 iELOÏM ,

« calqué fidèlement sar l'ombre d'an homme. Cette pein- « ture linéale, ou dessin au simple traii creusé y eue « pourinventeuvy sait Philocles fi^yptleii, soit Cléan- « thés Corlntliieii < » .

Cette tradition^ comme on voit, est due à la représentation cosmogonique dont Moïse nous a conservé la précieuse description. Cependant le nom grec Philocles , donné à un artiste égyptien dont Texistence est nécessairement supposée fort ^ntérieurjB à Fépoqiie où Psammélique introduisit le premier des Grecs en Egypte , pourrait faire douter du fait rapporté par Pline, ou pour mieux dire de Torigine égyptienne qu'il attribue au dessin. Quelques observations sont donc ici nécessaires.

D'où peut venir le choix que les Grecs firent de ce mot Philocles ? Il est évident qu'ils ne l'adoptèrent que parce qu'il leur offrait, ou parfaitement ou à peu près, le sens du mot égyptien ou des mots égyptiens qu'il remplace ; car Philo— «lès est un mot composé, et il veut dire qui aime -r le renom, la gloire. Or , rendons les deux mots en hébreu , puisque pour nous maintenant l'hébreu est la langue usitée dans les sanctuaires de l'Egypte^ et nous aurons ÈChQ—ChM.

Mais ces mots ÈÇhQ — ÇhM ne signifieront pas seulement celui 4ul aime—le renom 9 la gloire. ÇhM nous est connu comme nom des signes , des symboles et des signes célestes, nous savons qu'il désigne souvent un ciel-stellé, un planisphère céleste. Le mot EÇhQ qui

le précède a , lui , cette autre signification celui gui réunit, gui lie ensemble et eit iiandefl eiK«uloii*e8» -^

ÈÇhQ— ÇhM ou ÈÇhQ— ÇhMIM est donc pour celui qui

unit dans un cercle ou sur une bande circulaire —

î PlUiç, liv. 35, ch. 3, on trouve encore à Ombos et à Médyiiet- Abou, des figures ainsi tracées et qui ne sont qu'ébauchées sur le trait indiqué an rouge.

ou LES DIEUX DE MOÏSE. 73

leg signes figurés dudel; en un mot, Xartiste qui seulpte les planisphères célestes.

Lorsque les Egyptiens traduisirent ces mots pour leurs dominateurs ou pour les Grecs de Psammétique, ils choisirent la première signification comme la plus facile à reproduire par un mot grec y et comme étant celle qui, en même temps, couvrait mieux le sens intime de la phrase hébraïque»

Quant au mot Cléait— tltès , il n'est lui-même qu'une variante du sens divulgué dans le mot Pfeilli»— «lès, car il veut dire artisan de la gloire ^ de ee qui fait la glaire et donne du renom. Il ne faut donc pas prendre ces deux mots pour les noms véritables de deux artistes, Fun égyptien et l'autre corinthien, mais pour la traduction allégorique de deux mots relatifs à l'art du hiérographe en Egypte.

fit Dieu

ALÉIM

Les Dieux

—IBRA AT-

ÉADM

taillèrent, coupèrent , firent en la sculptant la substance, Findividualité, le signe figuré, le ENS, la figure de Fétre adamique, de Fhotnme

rhomine

** AT, AOUT prend ici sa signification primitire. Ce mot, il faut bien le remarquer, désignait vn signe, vue figure, indiquant elle-même une indiyidualilé quelconque , par conséquent toute sorte de signe ou de figure ; comme toute sorte de substance ou d'in- « dividualîté; ainsi, par exemple, employé nombre 9» 3 , il désigne sur la bannière de Juda la figure d'unXio/t, sur celle de Dan un ai" gle, sur celle d'EpuRAÏM un bœuf, et enfin sur celle de Ruben une figure d' homme 'j c'est celle qu'il désigne ici.

JELOIM

ielul. BTaLMOU. dans Fombre d'eux.

enln^age

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